On ne change pas une recette qui fait… recettes. L'an passé, le festival de La Rochelle avait battu tous ses records de fréquentation en mixant joyeusement du Guetta pour le final avec des concerts plus traditionnels et des surprises comme cette soirée 100 % en anglais du 14 Juillet !
C'est à nouveau le menu proposé du 11 au 15 juillet prochain. Avec évidemment des ingrédients différents.
Le choc de la dernière soirée sera à nouveau electro, et rock, avec Shaka Ponk. Si vous vous dites « Qui ça ? », c'est sûrement que vous n'avez pas eu de jeunes récemment à la maison.
Le dernier album de ce groupe français est parmi les meilleurs de l'année. Nommés aux Victoires de la musique le 3 mars prochain, salués déjà en 2010 lors de cette même cérémonie, ces musiciens donnent des shows visuels avec écrans géants. GOZ, leur singe virtuel emblématique, a été longtemps le seul visage connu de cette formation. Mais c'est une autre figure qui a créé l'événement en rejoignant le groupe pour une chanson l'an passé : Bertrand Cantat a interprété « Palabra mi amor » avec Frah, voix de Shaka Ponk.
Reste à espérer revoir à cette occasion le chanteur des mythiques Noir Désir sur la grande scène le 15 juillet.
Le retour de Thiéfaine
En attendant de lever cette incertitude, beaucoup d'autres le sont déjà via cette préprogrammation, dévoilée en avant-première pour « Sud Ouest Dimanche ». L'ouverture, par exemple, est confiée à une valeur sûre de la chanson française. Le 11 juillet, Bénabar inaugurera l'édition des Francos 2012. Trois autres têtes d'affiche (non encore calées) monteront sur le plateau, où Brigitte sera aussi présente.
Autre habitué de la scène au pied des tours, Hubert-Félix Thiéfaine, pressenti l'an passé, sera finalement là pour la deuxième de soirée. Le « vieux » HFT, premier artiste sous les projecteurs rochelais lors de la première édition des Francos (!) sera bien accompagné : Arthur H et trois autres artistes dont le nom n'a pas encore été révélé…
http://www.sudouest.fr/2012/01/22/benabar-pour-ouvrir-les-francofolies-2012-et-shaka-ponk-pour-conclure-612016-722.php
De vous à moi ... de moi à vous ... mes infos évènements ... suivez moi ... Des évènements, des faits divers, des information sur les faits de société et sur des faits politiques et sportifs, revue de presse des spectacles et des festivals
lundi 23 janvier 2012
samedi 21 janvier 2012
Le « musée » de l’abbé Pierre ouvre samedi
Il fut le symbole du combat contre la misère. Les milliers de visiteurs qui se recueillent sur sa tombe, cinq ans après son décès, témoignent qu’il reste très présent dans le cœur des Français. Esteville, le village de Seine-Maritime où l’abbé Pierre vécut dès 1964 et repose aujourd’hui, consacre un lieu de mémoire à sa vie et à son œuvre : les Compagnons d’Emmaüs.
Depuis sa mort il y a cinq ans, rien n’a changé dans la petite chambre de l’abbé Pierre, au manoir d’Esteville (Seine-Maritime), village de 500 habitants, à une demi-heure de voiture de Rouen. Les murs sont restés jaune et bleu. Les étagères en bois brut, montées par l’abbé lui-même, supportent ses livres, ses objets fétiches et ses cassettes audio, sur lesquelles il enregistrait ses émissions de radio préférées.
Un lit, sa petite table de travail, sa canne et c’est tout. Dans la pièce voisine, encore plus petite, des outils au mur rappellent qu’il était manuel et aimait bricoler. « Dans cette chambre, il a reçu Bernard Kouchner et Lambert Wilson, qui l’a incarné au cinéma », rappelle Philippe Dupont, 35 ans, qui n’a jamais rencontré l’abbé. Depuis un an et demi, il prépare la transformation de sa maison normande : « Des milliers de visiteurs viennent se recueillir sur sa tombe à Esteville et veulent voir sa maison et sa chambre, explique le jeune directeur. Nous avons voulu aller plus loin en créant un lieu en sa mémoire et consacré aux Compagnons d’Emmaüs qu’il a fondés. »
Depuis un an, des artisans, des compagnons de cinquante communautés et des bénévoles mènent un vaste chantier de 1,2 million d’euros, financé par des dons. L’entreprise collective est fidèle à l’esprit d’Emmaüs : débrouille, ingéniosité et récupération. Comme cette serre, non pas en verre, mais en polycarbonate. Des compagnons d’Emmaüs d’Angers lui ont construit un plancher avec des palettes de récupération. Dans les sanitaires, des bassines galvanisées ont été recyclées en lavabos. Ce « Centre Abbé Pierre - Emmaüs » est inauguré demain, jour du cinquième anniversaire de sa mort, à 95 ans, et l’année du centième anniversaire de sa naissance.
Henri Grouès, son nom à l’état-civil, avait fait d’Esteville son havre et le secrétariat international d’Emmaüs, de 1992 à 1998. « Ici, j’ai fait mon nid », écrit-il, dans un de ses livres. « Il revenait s’y reposer et y était encore deux mois avant sa mort », rappelle Philippe Dupont.
Cette bâtisse en briques dans le style normand, au milieu d’un parc arboré de deux hectares, lui est donnée en 1964 par Georges Lanfry, entrepreneur mécène. De 1972 à 1999, elle devient la maison de retraite des anciens compagnons qui fabriquent des jouets en bois, réparent des moteurs, tissent des couvertures en laine, toujours pour les plus démunis. Depuis 1999, elle héberge une trentaine de cabossés de la vie, quelques semaines ou plus longtemps. Ces exclus, sans-papiers perdus dans un aéroport parisien, sans-abris recueillis après une maraude, ont trouvé ici un toit et de nouveaux amis.
« Un lieu pour alerter »
Pour aménager les espaces d’exposition, les architectes et scénographes Enora Postec et Nicolas Normier ont poussé les murs, agrandi les pièces et fait rentrer plus de lumière. « Ce lieu de mémoire sera aussi un espace culturel et pédagogique sur Emmaüs pour alerter sur la pauvreté et l’exclusion. Nous y organiserons des séminaires, l’accueil de scolaires, des expositions », souhaite Philippe Dupont.
Avec ses grands murs blancs et son dédale de couloirs, la scénographie est sobre, presque dépouillée. « Cette simplicité est dans l’esprit de l’abbé Pierre et d’Emmaüs », atteste Laurent Desmard, son secrétaire aux affaires internationales de 2000 à 2007. Il se souvient du « lien très fort » de l’abbé avec Esteville, « qui lui rappelait sa maison d’enfance (près de Lyon). Il le partageait avec Lucie Coutaz, la cofondatrice d’Emmaüs, enterrée près de lui dans le petit cimetière, tout comme ses compagnons des débuts qui avaient pris leur retraite ici. Ce lieu, très réussi, perpétuera auprès des jeunes la mémoire du fondateur d’Emmaüs et ses valeurs de solidarité et d’engagement ».
Au premier étage de la maison, des petits placards qui s’éclairent présentent l’Abbé intime : son béret, une canne et ses lunettes emblématiques. On croit presque entendre les « C’est pas possible » indignés qu’il lançait dans ses célèbres coups de gueule contre la misère.
