mercredi 15 février 2012

Le salon de l'agriculture 2012 : Les enfants ne sont pas en reste

Les enfants comptent parmi les plus grands fans du salon de l'agriculture. Chaque année, les organisateurs de ce grand rendez-vous familial et les exposants ne manquent pas de prévoir des activités destinées au jeune public.

Pour cette 49e édition, des parcours de visites thématiques spécialement conçus pour les enfants sont prévus afin qu'ils puissent découvrir le salon tout en s'amusant. Chaque jour, plus d’une centaine d’animations autour du goût, de l’alimentation, de la biodiversité, de l’environnement, des métiers de l'agriculture sont organisées pour eux. Quiz, jeux de piste et d’agilité, dégustations, spectacles, cours de cuisine, défilés, conférences, projections de films, dédicaces : il y en aura pour tous les goûts.

Aires de jeux et nurseries


En outre, le salon met deux espaces de détente à la disposition des enfants, placés sous la responsabilité des parents, comprenant une aire de jeux, une nurserie et une boutique Joué Club (Pavillon 1).

Enfin, le salon de l'agriculture met en place une opération baptisée « Zéro enfant perdu ». Le concept ? Que chaque parent équipe son (ou ses) enfant(s) d’un bracelet d’identification : « un geste simple qui évite bien des pleurs et des peurs ! », indique le dossier de présentation de l'événement. Au total, près de 100.000 bracelets seront mis gratuitement à disposition des familles, à chaque entrée et sur tous les points d'information. Avec un slogan simple : « un bracelet qui sert que si l’on s’en sert ! ». Alors, dans ces conditions : impossible de ne pas profiter de sa visite en famille !
Du 25 février au 4 mars 2012. Paris Porte de Versailles (pavillons 1, 2, 3, 4 et 7.1 et 7.2)

Tous les jours de 9 heures à 19 heures sans interruption

Nocturne le vendredi 2 mars jusqu’à 23 heures (entrée possible jusqu’à 22h30)

Tarifs : 12 € (adulte), 6 € (enfant de 6 à 12 ans), gratuit pour les moins de 6 ans

mardi 14 février 2012

Les 24 Heures du Mans, événement sportif N°1 au monde !

Les 24 Heures du Mans automobiles sont toujours l’événement sportif numéro 1 au monde, devant les jeux Olympiques et la Coupe du monde de football, selon le classement 2012 établi par la très sérieuse association américaine National Geographic, créée en 1888.
A l’occasion de la dernière finale du Super Bowl de football américain, National Geographic, dont le célèbre magazine compte plus de 40 millions de lecteurs chaque mois, dans 33 langues, a rappelé 10 destinations privilégiées qu’un authentique amateur de sport ne pouvait pas manquer dans sa vie de fan. Les 24 Heures du Mans, dont la première édition a eu lieu en 1923, sont en tête de ce classement depuis 2010 parce que « habileté, vitesse et endurance sont les trois ingrédients qui caractérisent la plus grande course automobile au monde », selon National Geographic.
« Les 56 voitures qui prennent le départ sont réparties en plusieurs catégories […] La diversité du plateau permet à cette épreuve d’entretenir un habile et unique mélange des genres, l’esprit propre à cette épreuve mêlant à la fois celui des compétiteurs les plus éprouvés avec celui de la grande tradition automobile », ajoute la célèbre « société » américaine, pour qui cet événement rapproche le passé et le présent sur ce circuit automobile.
Seul événement sportif français à figurer dans ce Top 10, les 24 Heures du Mans fêteront les 16 et 17 juin leur 80e édition par un duel au sommet entre Audi et Toyota qui aligneront des protos hybrides équipés de moteurs thermiques et électriques.
Classement 2012 des 10 premiers événements sportifs mondiaux, selon National Geographic :
1. 24 Heures du Mans, France
2. Jeux Olympiques
3. Coupe du monde de football
4. Super Bowl (football américain), Etats-Unis
5. Finales NBA (basket-ball), Etats-Unis
6. Masters (golf), Augusta, Etats-Unis
7. Open d’Argentine (polo), Buenos-Aires, Argentine
8. Tournoi de Wimbledon (tennis), Londres, Angleterre
9. World Series (base-ball), Etats-Unis
10. Grand National (équitation, steeplechase), Liverpool, Angleterre

