samedi 4 décembre 2010

Téléthon : les promesses de don en baisse de 7 %

Le compteur de la 24e édition du Téléthon affichait 7 128 811 euros de promesses de dons samedi à 8 heures, treize heures après le coup d'envoi du marathon caritatif sur France Télévisions.


Un heure auparavant, à 7 heures, le compteur affichait 6,65 millions d'euros, soit une baisse de 7% par rapport à l'an passé, a précisé l'Association française contre les myopathies (AFM) dans un communiqué.


Selon l'AFM, cette baisse est la «conséquence des intempéries qui ont paralysé la France» vendredi.


«Aujourd'hui, poursuit l'AFM, la situation météorologique va rester difficile dans toute une partie de la France. Cela ne peut pas stopper notre combat contre la maladie !». En conclusion, l'association lance un appel à la mobilisation :«rejoignez l'une des très nombreuses manifestations qui ont lieu partout en France et, si le verglas, le froid et la neige vous retiennent chez vous, aidez-nous en mobilisant vos amis pour qu'ils fassent un don par téléphone (au 36 37) ou sur telethon.fr».


http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/telethon-les-promesses-de-don-en-baisse-de-7-04-12-2010-1177746.php

vendredi 3 décembre 2010

SPECIAL TELETHON !!!

Le 24e Téléthon s’ouvre aujourd’hui en plein paradoxe. Jamais on ne s’est autant interrogé sur sa survie. Et jamais les chercheurs, eux, ne se sont sentis si près du but, avec des essais de thérapie génique prometteurs qui commencent sur l’homme. Les scientifiques osent aujourd’hui prononcer du bout des lèvres le mot « guérison » pour ces maladies (pas si) rares qui touchent 3 millions de petits Français
Et les Français, qu’en pensent-ils, eux dont la survie du Téléthon dépend en composant le 36.37? Un sondage exclusif réalisé en ligne auprès de 2300 personnes* nous révèle que 82% des Français seraient « affectés » si le Téléthon venait à disparaître. Parmi eux, 40% jugeraient cela « regrettable » et 25% « révoltant ». A l’inverse, seuls 12% s’avouent prêts à « zapper » le marathon caritatif de France Télévisions. Un an après les déclarations tonitruantes de Pierre Bergé, accusant le Téléthon de « parasiter la générosité des Français », ceux-ci sont donc toujours attachés à ce programme devenu un vrai patrimoine de la générosité nationale. A 63%, ils désapprouvent les déclarations du patron du Sidaction, qui ont tout de même ouvert une brèche : 49% des Français seraient favorables à « trouver une nouvelle formule », par exemple une opération annuelle dédiée à plusieurs causes.
Or cette idée d’un « pot commun » ne plaît pas aux défenseurs du Téléthon. « Aujourd’hui, la recherche sur les maladies rares repose essentiellement sur les dons réalisés grâce à l’émission. Il y a assez peu d’investissements publics et privés, ce qui n’est pas le cas pour les autres maladies », insiste Laurence Tiennot-Herment, présidente de l’Association française contre les myopathies (AFM). Autres défenseurs de poids : les ministres Valérie Pécresse et Xavier Bertrand. Hier, 150 parlementaires ont aussi appelé à signer une pétition pour le Téléthon. Et on comprend que l’ouvrir à toutes les causes pourrait le tuer à petit feu, tant ce qui fait son succès repose sur un élan du cœur spontané. Peut-être parce que les Français se disent que cet enfant sur le plateau de télévision, victime d’une de ces maladies « orphelines » , pourrait être le leur, tout simplement.
* Sondage réalisé en novembre par Mediaprism Group, agence de marketing bénéficiant d’une base de données de plus de 36 millions de consommateurs.
http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/les-francais-defendent-massivement-le-telethon-03-12-2010-1175778.php

mercredi 3 novembre 2010

Doubs: un spéléologue belge coincé

Un spéléologue belge d'une trentaine d'années est coincé depuis le début de l'après-midi dans le gouffre d'Ouzène à Tarcenay (Doubs), à environ soixante mètres de profondeur, a-t-on appris auprès de la gendarmerie et des pompiers.


L'homme est resté bloqué dans une "étroiture" -un resserrement important du passage pouvant néanmoins être franchi- alors qu'il participait à une sortie de spéléologie avec sept compatriotes, ont précisé les mêmes sources.