Centre Abbé-Pierre - Emmaüs, à Esteville. 450 m2 d’expositions, sur dix salles. Ouvert du mercredi au dimanche, de 10 h à 18 h. 5 € et 3,50 €. tél. 02 35 23 87 76. www.centre-abbe-pierre-emmaus.org
vendredi 20 janvier 2012
Cali et Têtes Raides vont souffler sur un tourbillon de découvertes
Sept ans, l’âge de raison ? Pas pour le festival Courants d’Airs qui va encore faire virevolter la chanson française du 1 er au 11 février. Pour cette nouvelle édition, la Maison des Arts Thonon-Évian (Mate) a invité des étoiles de la scène francophone, Cali et Têtes Raides, mais aussi des révélations comme L, Lise, Ben Ricour, Jali… Nouveauté cette année : les Courants d’Airs s’engouffrent dans de nouvelles salles, comme les espaces Tully, Grangette ou du Châtelard, et comme d’habitude dans les bars de la capitale chablaisienne.
À 30 ans, L incarne la tradition de la chanson à texte, tout en allant faire un tour du côté du rock, du tango ou du trip-hop. Un clair-obscur tout en images à découvrir dans son album “Initiale”, et à Thonon le 8 février. C’est l’une des révélations de l’année 2011. Autre découverte, en ouverture du festival, avec Jali. Ce Rwandais de 22 ans, élevé en Belgique, chante le monde d’une génération partagée entre deux continents. Un regard plein de tendresse et de poésie, aux teintes folk et reggae. Le 3, outre le Tremplin Montjoux (lire en Repères), c’est un enfant du Chablais qui reviendra sur ses terres. Depuis son installation à Paris, Raspail, ex-Fred K, en a fait du chemin : des premières parties de Zaz, Sanseverino et bientôt une tournée en Allemagne.
Et pour finir en beauté, c’est un DJ qui prendra les manettes. DJ Joh, aussi connu pour son expertise en tant que programmateur de l’émission culte “Métissages” sur la radio suisse Couleur 3, fêtera ses 20 ans aux platines. 20 ans d’une passion sans borne, entre soul, funk, disco et house, qu’il partagera avec les festivaliers et ses DJ’s invités.
Rock, folk, pop, Dj’s, un arc-en-ciel de genres
Première grosse soirée donc avec un retour sur scène attendu par tous les aficionados du rock alternatif engagé. Têtes Raides, un phénomène depuis 20 ans. Le groupe est de retour avec un 11 e album “L’an demain”, que Christian Olivier décrit comme « plus personnel dans l’écriture, moins frontal politiquement, plus poétique ». Deuxième événement, Cali, dont chaque concert est une véritable explosion d’énergie et de générosité. “La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur”, voilà la nouvelle déclaration d’amour de Cali, qu’il partagera à Évian, en duo piano-voix. Avant c’est une très belle découverte : Lise, une voix de fée et un piano qui transporte son auditoire dans un univers plein de poésie.À 30 ans, L incarne la tradition de la chanson à texte, tout en allant faire un tour du côté du rock, du tango ou du trip-hop. Un clair-obscur tout en images à découvrir dans son album “Initiale”, et à Thonon le 8 février. C’est l’une des révélations de l’année 2011. Autre découverte, en ouverture du festival, avec Jali. Ce Rwandais de 22 ans, élevé en Belgique, chante le monde d’une génération partagée entre deux continents. Un regard plein de tendresse et de poésie, aux teintes folk et reggae. Le 3, outre le Tremplin Montjoux (lire en Repères), c’est un enfant du Chablais qui reviendra sur ses terres. Depuis son installation à Paris, Raspail, ex-Fred K, en a fait du chemin : des premières parties de Zaz, Sanseverino et bientôt une tournée en Allemagne.
Et pour finir en beauté, c’est un DJ qui prendra les manettes. DJ Joh, aussi connu pour son expertise en tant que programmateur de l’émission culte “Métissages” sur la radio suisse Couleur 3, fêtera ses 20 ans aux platines. 20 ans d’une passion sans borne, entre soul, funk, disco et house, qu’il partagera avec les festivaliers et ses DJ’s invités.
Tél. 04 50 71 39 47. Site web : www.lescourantsdairs.com
jeudi 19 janvier 2012
Maison de Jean Moulin: pétition pour un musée
Une pancarte « à vendre » sur un immeuble a suffi, en ce début d'année, à déclencher une polémique à laquelle personne ne s'attendait. Faut-il laisser une agence immobilière vendre à un particulier l'appartement, en fait un studio de 35 m², que Jean Moulin louait au 22 de la rue de France, en1942-1943, pour y planquer des résistants ? Ou bien faut-il que la Ville use de son droit de préemption pour en faire un lieu du souvenir ?
Cette question, une association encore inconnue dans le paysage associatif local y répond sans ambages par l'affirmative. Fondé en octobre 2010, le Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR a pour vocation première de « remettre en avant les idéaux de la Résistance », explique son président, Lucien Pons.
CNR, tout le monde a compris : le sigle accolé au nom de l'association est là pour rappeler sa filiation philosophique avec le Conseil national de la Résistance, créé par Jean Moulin dans la France occupée et qui a fourni à la République renaissante de 1945 la base des grandes lois sociales qui marquent encore l'esprit des Français : la sécurité sociale ou la retraite par répartition, par exemple.
« A ce jour, ces idéaux sont perdus de vue, ajoute Lucien Pons, parce que la loi du marché a tendance à faire en sorte qu'ils soient relégués dans le passé. »
« Alerter les citoyens et les autorités »
Mais c'est bien l'article que nous avons consacré le 7 janvier à la vente de l'appartement de Jean-Moulin qui a déclenché l'action de son association. « Ce qui était la galerie "Romanin" * doit devenir le musée Jean-Moulin à Nice »,indique le texte de la pétition lancée par le Comité et qui doit être envoyée au ministre de la Culture. « Le but de cette pétition est d'alerter les citoyens et les autorités de la nation sur l'absolue nécessité de préserver ce haut lieu de la Résistance, qui pourrait être géré en collaboration avec le musée de la Résistance de Nice. »
La demande au ministre est claire : « Favoriser par tous les moyens la réalisation de cet objectif légitime, notamment en soutenant notre projet de fondation.(...) Les jeunes générations doivent connaître l'engagement total de Jean Moulin pour une société plus juste et plus humaine »,conclut le texte de la pétition.
Reste à savoir si elle sera signée en nombre. Déjà, Lucien Pons assure que des associations d'anciens combattants la soutiennent : « L'ANACR, l'ARAC et le Musée de la Résistance pour le 06. »
Cette question, une association encore inconnue dans le paysage associatif local y répond sans ambages par l'affirmative. Fondé en octobre 2010, le Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR a pour vocation première de « remettre en avant les idéaux de la Résistance », explique son président, Lucien Pons.
CNR, tout le monde a compris : le sigle accolé au nom de l'association est là pour rappeler sa filiation philosophique avec le Conseil national de la Résistance, créé par Jean Moulin dans la France occupée et qui a fourni à la République renaissante de 1945 la base des grandes lois sociales qui marquent encore l'esprit des Français : la sécurité sociale ou la retraite par répartition, par exemple.
« A ce jour, ces idéaux sont perdus de vue, ajoute Lucien Pons, parce que la loi du marché a tendance à faire en sorte qu'ils soient relégués dans le passé. »
« Alerter les citoyens et les autorités »
Mais c'est bien l'article que nous avons consacré le 7 janvier à la vente de l'appartement de Jean-Moulin qui a déclenché l'action de son association. « Ce qui était la galerie "Romanin" * doit devenir le musée Jean-Moulin à Nice »,indique le texte de la pétition lancée par le Comité et qui doit être envoyée au ministre de la Culture. « Le but de cette pétition est d'alerter les citoyens et les autorités de la nation sur l'absolue nécessité de préserver ce haut lieu de la Résistance, qui pourrait être géré en collaboration avec le musée de la Résistance de Nice. »
La demande au ministre est claire : « Favoriser par tous les moyens la réalisation de cet objectif légitime, notamment en soutenant notre projet de fondation.(...) Les jeunes générations doivent connaître l'engagement total de Jean Moulin pour une société plus juste et plus humaine »,conclut le texte de la pétition.