dimanche 12 février 2012

FUMAY Les conteurs amateurs se jettent dans la gueule du loup

Outre l'aspect musical, l'association L'ivre d'hors a pour objectif de développer les animations autour du conte et du théâtre. Ce fut déjà le cas, il y a un an avec un spectacle de théâtre de marionnettes intitulé « la grammaire est une chanson douce », qui avait connu un succès sans précédent au foyer communal d'Haybes.
En ce début d'année 2012, L'ivre d'hors dans le cadre de ses tremplins, septième du nom, propose au public un spectacle de contes sur le thème du « loup ».
Les acteurs de cette soirée sont des conteurs amateurs et le collectif Sous la jupe des filles, qui se produit chaque mois depuis mars 2011, à la bibliothèque municipale d'Haybes, dans le cadre du projet contes/mois.
Il y a eu un gros travail, beaucoup de répétitions dans une salle mise à disposition à l'école élémentaire du Charnois pour finaliser et présenter un spectacle abouti. Ce sera le samedi 18 février 2012 à 20 h 30 au foyer communal d'Haybes, transformé en salle de spectacle, grâce à la municipalité et les services techniques, en collaboration avec la ville de Fumay, pour le prêt de matériel. Le service culturel de Fumay et l'association L'ivre d'hors vous invitent donc à rêver avec ces conteurs.
Les tremplins de l'association se déroulent selon le même principe, à savoir : entrée libre, soirée au chapeau.
Il y a eu un gros travail, beaucoup de répétitions dans une salle mise à disposition à l'école élémentaire du Charnois pour finaliser et présenter un spectacle abouti. Ce sera le samedi 18 février 2012 à 20 h 30 au foyer communal d'Haybes, transformé en salle de spectacle, grâce à la municipalité et les services techniques, en collaboration avec la ville de Fumay, pour le prêt de matériel.
Le service culturel de Fumay et l'association L'ivre d'hors vous invitent donc à rêver avec ces conteurs

http://www.lunion.presse.fr/article/culture-et-loisirs/fumay-les-conteurs-amateurs-se-jettent-dans-la-gueule-du-loup

samedi 11 février 2012

Des célibataires mis aux enchères

Samedi soir, à partir de 21 heures une animation un peu inattendue va se dérouler au café le Vasco de Gama, (1 place de l'Estrapade) à Toulouse. En prélude à la Saint-Valentin une vente aux enchères de célibataires, dont les bénéfices seront reversés aux Restos du Cœur, va se mettre en place. Qu'on se rassure, tout cela est festif et surtout solidaire. « C'est un concept qui remonte à trois ans, explique Audrey, l'organisatrice au Vasco. L'idée est partie d'un délire entre amies et on s'est lancé le défi. Des copains et des clients fidèles du café ont rapidement joué le jeu ».
Au programme : cinq filles et cinq garçons célibataires. C'est le critère absolu. Pour le reste, tout le monde peut participer dans un esprit bon enfant. Ensuite, une pseudo-vente aux enchères est organisée. Chaque client a un petit carton avec un numéro. Un animateur présente chaque candidat au micro et le public lance l'enchère à partir d'1 €. Jusqu'à l'enchère finale. « Qui peut aller parfois très loin puisqu'une année on a atteint 90 €. Une somme partie directement aux Restos du Cœur ».
Le gagnant lui repart avec un verre de vin, de sangria ou de punch à partager avec le généreux client. Jusqu'à maintenant, la clientèle, plutôt jeune, (25-35 ans), du Vasco à largement participé. « Et ça s'annonce plutôt bien pour cette année ». Les curieux peuvent avoir des infos sur l'événement sur Facebook ou Twitter. Enfin, l'histoire ne nous dit pas si des liens se sont noués à l'issue de ces drôles d'enchères.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/10/1281296-des-celibataires-mis-aux-encheres.html