Ses compagnons ont essayé de l'extraire, en vain, et ont appelé les secours vers 19h00, selon les pompiers. Il n'y a selon eux pas de risque de montée des eaux pour l'instant. Quatre membres du groupe sont redescendus dans le gouffre afin d'apporter des victuailles et du réconfort au spéléologue coincé, a dit la gendarmerie.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/02/97001-20101102FILWWW00711-doubs-un-speleologue-belge-coince.php

mardi 2 novembre 2010

Les braqueurs mis en échec en plein centre commercial

Le nouveau centre commercial Okabé au Kremlin-Bicêtre a connu, en ce lundi férié, son premier braquage d’importance. En quelques minutes, trois malfrats, déguisés en policiers, s’en sont pris à une bijouterie avant de s’enfuir… et d’être interpellés peu après.
10 h 30, hier matin.
Les clients sont déjà nombreux à se presser dans les allées du tout nouveau centre commercial du Kremlin-Bicêtre quand trois hommes pénètrent dans les lieux. Revêtus de blousons de policiers, arborant des brassards, ils se dirigent d’un pas décidé vers une bijouterie. Alors qu’ils arrivent devant les présentoirs, ils les font voler en éclats tout en tenant en respect clients et employés présents. En quelques secondes, ils empochent quantité de bijoux, dont le montant pourrait atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros, et, pour couvrir leur fuite, n’hésitent pas à vider une bombe lacrymogène dans le magasin.
Mais l’alerte est immédiatement donnée, d’autant que le bruit des vitres explosant sous les coups a attiré l’attention de tout le monde. Un agent de sécurité tente alors d’arrêter la course de l’un des trois hommes. Il parvient à l’accrocher et tous deux chutent au sol. S’ensuit une courte mais sévère empoignade. Le malfrat parvient à se dégager et à s’enfuir, mais il n’ira pas loin : les policiers ayant été prévenus, ils arrivent au moment où l’homme tente de disparaître. Interpellé, il est conduit au commissariat tandis que les recherches s’intensifient pour retrouver ses deux complices. Dans le centre commercial, les pompiers prodiguent les premiers soins au vigile, blessé à une cheville, ainsi qu’à une maman et à son bébé, incommodés par le gaz lacrymogène. Même si leur état n’inspirait pas d’inquiétude particulière, tous trois ont été conduits à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre.


Interpellés à Villejuif


Autour du centre commercial, la fuite des deux autres braqueurs n’est pas passée inaperçue, à tel point que les policiers parviennent à suivre leur parcours jusque dans la rue Henri-Barbusse à Villejuif. Là, les fonctionnaires découvrent la moto qu’ils ont utilisée, couchée sur le sol. Une fois encore, le manque de discrétion des malfrats va jouer en faveur des policiers à qui des témoins révèlent qu’ils ont vu des hommes entrer dans un immeuble. A partir de là, il ne reste plus aux policiers qu’à fouiller les lieux après avoir encerclé le bâtiment désigné.
Quelques instants plus tard, deux suspects seront interpellés dans l’un des appartements. A l’intérieur du logement seront également retrouvés les blousons et brassards utilisés par les malfaiteurs ainsi que des bijoux. Interpellés, les braqueurs présumés ont été confiés au service départemental de la police judiciaire du Val-de-Marne (SDPJ 94), en charge de l’enquête, et ont été placés en garde à vue. Une garde à vue qui se poursuivait toujours hier soir.
http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/les-braqueurs-mis-en-echec-en-plein-centre-commercial-02-11-2010-1132291.php

lundi 1 novembre 2010

Colis piégés : la piste d'un artificier d'Al Qaïda privilégiée

Deux jours après la découverte des colis piégés à Dubaï et au Royaume-Uni, l'enquête poursuit son cours. Notamment au Yémen, où les autorités ont libéré dimanche soir une étudiante, âgée de 22 ans, arrêtée la veille et soupçonnée de l'envoi de deux colis piégés destinés aux Etats-Unis.


C'est le père de la suspecte qui a annoncé la libération conditionnelle de sa fille : "Ma fille a été libérée, ainsi que sa mère, arrêtée en même temps qu'elle. Elle est innocente". Un responsable yéménite avait auparavant indiqué que la jeune femme avait été libérée, mais qu'elle avait l'obligation de se présenter aux autorités quand elles le demandent. Sanaa avait annoncé samedi l'arrestation de la jeune femme dont le numéro de téléphone figurait sur les bordereaux des colis adressés à des lieux de culte juifs à Chicago (Etats-Unis).


Ces deux colis en provenance du Yémen ont été interceptés vendredi dans les aéroports de Dubaï et d'East Midlands, dans le centre de l'Angleterre. Un seul colis a été envoyé par une femme qui a "usurpé l'identité" de la jeune étudiante et mis son numéro de téléphone sur le bordereau, a indiqué un responsable des services de sécurité yéménites. Le deuxième colis a été envoyé par un homme, a-t-il précisé.