Reste à savoir si elle sera signée en nombre. Déjà, Lucien Pons assure que des associations d'anciens combattants la soutiennent : « L'ANACR, l'ARAC et le Musée de la Résistance pour le 06. »
*Le nom de la galerie d'art, située au rez-de-chaussée du 22, rue de France, utilisée par Jean Moulin comme couverture.
mercredi 18 janvier 2012
3BC Cie révise ses classiques au Théâtre du Grand-Rond
Voilà bientôt 30 ans que 3 BC Cie, fondée à Toulouse par Jean-Marc Brisset et Philippe Bussière, poursuit sa route. Avec peu de moyens (mais beaucoup d'imagination), la compagnie présente pendant quinze jours au Théâtre du Grand-Rond six pièces rassemblées sous le titre de « Nos classiques favoris ». De Jean Racine à Eugène Ionesco, en passant par Pierre Corneille, Molière, Samuel Beckett et Arthur Adamov, quatre comédiens revisitent des pièces célèbres, emblématiques d'un genre et d'une époque. Chacune d'elles est présentée dans « une adaptation resserrée et miniaturisée », réalisée par le comédien et metteur en scène Laurent Ogee, fondateur de la compagnie Le Nouveau Comptoir. L'adaptation « dégage l'ossature dramatique de chaque histoire, tout en conservant son intégrité. Le texte est allégé de tous les motifs superflus à la compréhension de la trame essentielle, et certains personnages attachants mais non nécessaires sont parfois supprimés », précisent les artistes. Ainsi réduites à une durée de cinquante-cinq minutes, les six pièces forment deux triptyques : « Le Grand siècle en miniature » et « Absurdes ? » Dans le premier, le public retrouvera « Chimène et Rodrigue », adaptation pour deux comédiens du « Cid », « Les Quatre Aveux de Phèdre » d'après « Phèdre » et « La Disgrâce de Célimène » tirée du « Misanthrope ».
Le second groupe propose un retour sur trois dramaturges majeurs du XXe siècle au style singulier. « L'onirisme chez Adamov, l'insolite chez Ionesco, l'humour macabre chez Beckett : leurs œuvres développent chacune à leur manière une réflexion profonde sur la condition humaine », soulignent les auteurs du spectacle. La fameuse « Cantatrice chauve » figure parmi « Nos classiques favoris ».
Théâtre du Grand-Rond (23, rue des Potiers) du 17 au 28 janvier. Ce mardi, « Les quatre aveux de Phèdre » à 21 heures, « La disgrâce de Célimène » à 22 h 15. Tél. 05 61 62 14 85.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/17/1262537-3bc-cie-revise-ses-classiques.html
Le second groupe propose un retour sur trois dramaturges majeurs du XXe siècle au style singulier. « L'onirisme chez Adamov, l'insolite chez Ionesco, l'humour macabre chez Beckett : leurs œuvres développent chacune à leur manière une réflexion profonde sur la condition humaine », soulignent les auteurs du spectacle. La fameuse « Cantatrice chauve » figure parmi « Nos classiques favoris ».
Théâtre du Grand-Rond (23, rue des Potiers) du 17 au 28 janvier. Ce mardi, « Les quatre aveux de Phèdre » à 21 heures, « La disgrâce de Célimène » à 22 h 15. Tél. 05 61 62 14 85.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/17/1262537-3bc-cie-revise-ses-classiques.html
mardi 17 janvier 2012
Paris : le Grand Palais transformé en champ de bataille
«Poussez un peu sur la droite ce panneau de Cherbourg. Là, c’est bon, ça rentre… On passe au bocage de Brest… » La cinquantaine de manutentionnaires au travail sous la nef du Grand Palais met ce week-end un point final à l’installation des plans-reliefs historiques des places fortes françaises pour une exposition exceptionnelle.
Objectif : achever ce puzzle extraordinaire de seize sites fortifiés dans un temps record pour ouvrir au public mercredi. Cela n’a rien d’un jeu d’enfants. Ces œuvres de bois, de toile, de sable fin pulvérisé sur des lits de colle ou de mer peintes sur ces tables de chêne ont été commandées par Louis XIV. Leur réalisation s’est poursuivie jusqu’à la fin du XIXe siècle. Et rien ne manque à ces paysages de champs de bataille : fortifications, forêts, champs et routes. Les villes ont leur église. Les maisons leurs cheminées.
Cherbourg sur 160 m2 « C’est stupéfiant. On a réussi à occuper cet espace extraordinaire avec ces pièces historiques. C’est maintenant l’occasion de montrer ce qui n’a jamais été vu », se réjouit sous son chapeau Max Polonovski, directeur du musée des Plans-reliefs des Invalides en lissant sa moustache. Seules quelques-unes de ces « immenses maquettes miniatures », classées monuments historiques en 1927, sont présentées en permanence.
« Cette fois, nous montrons les créations les plus impressionnantes , Brest et son gigantesque bocage, la maquette de Cherbourg sur 160 m2, le fort de Briançon entouré de ses montagnes », souligne Max Polonovski avec enthousiasme. Cette exposition se prépare depuis cinq mois aux Invalides. Après un dépoussiérage des maquettes, il a fallu passer à l’éponge les plans d’eau. « La mer est un peu trop verte. Elle était sans doute un peu plus bleue à l’époque », estime Frédérique Vincent, une des restauratrices au travail sur Cherbourg. « Nous avons aussi vérifié la solidité des piétements des tables », ajoute Sarah Paronetto, régisseuse de l’exposition. Tout a ensuite été numéroté, mis dans 345 caisses créées sur mesures et déplacé jusqu’au Grand Palais grâce à 35 semi-remorques.
Tout prend enfin forme. De grands miroirs offriront une vue d’ensemble des maquettes de Strasbourg ou de Saint-Omer. Des passerelles surélevées donneront l’impression de survoler Brest et Cherbourg. Des longues-vues seront pointées sur tel ou tel fort ou monument et le numérique permettra de zoomer sur des détails incroyables. La semaine prochaine, le public pourra admirer ces champs de bataille mieux encore que Louvois, ministre de la Guerre de Louis XIV, qui avait passé commande des premières maquettes. la guerre est finie, restent des objets uniques au monde.
« La France en relief ». Exposition au Grand Palais du 18 janvier au 17 février, avenue Winston-Churchill (VIIIe). M° Franklin-D.-Roosevelt, de 10 heures à 20 heures, nocturne le vendredi jusqu’à 22 heures, fermé le mardi. Tarif : 5 €, gratuit pour les moins de 26 ans. Rens. sur www.lafranceenrelief.
http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75014/paris-le-grand-palais-transforme-en-champ-de-bataille-14-01-2012-1811024.php
Cherbourg sur 160 m2 « C’est stupéfiant. On a réussi à occuper cet espace extraordinaire avec ces pièces historiques. C’est maintenant l’occasion de montrer ce qui n’a jamais été vu », se réjouit sous son chapeau Max Polonovski, directeur du musée des Plans-reliefs des Invalides en lissant sa moustache. Seules quelques-unes de ces « immenses maquettes miniatures », classées monuments historiques en 1927, sont présentées en permanence.
« Cette fois, nous montrons les créations les plus impressionnantes , Brest et son gigantesque bocage, la maquette de Cherbourg sur 160 m2, le fort de Briançon entouré de ses montagnes », souligne Max Polonovski avec enthousiasme. Cette exposition se prépare depuis cinq mois aux Invalides. Après un dépoussiérage des maquettes, il a fallu passer à l’éponge les plans d’eau. « La mer est un peu trop verte. Elle était sans doute un peu plus bleue à l’époque », estime Frédérique Vincent, une des restauratrices au travail sur Cherbourg. « Nous avons aussi vérifié la solidité des piétements des tables », ajoute Sarah Paronetto, régisseuse de l’exposition. Tout a ensuite été numéroté, mis dans 345 caisses créées sur mesures et déplacé jusqu’au Grand Palais grâce à 35 semi-remorques.