vendredi 10 février 2012

Saint-Brieuc. L’art japonais à l’honneur au musée

Saint-Brieuc a lancé Bretagne-Japon 2012. Des expositions vont réunir objets japonais et oeuvres japonisantes dont les musées bretons sont riches.
Le musée de Saint-Brieuc a inauguré, mercredi soir, « Bretagne-Japon 2012, un archipel d’expositions ». Une inauguration à laquelle assistaient élus, conservateurs, et aussi Ichiro Komatsu, ambassadeur du Japon.
« Bretagne-Japon 2012 » ? Un projet culturel lancé en 2006 à l’initiative de l’Association des conservateurs des musées de la Région Bretagne (ACMRB). Passionnée par le japonisme (1), l’association est partie de deux constats : les collections des musées bretons comportent de nombreux objets japonais. De nombreux artistes, inspirés par les paysages bretons et influencés par l’esthétique japonaise, sont venus en Bretagne pour travailler à la fin du XIXe siècle.
Armes, estampes, photographies, peintures, porcelaines… Désireuse de montrer ces pièces inédites, l’ACMRB a rassemblé 800 pièces présentées dans 11 musées bretons à travers 12 expositions : Concarneau, Saint-Brieuc, Lamballe, Douarnenez, Dinan, Brest, Quimper (Beaux-arts et Musée départemental breton), Lorient, Morlaix et Rennes.
Bretagne-Japon 2012, 12 expositions sera à découvrir jusqu’en mars 2013.

jeudi 9 février 2012

Le musée de l’Air va retrouver ses années 1930

Une aérogare rénovée comme au premier jour de l’Exposition universelle de 1937, des halls restaurés, de nouvelles animations… le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget poursuit son envol sous la houlette de sa directrice, Catherine Maunoury. Tour d’horizon.
L’aérogare restaurée façon Art . Après des années d’atermoiements, le musée de l’Air et de l’Espace (MAE), au Bourget, va retrouver son faste d’antan. Hier, Catherine Maunoury, sa directrice, a officiellement annoncé le lancement, début avril, des travaux de restauration de cette magnifique aérogare, inaugurée en grande pompe en 1937 par le Albert Lebrun. Alors qu’il avait stoppé depuis deux ans tout , le ministère de la Défense a débloqué en septembre 21,5 M€ pour rénover son seul musée d’Etat consacré à l’aviation. « L’aérogare du Bourget est un joyau de l’Art déco classé monument historique et le berceau de l’aviation commerciale, rappelle Catherine Maunoury. Le terrain du Bourget, qui fut le point de départ et d’arrivée des grands raids, est le premier aéroport d’affaires en Europe et une des futures portes d’entrée du Grand Paris. Grâce à l’Etat, nous allons le rénover et donner un nouveau souffle au musée. »

Selon le calendrier prévu, les travaux s’étaleront en deux phases. La salle des Huit-Colonnes, ce vaste hall imaginé par l’architecte Georges Labro pour ce qui était alors le plus grand aéroport parisien, et la façade classée de 220 m de long devraient être inaugurées en juin 2013, à l’occasion du prochain Salon de l’aviation. A cette date, l’entrée du musée se fera par le hall de l’ancienne aérogare, comme en 1937. « Nous nous lancerons ensuite à partir de l’été 2013 dans la rénovation des terrasses, des façades arrière et de la tour de contrôle, le cœur battant de l’aérogare. Sauf imprévu, tout pourrait être terminé en 2014-2015 », s’enthousiasme Jean-Noël Boy, le directeur adjoint du musée, en charge du chantier.

Trois halls transformés. La nouvelle directrice du musée avait fait du mécénat une priorité dès son arrivée. Pari réussi. Le nouveau hall de la Guerre de 1939-1945, qui présente les avions mythiques de la Seconde Guerre mondiale, sera inauguré fin 2014. Il bénéficiera du mécénat de la fondation américaine Dewhurst, qui a rénové l’an dernier le musée du Débarquement d’Utah Beach (Manche) et à laquelle le musée a prêté pour cinq ans le bombardier B-26. Les travaux du futur hall de l’Entre-Deux-Guerres, dont la scénographie sera repensée, devraient, eux, démarrer au printemps : ils seront financés sur fonds propres mais un mécénat est également en cours de discussion. Enfin, le hall de la Cocarde, qui expose notamment le prestigieux prototype Concorde 001 et raconte l’histoire de l’aviation militaire, sera également restauré cette année.