La marque de fabrique d'un seul homme


Plus de 500 étudiants de la Faculté de génie de l'Université de Sanaa avaient manifesté dimanche sur le campus de la faculté pour réclamer la libération de leur camarade. Un groupe de défense des droits de l'Homme yéménite avait pour sa part mis en doute la culpabilité de cette femme. "Nous savons très bien qu'Al-Qaïda ne laisse jamais de traces", a déclaré Abdel Rahmane Barmane, de l'organisation Hood.


Du côté des Etats-Unis, les soupçons se portent désormais sur un homme. Selon Washington, les colis piégés ont été conçus par l'artificier d'Al-Qaïda ayant fabriqué une bombe pour l'attentat raté de Noël 2009 sur un vol Amsterdam-Detroit. Au moins l'un des deux colis contenait, dissimulé dans une imprimante, du PETN (tétranitrate de pentaérythritol), explosif déjà utilisé par Al Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa). Mais les premiers éléments d'enquête indiquent que le même artificier a fabriqué les deux colis piégés et Washington soupçonne un Saoudien réputé proche d'Aqpa d'avoir confectionné ces explosifs.


Le frère d'un kamikaze


Ibrahim Hassan al-Assiri, qui figure en tête de la liste noire des terroristes présumés recherchés par l'Arabie saoudite, est le frère d'un kamikaze tué l'an dernier alors qu'il tentait d'assassiner le prince Mohamed ben Nayef, qui dirige les services saoudiens de l'antiterrorisme. "L'individu qui a fabriqué ces bombes est à l'évidence un individu très dangereux qui a beaucoup d'expérience et une solide formation. Et nous devons le trouver, nous devons le traduire en justice aussi vite que possible", a déclaré sur ABC John Brennan, conseiller de la Maison blanche pour les questions liées au terrorisme.


L'alerte, qui a réveillé les craintes liées au terrorisme aux Etats-Unis, a conduit gouvernements, compagnies aériennes et directions du transport à revoir les procédures de sécurité entourant le transport aérien de marchandises, que Philip Baum, rédacteur en chef d'Aviation Security International, présente comme le "talon d'Achille" du transport aérien


http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-10/colis-pieges-la-piste-d-un-artificier-d-al-qaida-privilegiee-6122386.html

dimanche 31 octobre 2010

Le boucher francilien en vedette à New York

Il n’a que 41 ans mais est déjà une vedette dans sa partie : la boucherie. Une vedette internationale même. Sur la vitrine de sa boutique, le Couteau d’Argent, à Asnières (Hauts-de-Seine), une affichette prévient les clients. Depuis hier, et jusqu’au 4 novembre, Yves-Marie Le Bourdonnec et son équipe ont fermé boutique pour traverser l’Atlantique.
Direction New York et le quartier de Brooklyn où cet artisan atypique, consacré meilleur hamburger du monde en 2008 par le prestigieux « New York Times », livrera ses secrets aux « neo butchers », ces bouchers nouvelle vague qui font élever des vaches en plein air, fait rarissime au pays du bœuf aux hormones.




Cours de découpe




« J’ai rencontré ces artisans à l’occasion d’un reportage pour Canal + sur la filière bovine dans le monde, explique le boucher, qui s’est installé à Asnières en 1987. Ils proposent de l’excellente viande mais ils ne savent pas la découper au couteau comme on le fait ici. C’était l’occasion idéale de transmettre un savoir-faire et de leur apprendre à faire autre chose que des steaks hachés! »


Au programme du voyage : cours de découpe et de cuisine avec des grands chefs, mais aussi table ronde sur le développement durable. A l’heure où l’on accuse la filière bovine de tous les maux, l’artisan francilien souhaite défendre un élevage responsable. C’est d’ailleurs le point de départ du documentaire qui sera diffusé le 15 décembre et pour lequel cet « artiste boucher » a exploré le monde pendant huit mois. « On mange effectivement trop de viande en France, trop de mauvaise viande, souligne ce Breton d’origine. Les grandes surfaces détiennent le marché et seuls les consommateurs peuvent faire changer les choses en exigeant une meilleure qualité. »


Yves-Marie Le Bourdonnec, qui n’ouvre que quatre jours par semaine, propose des petits prix tous les mercredis et s’est fait une spécialité de la maturation des viandes, est un peu un ovni dans la profession. Un passionné qui innove tel un grand chef. De quoi séduire les bobos new-yorkais en quête de sensations culinaires. Seul regret, la faute aux normes d’hygiène, les Américains ne pourront pourtant pas goûter ses spécialités comme le bœuf wagyu, race japonaise réputée nourrie aux céréales torréfiées et au vin rouge bio! Le boucher asniérois est le seul en France à proposer cette viande, grâce à un éleveur déniché au Pays basque.