Tout prend enfin forme. De grands miroirs offriront une vue d’ensemble des maquettes de Strasbourg ou de Saint-Omer. Des passerelles surélevées donneront l’impression de survoler Brest et Cherbourg. Des longues-vues seront pointées sur tel ou tel fort ou monument et le numérique permettra de zoomer sur des détails incroyables. La semaine prochaine, le public pourra admirer ces champs de bataille mieux encore que Louvois, ministre de la Guerre de Louis XIV, qui avait passé commande des premières maquettes. la guerre est finie, restent des objets uniques au monde.
lundi 16 janvier 2012
Barcelone à bas coût
Déjà présente à Toulouse, d'où elle permet des vols directs vers les Canaries, plusieurs autres villes d'Europe et des connexions pour les vols longue distance d'Iberia, la compagnie espagnole Vueling instaurera à partir de juin une rotation entre les aéroports de Tarbes et de Barcelone.L'atterrissage de la compagnie ibérique en Bigorre pourrait donner un nouvel envol à l'aéroport Tarbes-Lourdes-Pyrénées.
« Ce sera la première liaison régulière vers l'Espagne, se félicite Pierre Forgues, président du syndicat mixte de l'aéroport. C'est un essai, mais on espère en faire une liaison complètement régulière. Tout le monde voulait l'Espagne, appuie Bertrand Bilger. À commencer par Lourdes qui intéresse la clientèle espagnole et sud-américaine, pour lesquelles nous n'avions même pas de vols charters.»
Durant l'été, les vols auront lieu deux fois par semaine, les mardis et samedis. La compagnie Vueling complète une offre qui permet aujourd'hui de décoller de toute la région, et plus seulement de Blagnac.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/15/1261189-tarbes-barcelone-a-bas-cout.html
« Ce sera la première liaison régulière vers l'Espagne, se félicite Pierre Forgues, président du syndicat mixte de l'aéroport. C'est un essai, mais on espère en faire une liaison complètement régulière. Tout le monde voulait l'Espagne, appuie Bertrand Bilger. À commencer par Lourdes qui intéresse la clientèle espagnole et sud-américaine, pour lesquelles nous n'avions même pas de vols charters.»
Durant l'été, les vols auront lieu deux fois par semaine, les mardis et samedis. La compagnie Vueling complète une offre qui permet aujourd'hui de décoller de toute la région, et plus seulement de Blagnac.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/15/1261189-tarbes-barcelone-a-bas-cout.html
dimanche 15 janvier 2012
Au salon bio, on fait de la glisse dans les allées
Les démonstrations de disques glissants donnent le ton à la manifestation. L'on peut y tester sa condition physique avec les animatrices de gym volontaire.
« Au niveau souplesse vous êtes bien mais pour la force, il y a un gros travail à faire. » Le résultat du test ne souffre pas de contestation. D'ailleurs la quadragénaire qui vient de l'effectuer avec une animatrice de la fédération d'éducation physique et gym volontaire ne trouve rien à y redire. « J'ai arrêté de faire du sport. Je faisais de la danse aussi, du vélo... J'ai grossi. »
La formule consistant à tester sa condition physique en six exercices, proposée pour la première fois au salon Respire la Vie, a du succès. « En milieu d'après-midi, une bonne trentaine de personnes a déjà fait le test », constate Christine Bracco, directrice de formation à la fédération et animatrice au Prat Poulfanc Sport (PPS) à Vannes et Séné.
Juste à côté, dans l'allée, ses collègues effectuent une démonstration de gliding (disque glissant). La nouvelle technique permet de faire travailler tout le corps, assure Nicole, animatrice, en joignant le geste à la parole.
En lien avec la vie quotidienne
Christine a commencé la gym volontaire comme simple pratiquante en 1994. « J'avais trois jeunes enfants (5 ans, 3 ans et 2 mois). La manière dont on abordait le sport me plaisait car il y avait un lien entre les exercices et la vie quotidienne. Ça me permettait de mieux me baisser, porter mes enfants... »
Désormais animatrice rémunérée, elle assure onze cours de gym par semaine et huit heures de marche nordique, une discipline lancée ces dernières années. Au PPS, 70 % des 250 pratiquants (dont 150 en marche nordique) ont plus de 60 ans. À l'amicale vannetaise de gym volontaire (190 pratiquants en gym), c'est moitié seniors, moitié moins de 60 ans.
Bien dans son corps...
« J'ai aussi un cours composé exclusivement d'hommes (une douzaine âgés de 21 à 55 ans). Mon mari faisait du foot. J'ai proposé un système de remise en forme, complémentaire à leur entraînement. Le bouche à oreille a fait que d'autres se sont rajoutés. Je n'ai quasiment plus de footballeurs ! »
La présence de l'activité au salon du bien-être ne doit rien au hasard. « Notre approche, c'est être bien dans son corps et bien dans sa tête. Les gens ont de plus en plus besoin de faire du sport. On n'est plus les seuls à proposer des activités physiques de ce genre. Plein de clubs de remise en forme se sont ouverts. Mais les effectifs augmentent car beaucoup de gens qui abandonnent le sport de compétition se tournent vers le sport de loisir. » Les activités de remise en forme ont de beaux jours devant elles. DL;
Samedi 14 et dimanche 15 janvier, Salon Respire la vie, de 10 h à 19 h au parc Chorus.
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=salon&source=newssearch&cd=3&ved=0CDgQqQIwAg&url=http%3A%2F%2Fwww.ouest-france.fr%2Factu%2FactuLocale_-Au-salon-bio-on-fait-de-la-glisse-dans-les-allees-_-2031934------56260-aud_actu.Htm&ei=kHART9OhNNDI8gPVp_z2Aw&usg=AFQjCNFlQrmtxethKOlgPYLSjbRUdfPBBg&sig2=FUlsZZ00DaGZrFhPh0MHYw
La formule consistant à tester sa condition physique en six exercices, proposée pour la première fois au salon Respire la Vie, a du succès. « En milieu d'après-midi, une bonne trentaine de personnes a déjà fait le test », constate Christine Bracco, directrice de formation à la fédération et animatrice au Prat Poulfanc Sport (PPS) à Vannes et Séné.
Juste à côté, dans l'allée, ses collègues effectuent une démonstration de gliding (disque glissant). La nouvelle technique permet de faire travailler tout le corps, assure Nicole, animatrice, en joignant le geste à la parole.
En lien avec la vie quotidienne
Christine a commencé la gym volontaire comme simple pratiquante en 1994. « J'avais trois jeunes enfants (5 ans, 3 ans et 2 mois). La manière dont on abordait le sport me plaisait car il y avait un lien entre les exercices et la vie quotidienne. Ça me permettait de mieux me baisser, porter mes enfants... »
Désormais animatrice rémunérée, elle assure onze cours de gym par semaine et huit heures de marche nordique, une discipline lancée ces dernières années. Au PPS, 70 % des 250 pratiquants (dont 150 en marche nordique) ont plus de 60 ans. À l'amicale vannetaise de gym volontaire (190 pratiquants en gym), c'est moitié seniors, moitié moins de 60 ans.
Bien dans son corps...