Une souscription publique pour les Fouga Magister. Postés à l’entrée du musée, ils pointent leur nez vers le ciel du Bourget. Démontés en juillet 2011, les trois Fouga Magister, les fameux biplaces de la Patrouille de France, doivent subir une restauration complète. Pour la réaliser, le musée de l’Air lance un appel à dons. Les noms de tous les donateurs seront inscrits sur un support implanté sur l’esplanade. Renseignements sur www.museeairespace.fr.
http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/le-musee-de-l-air-va-retrouver-ses-annees-1930-08-02-2012-1851169.php

mercredi 8 février 2012

Le salon Ever Monaco fera le plein de nouveautés

On en sait un peu plus sur le programme et les nouveautés présentées au salon Ever Monaco qui se déroulera du 22 au 25 mars au Grimaldi Forum. Ce rendez-vous dédidé aux véhicules à énergie alternative réunira la plupart des constructeurs engagés dans la mobilité propre, à commencer par Nissan, partenaire du salon monégasque pour la quatrième fois. La marque japonaise présentera évidemment la Leaf électrique, voiture de l'année 2011. Et grâce à une association entre Nissan, HSBC Private Bank et Ever Monaco, les visiteurs auront la possibilité de gagner une Leaf par tirage au sort.
En plein développement de sa stratégie électrique, Renault proposera un centre d'essai avec Fluence ZE, Kangoo ZE et le tout nouveau quadricycle Twizy qui fera ses grands débuts après le salon de Genève. Mercedes-Benz France présentera la Smart Fortwo Electric Drive troisième génération dont la commercialisation est prévue à l'automne, ainsi qu'un vélo électrique très tendance. Seront aussi présents le monégasque Venturi, le suisse Protoscar avec sa Lampo 3, Wattoo avec sa gamme de vélos et scooters électriques ainsi que plusieurs équipementiers.
Du 22 au 25 mars au Grimaldi Forum. Entrée gratuite.
http://boiteauto.nicematin.com/

mardi 7 février 2012

« Rimbaud en très belle jeune fille »