« J'ai aussi un cours composé exclusivement d'hommes (une douzaine âgés de 21 à 55 ans). Mon mari faisait du foot. J'ai proposé un système de remise en forme, complémentaire à leur entraînement. Le bouche à oreille a fait que d'autres se sont rajoutés. Je n'ai quasiment plus de footballeurs ! »
La présence de l'activité au salon du bien-être ne doit rien au hasard. « Notre approche, c'est être bien dans son corps et bien dans sa tête. Les gens ont de plus en plus besoin de faire du sport. On n'est plus les seuls à proposer des activités physiques de ce genre. Plein de clubs de remise en forme se sont ouverts. Mais les effectifs augmentent car beaucoup de gens qui abandonnent le sport de compétition se tournent vers le sport de loisir. » Les activités de remise en forme ont de beaux jours devant elles. DL;
Samedi 14 et dimanche 15 janvier, Salon Respire la vie, de 10 h à 19 h au parc Chorus.
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=salon&source=newssearch&cd=3&ved=0CDgQqQIwAg&url=http%3A%2F%2Fwww.ouest-france.fr%2Factu%2FactuLocale_-Au-salon-bio-on-fait-de-la-glisse-dans-les-allees-_-2031934------56260-aud_actu.Htm&ei=kHART9OhNNDI8gPVp_z2Aw&usg=AFQjCNFlQrmtxethKOlgPYLSjbRUdfPBBg&sig2=FUlsZZ00DaGZrFhPh0MHYw
samedi 14 janvier 2012
A la basilique Notre-Dame d'Espérance Un concert du Nouvel An éblouissant
Pour trouver une place assise dimanche après-midi à la Basilique Notre-Dame d'Espérance à Mézières, il fallait arriver bien avant l'heure du concert du Nouvel An, organisé par la ville et l'association Polyphonia.
Les retardataires sont restés debout.
Le public a apprécié le grand moment musical offert par l'ensemble orchestral Polyphonia. Unique dans sa forme dans les Ardennes, l'orchestre Polyphonia s'est taillé au fil des ans une solide réputation tant pour sa qualité que pour la diversité de son répertoire.
La cinquantaine de musiciens, sous la baguette de Dan Mercureanu, est composée de professionnels, de professeurs et d'élèves de haut niveau du conservatoire à rayonnement départemental ou d'anciens élèves devenus professionnels.
Ils ont offert dimanche un concert éblouissant. La douzaine d'œuvres interprétées ont fait voyager l'auditoire dans le temps et l'espace avec des musiques françaises, russes, autrichiennes et allemandes, des œuvres des XVIIIe au XXe siècles.
Le programme festif alliait la musique classique et des airs plus « légers » de Mozart, Tchaikovsky, Dvorak, Offenbach, Berlioz, Strauss père et fils entre autres compositeurs.
Le public qui s'est régalé a ovationné les musiciens et leur chef.
Le public a apprécié le grand moment musical offert par l'ensemble orchestral Polyphonia.
Unique dans sa forme dans les Ardennes, l'orchestre Polyphonia s'est taillé au fil des ans une solide réputation tant pour sa qualité que pour la diversité de son répertoire.
http://www.lunion.presse.fr/article/charleville-mezieres/a-la-basilique-notre-dame-desperance-un-concert-du-nouvel-an-eblouissan
Les retardataires sont restés debout.
Le public a apprécié le grand moment musical offert par l'ensemble orchestral Polyphonia. Unique dans sa forme dans les Ardennes, l'orchestre Polyphonia s'est taillé au fil des ans une solide réputation tant pour sa qualité que pour la diversité de son répertoire.
La cinquantaine de musiciens, sous la baguette de Dan Mercureanu, est composée de professionnels, de professeurs et d'élèves de haut niveau du conservatoire à rayonnement départemental ou d'anciens élèves devenus professionnels.
Ils ont offert dimanche un concert éblouissant. La douzaine d'œuvres interprétées ont fait voyager l'auditoire dans le temps et l'espace avec des musiques françaises, russes, autrichiennes et allemandes, des œuvres des XVIIIe au XXe siècles.
Le programme festif alliait la musique classique et des airs plus « légers » de Mozart, Tchaikovsky, Dvorak, Offenbach, Berlioz, Strauss père et fils entre autres compositeurs.
Le public qui s'est régalé a ovationné les musiciens et leur chef.
Le public a apprécié le grand moment musical offert par l'ensemble orchestral Polyphonia.
Unique dans sa forme dans les Ardennes, l'orchestre Polyphonia s'est taillé au fil des ans une solide réputation tant pour sa qualité que pour la diversité de son répertoire.
http://www.lunion.presse.fr/article/charleville-mezieres/a-la-basilique-notre-dame-desperance-un-concert-du-nouvel-an-eblouissan
vendredi 13 janvier 2012
Le concours des vins d'Orange fête ses 60 ans
C'est en 1952 que la "Foire aux vins" d'Orange vit le jour. Une poignée de vignerons et de négociants, soucieux du développement des vins de la vallée du Rhône, se lancaient dans une aventure où seuls quelques uns osaient croire à l'impossible. D'une simple "foire" dédiée à la dégustation, est né un concours avec son règlement, ses obligations, ses contraintes mais aussi ses moments forts, sa convivialité. Un succès, au sens littéral du terme, qui, au fil des ans, a atteint une notoriété dans la filière vitivinicole de notre pays. Seules aujourd'hui les places de Paris avec son Concours Général, et Mâcon en Bourgogne l'accompagnent.
"Il valorise les vins d'appellations contrôlées"
Ce samedi 4 février prochain, le Concours des vins d'Orange, fêtera son soixantième anniversaire. Un événement pour lequel ses concepteurs entendent bien lui donner de l'importance.
"Surtout au moment, ajoute Michel Bernard, président de l'association, certains émettent des doutes sur les concours des vins, n'hésitent pas à décrédibiliser de telles manifestations voire contester toutes ces médailles d'or, d'argent ou de bronze distribuées. Malgré toute cette avalanche d'intenses polémiques, le Concours d'Orange est non seulement reconnu par toute la filière mais également très attendus par les négociants, les courtiers, les restaurateurs et les vignerons eux-mêmes. Il évolue dans un intérêt permanent de traçabilité et de professionnalisme, pour être synonyme de gage de qualité. Quoique l'on dise, il permet incontestablement la valorisation des vins des Appellations d'Origine Contrôlée (AOC) et des vins de pays du secteur".
La renommée internationale du concours est telle aujourd'hui que l'on vient des États-Unis, d'Allemagne ou de Suisse pour être membre du jury et ainsi pouvoir déguster, annoter. Rappelons que chaque jury (ils sont vingt) est composé de professionnels mais également d'amateurs avertis, passionnés et surtout bénéficiant, tout au long de l'année d'une formation. Le concours des vins d'Orange est bel et bien entré dans la catégorie des grands concours européens.
http://www.laprovence.com/article/orange/le-concours-des-vins-dorange-fete-ses-60-ans
"Il valorise les vins d'appellations contrôlées"
Ce samedi 4 février prochain, le Concours des vins d'Orange, fêtera son soixantième anniversaire. Un événement pour lequel ses concepteurs entendent bien lui donner de l'importance.
"Surtout au moment, ajoute Michel Bernard, président de l'association, certains émettent des doutes sur les concours des vins, n'hésitent pas à décrédibiliser de telles manifestations voire contester toutes ces médailles d'or, d'argent ou de bronze distribuées. Malgré toute cette avalanche d'intenses polémiques, le Concours d'Orange est non seulement reconnu par toute la filière mais également très attendus par les négociants, les courtiers, les restaurateurs et les vignerons eux-mêmes. Il évolue dans un intérêt permanent de traçabilité et de professionnalisme, pour être synonyme de gage de qualité. Quoique l'on dise, il permet incontestablement la valorisation des vins des Appellations d'Origine Contrôlée (AOC) et des vins de pays du secteur".
La renommée internationale du concours est telle aujourd'hui que l'on vient des États-Unis, d'Allemagne ou de Suisse pour être membre du jury et ainsi pouvoir déguster, annoter. Rappelons que chaque jury (ils sont vingt) est composé de professionnels mais également d'amateurs avertis, passionnés et surtout bénéficiant, tout au long de l'année d'une formation. Le concours des vins d'Orange est bel et bien entré dans la catégorie des grands concours européens.
http://www.laprovence.com/article/orange/le-concours-des-vins-dorange-fete-ses-60-ans
jeudi 12 janvier 2012
Rabelais raconté, joué et chanté au TNT
En 2010, Jean Bellorini et sa Cie Air de Lune étaient venus au TNT présenter le magique « Les Misérables » un spectacle choral qui a embarqué au pays de Hugo, des centaines de spectateurs émerveillés .
Cette saison, le jeune metteur en scène parisien s'attaque à un autre monument de la littérature, François Rabelais, avec « Paroles gelées », extrait de son Quart Livre. Présenté à partir de ce soir et jusqu'au samedi 21 janvier, « Paroles gelées » développe l'idée de Rabelais qu'il doit exister un va-et-vient permanent entre l'écrit et le vécu. Entre la pensée et la vie. S'éloignant de l'image paillarde, juste Gargantuesque, faite de vin et de jeux qui colle à l'œuvre de Rabelais, l'adaptation de Bellorini en tire autrement « la substantifique moelle » en faisant ressortir les questions philosophiques qui la traversent.. Sur le plateau, treize comédiens chantent, jouent de la musique, racontent la pensée rabelaisienne à tour de rôle, sans incarner un personnage spécifique.
TNT 1 rue Pierre-Baudis. De mercredi 11 à samedi 21 janvier. De 7 à 23 €. Tel : 05 34 45 05 05
http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/11/1257710-rabelais-raconte-joue-et-chante-au-tnt.html
Cette saison, le jeune metteur en scène parisien s'attaque à un autre monument de la littérature, François Rabelais, avec « Paroles gelées », extrait de son Quart Livre. Présenté à partir de ce soir et jusqu'au samedi 21 janvier, « Paroles gelées » développe l'idée de Rabelais qu'il doit exister un va-et-vient permanent entre l'écrit et le vécu. Entre la pensée et la vie. S'éloignant de l'image paillarde, juste Gargantuesque, faite de vin et de jeux qui colle à l'œuvre de Rabelais, l'adaptation de Bellorini en tire autrement « la substantifique moelle » en faisant ressortir les questions philosophiques qui la traversent.. Sur le plateau, treize comédiens chantent, jouent de la musique, racontent la pensée rabelaisienne à tour de rôle, sans incarner un personnage spécifique.
TNT 1 rue Pierre-Baudis. De mercredi 11 à samedi 21 janvier. De 7 à 23 €. Tel : 05 34 45 05 05
http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/11/1257710-rabelais-raconte-joue-et-chante-au-tnt.html
mercredi 11 janvier 2012
Trintignant joue à Avignon : "Je me sens anarchiste !"
Dans le feuilleton Bertrand Cantat, Trintignant avait annulé sa venue au Festival d'Avignon. Il revient samedi dans la cité des papes avec le même spectacle.
- Qu'est-ce qui fait la singularité de ce spectacle ?
Jean Louis Trintignant : Il est chaleureux, triste, gai, émouvant. Le metteur en scène m'a laissé choisir les textes. De tous les spectacles que j'ai pu faire, c'est celui que je préfère parce qu'il est beau et populaire. Autrefois, j'ai fait des choses un peu élitistes.
- Heureux de jouer dans le Sud où vous vivez ?
JL.T. : Oui, je suis très attaché à Aix où j'ai vécu à la fin des années 40. J'y ai fait un peu de droit juste avant de partir à Paris. J'allais souvent à Marseille où j'ai pris, au Gymnase, mes premiers cours de théâtre. Je n'y connaissais rien, j'étais enchanté.
- Prévert, Vian, Desnos, qu'ont-ils en commun ?
JL.T. : L'unité entre eux, c'est l'anarchie. Les trois ont le même esprit : ils parlent légèrement des choses graves. Ils aiment la vie, les gens, ils sont généreux. Je suis d'accord avec tout ce qu'ils disent. Dans un poème, Vian dit "faites ça, faites ci, faites ça, et si vous n'y arrivez pas vous n'avez qu'à vous suicider". C'est fabuleux de dire ça parce que c'est terriblement vrai. Mais à côté de ça, Vian et les deux autres sont de grands amoureux. Ils ont cet amour de l'amour même si c'est douloureux.
- Vous l'êtes aussi, un grand amoureux, non?
JL.T. : Oui. Ma fille Marie était une grande amoureuse. Elle est morte d'ailleurs à cause d'un type qu'elle a sûrement beaucoup aimé. Moins les derniers temps de sa vie. Elle aurait pu rester tranquille avec ses quatre enfants et, à cause de l'amour, elle est allée se foutre dans un sale truc. Mais l'amour vaut toujours la peine d'être vécu.
- En 2011, vous avez annulé votre venue à Avignon (Ndlr: Bertrand Cantat devait aussi participer à un spectacle du festival). Vous le referiez ?
JL.T. : Oui. Je ne me sentais pas d'être au Festival d'Avignon en même temps que l'assassin de ma fille. Mais j'espère y être en 2012. J'aimerais jouer dans la Cour d'honneur, c'est tellement beau.
- Après l'Opéra d'Avignon, allez-vous vous accorder de petites vacances ?
JL.T. : Peut-être même des grandes ! C'est déjà formidable de profiter, si vieux, de ce merveilleux métier. J'ai beaucoup de chance de jouer à 80 ans.
- Ça signifie que vous renoncez définitivement au cinéma ?
JL.T. : Je ne ferai plus de cinéma parce que je suis vieux et parce que j'ai le bonheur de jouer au théâtre. Mais j'ai tourné récemment avec Michael Haneke. Je pense qu'on va aller à Cannes avec ce film, "Amour", qui est très beau et très noir. Quand j'ai lu le scénario, je me suis dit que je n'irais pas le voir, alors le tourner devenait intéressant. C'est l'histoire d'un couple qui sombre dans la vieillesse.
- Comme les poètes de votre spectacle, êtes-vous anarchiste ?
JL. T. : Oui. J'ai été communiste puis j'ai eu la preuve que l'homme n'était pas prêt pour ça. Je ne suis pas violent, je suis contre l'autorité, la politique. Je suis un homme de gauche et je me sens profondément anarchiste.
Samedi à 20 h 30 à l'opéra-théâre d'Avignon. De 5,50 € à 44 € ; 04 90 82 81 40.
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/trintignant-joue-a-avignon-je-me-sens-anarchiste-le-comedien-dit-vian-prevert-et-de
- Qu'est-ce qui fait la singularité de ce spectacle ?
Jean Louis Trintignant : Il est chaleureux, triste, gai, émouvant. Le metteur en scène m'a laissé choisir les textes. De tous les spectacles que j'ai pu faire, c'est celui que je préfère parce qu'il est beau et populaire. Autrefois, j'ai fait des choses un peu élitistes.
- Heureux de jouer dans le Sud où vous vivez ?
JL.T. : Oui, je suis très attaché à Aix où j'ai vécu à la fin des années 40. J'y ai fait un peu de droit juste avant de partir à Paris. J'allais souvent à Marseille où j'ai pris, au Gymnase, mes premiers cours de théâtre. Je n'y connaissais rien, j'étais enchanté.
- Prévert, Vian, Desnos, qu'ont-ils en commun ?
JL.T. : L'unité entre eux, c'est l'anarchie. Les trois ont le même esprit : ils parlent légèrement des choses graves. Ils aiment la vie, les gens, ils sont généreux. Je suis d'accord avec tout ce qu'ils disent. Dans un poème, Vian dit "faites ça, faites ci, faites ça, et si vous n'y arrivez pas vous n'avez qu'à vous suicider". C'est fabuleux de dire ça parce que c'est terriblement vrai. Mais à côté de ça, Vian et les deux autres sont de grands amoureux. Ils ont cet amour de l'amour même si c'est douloureux.