ON ne possède qu'une seule photographie de Vitalie Rimbaud, la sœur cadette d'Arthur. Âgée d'une quinzaine d'années, deux ans avant sa mort, elle pose dans le studio du photographe Vassogne, à Charleville.
A ce portrait faut-il superposer celui qu'en fit Ernest Delahaye, camarade de classe d'Arthur ? La sage jeune fille avait, écrit-il, « la fraîche carnation, la chevelure châtain foncé, les yeux bleus » de son illustre frère. Et d'affirmer qu'elle était « Rimbaud en très belle jeune fille » !
De son papa, le capitaine Frédéric Rimbaud, Vitalie ne gardera aucun souvenir. Née le 15 juin 1858 à Charleville, elle a deux ans quand il claque pour toujours la porte du domicile conjugal carolopolitain, laissant son épouse seule avec quatre enfants. Frédéric a sept ans, Arthur six et Isabelle, huit mois.
Vitalie grandit sous l'autorité tyrannique d'une mère dévote. A ses deux filles, elle inculque les vertus bourgeoises qui feront d'elles de parfaites et pieuses épouses de maris aisés et bien-pensants, des mères exemplaires qui, cela va sans dire, n'auront pas à exercer un métier.
Le fondement de cette éducation c'est la morale chrétienne, le don de soi au Tout-Puissant. Pensionnaire chez les religieuses du couvent carolopolitain des Sépulcrines, situé place du Sépulcre (actuelle place Jacques-Félix), Vitalie Rimbaud, « Enfant de Marie », est hantée par le péché. L'on devine l'émoi qu'ont dû provoquer en son âme pure les écarts de langage et de conduite de ses deux frères, notamment ceux d'Arthur, le bouffeur de curés !
Au même titre que les travaux d'aiguilles, l'apprentissage des bonnes manières ou les leçons d'hygiène, la tenue d'un journal intime fait partie de l'éducation d'une jeune fille du beau monde. Vitalie tient le sien assidûment.
Sur le vif de l'évènement, elle prend des notes. Seulement après, elle rédige posément ses souvenirs avant de les soumettre à la lecture de sa mère et des Sépulcrines. Publié par le « Musée-Bibliothèque Arthur Rimbaud », le Journal de Vitalie peut être consulté et mieux encore acheté à la médiathèque Voyelles de Charleville-Mézières. Son intérêt majeur est de nous éclairer sur l'environnement familial pour ne pas dire « tribal » du poète.
Vitalie a quinze ans quand elle connaît la première grande aventure de sa vie. « Le 5 avril 1873, écrit-elle, nous partions de Charleville, maman, mon frère Frédéric et ma sœur Isabelle. Première fois que je voyageais en chemin de fer ». Quel événement !
Prendre le train de Paris jusqu'à Amagne, puis un autre, plus petit jusqu'à la gare d'Attigny d'où après avoir parcouru en voiture hippomobile « 4 kilomètres 1 hectomètre », elle découvre pour la première fois l'univers de sa maman, le hameau de Roche, la ferme familiale, la plus grosse du pays, celle des Cuif dont Mme Rimbaud-Cuif a hérité et dont les revenus des fermages font vivre sa famille.
Six mois Vitalie va y demeurer, le temps pour sa mère d'aménager la partie de la ferme qui n'a pas été restaurée depuis l'incendie qui dix ans auparavant l'a ravagée. « Roches (sic), note-t-elle, a treize maisons, environ cent dix habitants. Il n'y a pas d'église ni d'école communale. »
L'émerveillent « le frêle et limpide ruisseau qui va se perdre doucement dans le canal au bas du village de Voncq », la vue « au loin des moulins de Vaux-Champagne », les pommiers en fleurs « chargés d'une neige odoriférante ». Elle témoigne d'une miraculeuse apparition le Vendredi saint. « Un coup discret retentit à la porte. J'allai ouvrir et… jugez de ma surprise, je me trouvai face à face avec Arthur. Nous en fûmes bien joyeux ».
Bien qu'Arthur se soit gardé de lui dire que Verlaine vient de le blesser à Bruxelles d'un coup de revolver, devinant que le bandage du bras gauche cache quelque chose de suspect, elle n'en touche mot. Peu probable qu'avec maman, son frère et ses deux sœurs Arthur soit allé le dimanche de Pâques à la messe donnée dans la chapelle de Méry que Vitalie décrit ainsi : « Petite, décorée simplement, bâtie sur une petite éminence, elle est entourée d'un cimetière où reposent mes grands-parents ».
La vue des tombes lui inspire une longue méditation sur la mort qui « n'arrête pas le temps au cadran de la vie » puisqu'elle est grâce à Dieu « une douce espérance ».
Vitalie rapporte, sans le lui reprocher, qu'Arthur durant les trois semaines qu'il passe à Roche s'adonnera peu aux travaux agricoles puisque « la plume trouvait auprès de lui une occupation assez sérieuse ».
Est-elle alors allée le voir dans le grenier de la ferme où il entreprenait l'écriture d'Une Saison en enfer ?
Vitalie, elle, est ravie de participer avec son frère Frédéric aux travaux des champs, à la « cueillaison » (sic) des fruits ! « Je me rappelle parfaitement, confie-t-elle, le jour où pour la première fois de ma vie, je fanai. Abritée sous un chapeau de paille à larges bords, sentant la sueur ruisseler sur mon visage et par tous mes membres, je travaillais le plus courageusement qu'il m'était permis, tout en suivant mes compagnons de travail ».
En octobre, au moment de retrouver le pensionnat des Sépulcrines de Charleville, elle confie : « Oui, j'ai été heureuse, bien heureuse dans notre village ». Mais s'abandonner sans retenue à une joie inconsidérée étant un péché, elle ajoute, pleine de repentance : « Je me reprochais ma trop grande joie. Je n'ai pas joui assez raisonnablement de mon bonheur »
L'autre bonheur qu'elle va vivre un an plus tard, elle le doit à Arthur. Celle en qui Ernest Delahaye voyait « Rimbaud en très belle jeune fille » en témoignera dans une prochaine chronique.
Qu'en pensent les chênes de nos forêts ?
 
http://www.lunion.presse.fr/article/faits-divers/rimbaud-en-tres-belle-jeune-fille
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lundi 6 février 2012