- Vous l'êtes aussi, un grand amoureux, non?
JL.T. : Oui. Ma fille Marie était une grande amoureuse. Elle est morte d'ailleurs à cause d'un type qu'elle a sûrement beaucoup aimé. Moins les derniers temps de sa vie. Elle aurait pu rester tranquille avec ses quatre enfants et, à cause de l'amour, elle est allée se foutre dans un sale truc. Mais l'amour vaut toujours la peine d'être vécu.
- En 2011, vous avez annulé votre venue à Avignon (Ndlr: Bertrand Cantat devait aussi participer à un spectacle du festival). Vous le referiez ?
JL.T. : Oui. Je ne me sentais pas d'être au Festival d'Avignon en même temps que l'assassin de ma fille. Mais j'espère y être en 2012. J'aimerais jouer dans la Cour d'honneur, c'est tellement beau.
- Après l'Opéra d'Avignon, allez-vous vous accorder de petites vacances ?
JL.T. : Peut-être même des grandes ! C'est déjà formidable de profiter, si vieux, de ce merveilleux métier. J'ai beaucoup de chance de jouer à 80 ans.
- Ça signifie que vous renoncez définitivement au cinéma ?
JL.T. : Je ne ferai plus de cinéma parce que je suis vieux et parce que j'ai le bonheur de jouer au théâtre. Mais j'ai tourné récemment avec Michael Haneke. Je pense qu'on va aller à Cannes avec ce film, "Amour", qui est très beau et très noir. Quand j'ai lu le scénario, je me suis dit que je n'irais pas le voir, alors le tourner devenait intéressant. C'est l'histoire d'un couple qui sombre dans la vieillesse.
- Comme les poètes de votre spectacle, êtes-vous anarchiste ?
JL. T. : Oui. J'ai été communiste puis j'ai eu la preuve que l'homme n'était pas prêt pour ça. Je ne suis pas violent, je suis contre l'autorité, la politique. Je suis un homme de gauche et je me sens profondément anarchiste.
Samedi à 20 h 30 à l'opéra-théâre d'Avignon. De 5,50 € à 44 € ; 04 90 82 81 40.
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/trintignant-joue-a-avignon-je-me-sens-anarchiste-le-comedien-dit-vian-prevert-et-de
mardi 10 janvier 2012
L'exposition retrace cent ans d'histoire du Champagne Un vin qui a fait des bulles
Une exposition, qui se tient jusqu'à samedi 14 janvier au Brun de Neuville à Bethon, revient sur les révoltes des vignerons champenois du début du siècle, ainsi que sur leur contexte et leurs conséquences.
1911 - 2011 : c'est un siècle d'histoire du champagne et des viticulteurs que l'association la Villa Bissinger d'Aÿ, en partenariat avec le Syndicat général de vignerons des coteaux du sud sézannais, propose de retracer à travers des textes, des photos et un film.
L'exposition, qui se tient jusqu'au 14 janvier à la coopérative le Brun de Neuville à Bethon, est ouverte à tous : aux viticulteurs, bien sûr, mais aussi aux « personnes qui souhaitent connaître cette part importante de l'histoire de la Champagne », assure Alain Oudard, président des viticulteurs de Villenauxe-la-Grande.
Un rappel des turbulences
« Nous donnons la possibilité de découvrir cette exposition très complète sur la question. Cela peut être une occasion pour les viticulteurs de se rencontrer, et pour tous de s'informer. L'entrée est libre et gratuite. »
Pas moins de vingt-huit panneaux sont mis en place, donc, à la salle panoramique au Brun de Neuville. Ils regroupent des témoignages, des éclaircissements et des photographies sur les révoltes qui ont frappé le monde de la vigne champenoise au début du siècle.
« C'est un peu un rappel des turbulences qu'a connu la construction de la Champagne », explique Rémy Collet, du syndicat général des vignerons. Au début du XXe siècle, les ventes du vin effervescent fleurissent, profitant aux négociants ; dans le même temps, les conditions de récolte des vignerons se font plus dures, avec la prolifération des parasites et le maintien de revenus modestes.
L'élargissement des zones d'achat des négociants va achever de déstabiliser les rapports entre les deux parties. Les révoltes vigneronnes qui s'ensuivront, en 1911, vont marquer le début d'une époque de turbulences dont l'issue ne se profilera qu'en 1927, année de la loi fixant une zone géographique réservée pour l'appellation Champagne.
Témoignages exclusifs
Mercredi dernier, à l'inauguration de l'exposition, l'ethnologue de la Villa Bissinger Aurélie Melin est venu éclairer le public présent sur cette période de troubles. Elle a détaillé le contexte dans lequel les révoltes ont éclaté, les manifestations qui se sont ensuivies et leurs conséquences.
Après son exposé, l'assistance a profité d'un film fait d'images d'archives. L'association s'est procuré ces séquences auprès de Pathé-Gaumont, moyennant une rétribution de 6 000 €. Les images sont agrémentées de témoignages de personnes ayant eu vent de ces événements par leurs parents ou grands-parents.
« Je suis allée à la rencontre de familles de vignerons de l'Aube et de la Marne, afin qu'ils me fassent part des dires de leurs aïeux, précise Aurélie Melin. Cela a été parfois facile, avec certaines personnes très enclines à parler du sujet… et parfois complexe. Il peut être difficile pour ces familles d'évoquer cette part de leur histoire. »
Violence
En effet, deux éléments émergent de ces révoltes : les conditions de vie misérables des vignerons de l'époque, d'une part ; et la violence à laquelle certains d'entre eux se sont laissés aller, dans un contexte de revendications. « Il n'est pas aisé pour nombre de gens de partager sur cette question souvent douloureuse. »
Quoi qu'il en soit, le résultat est un document exclusif, consultable sur demande durant toute la durée de l'exposition. Une chance pour un public qui, bien qu'en partie professionnel de la vigne, ne connaît pas forcément très bien le quotidien des Champenois de cette période.
« Je suis effaré de voir comment les choses se passaient au début du siècle, assure Jacky Rousseau, viticulteur à Montgenost présent à l'inauguration. C'était vraiment une existence de misère pour les vignerons de l'époque. Cela contraste beaucoup avec la situation d'aujourd'hui
http://www.lunion.presse.fr/article/economie-region/bethon-lexposition-retrace-cent-ans-dhistoire-du-champagne-un-vin-qui-a-fait
1911 - 2011 : c'est un siècle d'histoire du champagne et des viticulteurs que l'association la Villa Bissinger d'Aÿ, en partenariat avec le Syndicat général de vignerons des coteaux du sud sézannais, propose de retracer à travers des textes, des photos et un film.
L'exposition, qui se tient jusqu'au 14 janvier à la coopérative le Brun de Neuville à Bethon, est ouverte à tous : aux viticulteurs, bien sûr, mais aussi aux « personnes qui souhaitent connaître cette part importante de l'histoire de la Champagne », assure Alain Oudard, président des viticulteurs de Villenauxe-la-Grande.
Un rappel des turbulences
« Nous donnons la possibilité de découvrir cette exposition très complète sur la question. Cela peut être une occasion pour les viticulteurs de se rencontrer, et pour tous de s'informer. L'entrée est libre et gratuite. »
Pas moins de vingt-huit panneaux sont mis en place, donc, à la salle panoramique au Brun de Neuville. Ils regroupent des témoignages, des éclaircissements et des photographies sur les révoltes qui ont frappé le monde de la vigne champenoise au début du siècle.
« C'est un peu un rappel des turbulences qu'a connu la construction de la Champagne », explique Rémy Collet, du syndicat général des vignerons. Au début du XXe siècle, les ventes du vin effervescent fleurissent, profitant aux négociants ; dans le même temps, les conditions de récolte des vignerons se font plus dures, avec la prolifération des parasites et le maintien de revenus modestes.
L'élargissement des zones d'achat des négociants va achever de déstabiliser les rapports entre les deux parties. Les révoltes vigneronnes qui s'ensuivront, en 1911, vont marquer le début d'une époque de turbulences dont l'issue ne se profilera qu'en 1927, année de la loi fixant une zone géographique réservée pour l'appellation Champagne.
Témoignages exclusifs
Mercredi dernier, à l'inauguration de l'exposition, l'ethnologue de la Villa Bissinger Aurélie Melin est venu éclairer le public présent sur cette période de troubles. Elle a détaillé le contexte dans lequel les révoltes ont éclaté, les manifestations qui se sont ensuivies et leurs conséquences.
Après son exposé, l'assistance a profité d'un film fait d'images d'archives. L'association s'est procuré ces séquences auprès de Pathé-Gaumont, moyennant une rétribution de 6 000 €. Les images sont agrémentées de témoignages de personnes ayant eu vent de ces événements par leurs parents ou grands-parents.
« Je suis allée à la rencontre de familles de vignerons de l'Aube et de la Marne, afin qu'ils me fassent part des dires de leurs aïeux, précise Aurélie Melin. Cela a été parfois facile, avec certaines personnes très enclines à parler du sujet… et parfois complexe. Il peut être difficile pour ces familles d'évoquer cette part de leur histoire. »
Violence
En effet, deux éléments émergent de ces révoltes : les conditions de vie misérables des vignerons de l'époque, d'une part ; et la violence à laquelle certains d'entre eux se sont laissés aller, dans un contexte de revendications. « Il n'est pas aisé pour nombre de gens de partager sur cette question souvent douloureuse. »
Quoi qu'il en soit, le résultat est un document exclusif, consultable sur demande durant toute la durée de l'exposition. Une chance pour un public qui, bien qu'en partie professionnel de la vigne, ne connaît pas forcément très bien le quotidien des Champenois de cette période.
« Je suis effaré de voir comment les choses se passaient au début du siècle, assure Jacky Rousseau, viticulteur à Montgenost présent à l'inauguration. C'était vraiment une existence de misère pour les vignerons de l'époque. Cela contraste beaucoup avec la situation d'aujourd'hui
http://www.lunion.presse.fr/article/economie-region/bethon-lexposition-retrace-cent-ans-dhistoire-du-champagne-un-vin-qui-a-fait
lundi 9 janvier 2012
Si Versailles m'était conté
De Louis XIII à Jeff Koons. C'est la mission que s'est confiée Jean-Jacques Aillagon dans son Versailles en 50 dates. "Invité" à prendre sa retraite en octobre, l'ancien ministre de la Culture y fait ses adieux à un château sur lequel il a régné pendant quatre ans. Tout en se souvenant que, avant de mener une brillante carrière de haut fonctionnaire, il avait été professeur d'histoire-géo.
Ponctuée de cinquante haltes, cette promenade pédagogique à travers les siècles débute le 11 novembre 1630 avec la journée des Dupes, qui marque l'entrée du pavillon de chasse de Louis XIII dans les manuels d'histoire. Dès lors, Versailles ne cessera plus de se mêler de politique, par-delà les régimes et même les frontières. Symbole de la monarchie absolue, le château est aussi un berceau de la République. Emblème de la France, il sert de cadre à la naissance de l'Empire allemand et régente le destin de l'Europe avec le traité du même nom en 1919.
Jean-Jacques Aillagon a lui-même oeuvré pour que l'actualité ne délaisse pas Versailles en y conviant l'art contemporain. Dans le chapitre Jeff Koons, il note, malicieux, que Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, qui demanda en 2008 l'interdiction de l'exposition pour "pornographie", s'est depuis lancé dans la commercialisation de préservatifs.
Par le biais d'une préface engagée, le Lorrain prouve d'ailleurs que la polémique ne le rebute pas en dézinguant la Maison de l'histoire de France, qui doit s'installer aux Archives nationales. Qualifiant ce choix présidentiel de "petit projet qui ne saurait satisfaire une grande idée", Jean-Jacques Aillagon rappelle dans son livre-plaidoyer que notre histoire nationale a depuis longtemps trouvé une résidence bien plus spacieuse du côté des Yvelines.
http://www.lepoint.fr/livres/si-versailles-m-etait-compte-30-12-2011-1413814_37.php
Ponctuée de cinquante haltes, cette promenade pédagogique à travers les siècles débute le 11 novembre 1630 avec la journée des Dupes, qui marque l'entrée du pavillon de chasse de Louis XIII dans les manuels d'histoire. Dès lors, Versailles ne cessera plus de se mêler de politique, par-delà les régimes et même les frontières. Symbole de la monarchie absolue, le château est aussi un berceau de la République. Emblème de la France, il sert de cadre à la naissance de l'Empire allemand et régente le destin de l'Europe avec le traité du même nom en 1919.
Jean-Jacques Aillagon a lui-même oeuvré pour que l'actualité ne délaisse pas Versailles en y conviant l'art contemporain. Dans le chapitre Jeff Koons, il note, malicieux, que Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, qui demanda en 2008 l'interdiction de l'exposition pour "pornographie", s'est depuis lancé dans la commercialisation de préservatifs.
Par le biais d'une préface engagée, le Lorrain prouve d'ailleurs que la polémique ne le rebute pas en dézinguant la Maison de l'histoire de France, qui doit s'installer aux Archives nationales. Qualifiant ce choix présidentiel de "petit projet qui ne saurait satisfaire une grande idée", Jean-Jacques Aillagon rappelle dans son livre-plaidoyer que notre histoire nationale a depuis longtemps trouvé une résidence bien plus spacieuse du côté des Yvelines.
Par Thomas Mahler
Versailles en 50 dates, de Jean-Jacques Aillagon (Albin Michel, 322 p., 20 euros).http://www.lepoint.fr/livres/si-versailles-m-etait-compte-30-12-2011-1413814_37.php
dimanche 8 janvier 2012
Selah Sue, Dionysos, Benabar. 1ers noms du Printemps de Bourges
Benabar, Dionysos, Zebda, The Rapture, Selah Sue et Charlie Winston font partie des premiers noms dévoilés vendredi par le Printemps de Bourges pour son édition 2012, qui se tiendra du 24 au 29 avril.
Benabar, dont le dernier album Les bénéfices du doute est paru en décembre, ouvrira le festival le 24, lors d'une soirée où se produira également le duo de Brigitte, une des révélations de la précédente édition.
Belle soirée rock
Le 25 avril s'annonce comme un plateau rock avec le groupe Shaka Ponk, Izia et Dionysos, dont le nouvel album est attendu pour le printemps.
Le lendemain, se produiront notamment la Belge Selah Sue, lauréate du prix Constantin 2011, l'Anglais Charlie Winston, Arthur H et les Américains rockabilly de Sallie Ford & The Sound Outside, une des sensations des dernières Trans Musicales de Rennes.
Électro
Le 27, le Printemps de Bourges organise une «Groove'n'beat party», qui réunira notamment Zebda -- de retour après huit ans d'absence --, General Elektriks, Hollie Cook, Tinariwen, Danakil, Tarrus Riley, Nneka et Groundation.
Enfin, le samedi aura lieu la désormais traditionnelle «Rock'n'beat party», lors de laquelle alternent plateaux rock et électro, avec The Rapture, Birdy Nam Nam, C2C, Yuksek, Who made who, Skip the use, Erol Alkan, Huoratron et Don Rimini.
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