Les paysages d’Alsace perdus de Jean-Jacques Henner

De l’Alsace observée à l’Alsace sublimée. Voici le parcours que propose le Musée national Henner dans les paysages du peintre alsacien, plus célèbre de son vivant (1829-1905) pour ses portraits. Intitulée « De l’impression au rêve. Paysages de Jean-Jacques Henner », c’est la première exposition du musée depuis sa rénovation en 2009 – en fait, un nouvel accrochage thématique, avec un renouvellement de 65 % des tableaux présentés en collection permanente.
« Henner n’est pas un paysagiste, mais nous avons voulu montrer que son rapport au paysage est un leitmotiv dans son œuvre », explique Marie-Hélène Lavallée, directrice du musée. Dans sa jeunesse, il peint la campagne alsacienne avec réalisme et précision, puisant ses sujets dans son environnement immédiat : une Vue depuis la chambre à Bernwiller, la belle Route de Galfingen avec le vieux cerisier et la croix.
Mais il abandonne vite cette démarche pour travailler sur les couleurs, et restituer des effets atmosphériques – voir la Vallée de Munster, crépuscule après l’orage. Le Sundgauvien poursuit ce travail en Italie, où, pensionnaire de la Villa Médicis de 1858 à 1863, il capte les lumières méridionales dans ses toiles ( Baie de Naples).
Mais à partir des années 1870 et jusqu’à la fin de sa vie, Henner ne verse plus que rarement dans ce style. « La perte de l’Alsace, rattachée à l’Allemagne, marque une rupture dans le travail créateur de Henner, traumatisé par cet événement, comme beaucoup d’Alsaciens », indique Marie-Hélène Lavallée.
Placé dans le musée à côté du fameux L’Alsace, elle attend, le tableau Vue de Cernay, Alsace, dit de Troppmann Kinck, illustre parfaitement son traitement de ce genre pictural : « L’évocation est réduite à quelques motifs, un buisson, un étang, une prairie et quelques couleurs, brun, bleu, vert. Il confère à ce paysage pur, symbole de l’Alsace perdue et dont il rêve, un caractère immuable et intemporel. » Jean-Jacques Henner imagine ce décor sans quitter son atelier, et le peuple de nymphes et de naïades, des nus féminins en vogue qui assurent la fortune de l’artiste, devenu officiel.
« Aucune de ces scènes n’est contemporaine, mais Henner est en plein dans son époque », plaide la directrice du musée. Par son engagement dans la société : Henner courait les salons, où il défendait la revanche contre l’Allemagne, et le capitaine Dreyfus. Et par sa démarche artistique, que Mme Lavallée juge très contemporaine. « Dans certains tableaux, il y a une absence de distance avec le sujet : on rentre dans le paysage, en portant la focale sur une branche d’arbre ou une racine. Henner était l’ami des Impressionnistes, même s’il a refusé d’exposer avec eux en 1874. Car pour lui, l’exercice n’était pas une fin en soi; il recherchait un idéal de peinture. » Il a ainsi poursuivi, à la fin de sa vie, des recherches autour d’un seul sujet, une femme nue se détachant dans un ciel bleu. « Je rêve quelque chose et je n’arrive pas à réaliser mon rêve ; il faut trouver la forme et la couleur appropriée », résumait Henner.
Y ALLER Musée national Jean-Jacques Henner, 43 avenue de Villiers, 75017 Paris. Jusqu’au 2 juillet, tous les jours de 11 h à 18 h, sauf le mardi. Tél. 01.47.63.42.73 ou www.musee-henner.fr.

dimanche 5 février 2012

Carcassonne. Tout le festival 2012

Le conseil municipal a voté à l'unanimité, hier, la programmation du festival 2012, comme chaque année depuis des lustres placé sous le signe de l'éclectisme.
Nous dévoilions l'essentiel de la programmation du festival 2012 dans notre édition de lundi. Hier, le conseil municipal a levé le voile sur la totalité des spectacles payants d'un festival qui commencera le 22 juin pour s'achever le 5 août. Moins longue que l'année dernière et truffée de tournées d'anciennes gloires sur le retour par souci d'économies, l'édition 2012 a également été annoncée plus tôt que par le passé. « C'est en ce moment que les gens réservent leurs vacances d'été. Nous avons voulu avancer l'annonce pour les attirer », justifie le maire, Jean-Claude Pérez.
Alain Tarlier, l'adjoint chargé de la culture, essaie de convaincre que « le festival est en train de devenir d'année en année l'un des plus grands festivals de France. Nous sommes en train de changer l'image de la culture dans cette ville ». Avec Donovan, Alan Parson ou Laurent Gerra, on a du mal à voir en quoi tant ce festival ressemble, en plus étendu, à celui que Carcassonne a toujours connu ces 15 dernières années. D'ailleurs, en expliquant que « la diversité culturelle fait l'identité de ce festival », Alain Tarlier paraphrase quasiment Raymond Chesa, l'ancien maire qui aimait à répondre en manière d'oxymore quand on l'attaquait sur ce festival fourre-tout : « La spécialité, c'est l'éclectisme. » Dans l'opposition, qui a voté à l'unanimité pour cette programmation, Jean-Luc Roux a regretté de ne toujours pas avoir eu à disposition les chiffres 2011, notamment sur le nombre de places vendues l'an dernier
http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/03/1276554-tout-le-festival-2012.html

samedi 4 février 2012

Evénement : la réserve naturelle ouverte au public les 4 et 5 février

Dans le cadre des Journées mondiales des zones humides, et avec pour toile de fond le centenaire de la Ligue pour la protection des oiseaux, la réserve naturelle de Lilleau des Niges ouvrira exceptionnellement ses portes aux visiteurs, les samedi 4 et dimanche 5 février.

Il est des propositions qui ne se refusent pas. Celle de partir à la rencontre du peuple ailé, en plein cœur de la réserve naturelle de Lilleau des Niges, en est une. Habituellement interdit d’accès, ce site protégé, géré depuis plus de 30 ans par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), sera exceptionnellement accessible, les samedi 4 et dimanche 5 février, à des groupes encadrés par le personnel de La Maison du Fier.
Ces deux jours n’ont pas été choisis au hasard. En effet, chaque début février, les Journées mondiales des zones humides commémorent la signature de la convention de Ramsar (Ramsar étant le nom de la ville, en Iran, où la convention a été signée). Placée sous l’égide de l’UNESCO, cette convention est un traité intergouvernemental relatif aux zones humides d’importance internationale, principalement pour l’accueil des oiseaux. Ce précieux label Ramsar, le Fier d’Ars, la fosse de Loix et les marais salants alentours, l’ont obtenu en 2003.
À cette période de l’année, des milliers de migrateurs venus du nord de l’Europe trouvent refuge dans la tranquille et paisible réserve naturelle de Lilleau des Niges. Parmi ces hôtes à plumes : les célèbres bernaches cravant de Sibérie, les bécasseaux variables du Groenland, les barges à queue noire d’Islande, ou encore les rares spatules blanches des Pays-Bas. C’est tout ce petit monde ailé que les animateurs de la LPO vous invitent à découvrir, ou redécouvrir. “En Camargue, le nombre d’oiseaux est bien plus important que sur l’île de Ré. Mais, là-bas, les oiseaux s’observent de très loin et il faut parfois rouler des kilomètres et des kilomètres. Ici, les conditions d’observation sont intéressantes. Les oiseaux ne sont pas farouches. Ils ne considèrent plus l’homme comme un danger. Cela n’existe nulle part ailleurs en France”, explique Hervé Roques, animateur nature à la LPO.
Ces sorties en plein cœur de la réserve, proposées gratuitement aux amoureux de la nature, auront également pour toile de fond la célébration du centenaire de la LPO. À cette occasion, La Maison du Fier, aux Portes-en-Ré, sera également ouverte au public durant ces deux jours, de 14h à 18h.


http://www.pharedere.com/Evenement--la-reserve-naturelle-ouverte-au-public-les-4-et-5-fevrier,1.media?a=5479

jeudi 2 février 2012

les licornes ont trouvé refuge à la Conciergerie

Le porteur de l'esprit de la baleine échouée. C'est l'une des œuvres préférées de Claude d'Anthenaise, commissaire de l'exposition "Bêtes off" à la Conciergerie. Déjà, le titre donne envie de s'assoir et de rêver. Nous sommes face à un magnifique cétacé de papier, léger comme une plume, posé sur le dos d'un homme de plâtre. Julie Faure-Brac signe là une œuvre très surprenante, délicieusement délicate et puissante. Elle symbolise cette fusion entre l'homme et la bête, cette dualité aussi qui est le thème de l'exposition. Les animaux se sont donc emparés des voutes gothiques et des colonnes, sortes d'arbres de pierre qui rythment le labyrinthe. Inutile de semer des petits cailloux ou de dérouler un fil d'Ariane, on ne se perd pas, on se retrouve. A chaque détour, il est question de ce lien entre l'humanité et l'animalité, entre ce qu'ils nous apportent, ce qu'on leur prend, les pensées que nous leur prêtons, les regards qu'ils jettent sur nous.
Baleine,cheval, coq ou asticot ?
Ces œuvres sont totalement dans l'air du temps, cet air qui nous libère ou nous étouffe, avec nos pensées noires souvent, bleues azur parfois. Dans ce noble lieu, ce sont des asticots trempés dans l'encre qui ont tracé les méandres d'une table d'orientation. "De désorientation même", comme aime à le dire Claude D'Anthenaise : "Un chemin qui ressemble plus à un test de Rorschach qu'à une carte (...) A coté, vous pouvez voir la vidéo de ces minuscules interprètes rampants". Ces "malgré eux" sont à l'œuvre... Asticots, mouches, mort, vanité des vanités... La dimension mystique flotte comme un effluve qui trahit espoirs et désespoirs qui nous sont propres, à nous, les humains.

Les artistes sollicités par Claude d'Anthenaise, ont travaillé très librement sur l'animal, cet autre qui nous accompagne, nous nourrit, nous réchauffe, force notre admiration par sa beauté, ou nous effraie... Comme les mouches. "Elles préfigurent notre fin et c'est une magnifique œuvre de Claire Morgan qui trône au centre de l'exposition", raconte le Commissaire de l'exposition en désignant Here is the end of All Things. "Des centaines de légères graines de pissenlits sont suspendues,comme en apesanteur, trouées par le passage d'une chouette immaculée, arrêtée en plein vol, dès qu'elle aperçoit des mouches". On peut disserter à l'envi sur les intentions qui sous-tendent les créations. On peut aussi imaginer ce qui trotte dans la tête de la girafe tricotée ou dans la cervelle du Tatou décapité. Clin d'œil un brin kitch ou calvaire qui remplit notre assiette.

Un bestiaire hallucinant...

Voilà maintenant, la Crisis cabin, sorte d'abri antiatomique poétique ; elle protège les livres grâce à des plumes de coq, plus loin,la baleine de Christian Gonzenbach qu'il faut contourner pour en saisir toute la finesse ... Mais allez-y plutôt. Comptez une heure de liberté pour une déambulation caustique et enchanteresse au milieu de ce best of de créations contemporaines.
Bêtes Off
Exposition d'art contemporain à la Conciergerie
Centre des Monuments Nationaux
jusqu'au 11 Mars 2012
2, Boulevard du Palais
75001 Paris

mercredi 1 février 2012

Le 2 avril, le musée Toulouse-Lautrec rouvrira dans un palais somptueux

Après 10 ans de travaux et la rénovation des salles basses, les deux étages du Palais de la Berbie ont bénéficié d'une restauration archéologique éblouissante.
Les boiseries, au plafond, ont retrouvé l'éclat naturel de leurs décors peints, des sols créés il y a plus de sept siècles réapparaissent, les peintures murales invisibles retrouvent la lumière. Une splendeur, avec « des cadeaux que le destin nous fait », confiait hier Danièle Devynck, conservateur en chef, visitant le musée Lautrec avec une cohorte d'élus. Une ligne muséographique résolument contemporaine dans un patrimoine médiéval exceptionnel. Une merveille qui attend les visiteurs pour la réouverture du musée le 2 avril prochain. Dernière découverte en date, des peintures murales mises à jour dans le petit salon de Bernis. Le public pourra les découvrir en l'état, comme il pourra apprécier les décors animaliers qui émergent sous les peintures du plafond de la longue salle d'Amboise, ou encore les pavements aux décors peints, datant du XIIIe siècle, dans l'aile des Suffragants, particulièrement bien mis en valeur sous une élégante passerelle.
Martin Malvy, président du conseil régional, en a eu le souffle coupé. Mais pas la repartie : « Vous avez de la chance, l'un et l'autre, ça vous rapproche » glisse-t-il non sans humour à Philippe Bonnecarrère, maire DVD d'Albi et Thierry Carcenac, président PS du conseil général du Tarn, présents dans le cortège.

Un prêt du Musée d'Orsay

Pour la première fois dans l'histoire de la Berbie, le visiteur pourra effectuer un tour complet du palais quand jusque là seule la moitié était accessible. «à la fin de la 3e phase du chantier, le musée aura doublé sa surface», s'est réjoui Fabrice Mazaud du cabinet Dubois&associés, en charge de l'aménagement intérieur.
Dès aujourd'hui, Anne Craveia, restauratrice toulousaine attitrée, commencera le travail de «bichonnage» et de dépoussiérage des œuvres qui seront réaccrochées mi-mars. Plus un prêt exceptionnel de pièces contemporaines par le musée d'Orsay à Paris, quelques toiles du peintre albigeois peu ou jamais montrées, dans de nouveaux encadrements, et les Lautrec acquis ces dernières années, qui réhausseront la réouverture du palais épiscopal. Pour un rendez-vous d'envergure internationale.
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