Le Couteau d’Argent, 4, rue Maurice-Bokanowski à Asnières. Ouvert les mardis, mercredis, vendredis et samedis.
http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/le-boucher-francilien-en-vedette-a-new-york-31-10-2010-1130232.php

samedi 30 octobre 2010

Antarctique : aucun survivant dans le crash de l'hélicoptère français

Aucun des quatre passagers à bord d'un hélicoptère français qui s'est écrasé jeudi dans l'Antarctique n'a survécu, ont confirmé samedi les services de secours australiens. «Ils ont confirmé que les quatre (personnes) à bord n'avaient pas survécu à l'impact du crash» a indiqué un porte-parole de l'Autorité australienne de sécurité maritime Une équipe de secours française constitué d'un médecin et d'un secouriste, arrivée sur place, «a malheureusement constaté qu'il n'y avait aucun survivant», confirme un communiqué de l'administration des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), diffusé ce vendredi matin.


Les corps des quatre victimes ont été rapatriés sur la base française de Dumont d'Urville par hélicoptère, a indiqué samedi à La Réunion, l'administration des TAAF. «Ce matin, profitant d'une fenêtre météo favorable, l'hélicoptère basé à Dumont d'Urville a pu décoller à 12H45 locales pour se rendre sur les lieux de l'accident situé à environ 100 kilomètres», précise un communiqué des TAAF.


Les quatre corps ont été rapatriés, lors de deux rotations de l'hélicoptère, sur la base française où une chapelle ardente a été installée pour accueillir les dépouilles des quatre victimes françaises du crash, souligne le communiqué des TAAF.


«Ces missions délicates ont bénéficié de l'appui aérien d'un Hercule C130 dépêché sur la zone par les autorités australiennes», précisent les TAAF.


L'hélicoptère avait disparu au large de la Terre Adélie, dans l'océan Antarctique, avait annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi l'administration des Terres australes et antarctiques françaises (Taaf)


L'appareil, à bord duquel se trouvaient un pilote, un mécanicien et deux personnels de l'Institut polaire français Paul-Emile Victor (Ipev), avait décollé de l'Astrolabe, d'un navire qui assure les rotations de personnels entre l'Australie et la base française antarctique de Dumont d'Urville.


http://www.leparisien.fr/faits-divers/antarctique-aucun-survivant-dans-le-crash-de-l-helicoptere-francais-30-10-2010-1129859.php

Enquête après une étrange intrustion dans un camps de Roms

Des hommes cagoulés et armés, habillés comme des policiers, ont molesté des Roms...
Le commissatiat de Poissy, dans les Yvelines, a ouvert une enquête vendredi sur une étrange affaire. Dans la nuit de jeudi à vendredi, plusieurs hommes cagoulés et armés se sont introduits dans un camp de Roms des Yvelines.


D'après les témoignages recueillis par les enquêteurs, ces hommes ont fait irruption dans le camp de la plaine de Triel-sur-Seine vers deux heures du matin dans une voiture munie d'un gyrophare. Ils ont pénétré dans des caravanes avec des fusils et des matraques, arrachant certaines portes.


Habillés comme des policiers
Plusieurs personnes du camp ont indiqué avoir été molestées et menacées avec des armes à feu, une femme précisant avoir été obligée de se déshabiller. L'agression aurait duré une demi-heure, les hommes cagoulés tirant en l'air à plusieurs reprises. Les habitants du camp ont précisé que leurs agresseurs «étaient habillés comme des policiers».


«Ces familles ne pourront jamais oublier ce qu'elles ont vécu. Le plus dramatique est que ces hommes sont repartis avec les papiers d'identité de plusieurs personnes du camp», a indiqué à Annick Omond, du Collectif de soutien aux familles roms de la plaine de Triel-Chanteloup.


Une trentaine de familles roms, menacées d'expulsion, vivent depuis plusieurs années dans des conditions précaires sur un terrain privé dans la plaine de Triel-sur-Seine. Elles réclament un autre terrain pour pouvoir vivre dans de meilleures conditions et notamment être raccordées à un réseau d'eau potable.


http://www.20minutes.fr/article/615757/societe-enquete-apres-etrange-intrustion-camps-roms

vendredi 29 octobre 2010

Les accablantes irrégularités du service de chirurgie cardiaque du CHR de Metz

L'enquête progresse et les charges s'accumulent sur le service de chirurgie cardiaque de l'hôpital Bon-Secours au CHR de Metz dont l'activité a été suspendue en urgence il y a trois semaine, à la suite de la découverte d'une surmortalité opératoire suspecte. Le Dr Jean-Yves Grall, à la tête de l'Agence régionale de la santé (ARS) de Lorraine, qui avait pris cette décision exceptionnelle, a alors confié à plusieurs experts une mission d'inspection complémentaire. Le premier volet portait sur le fonctionnement médical du service, l'autre sur l'activité privée exercée dans cet hôpital public par le patron de l'unité, le Dr Pierre-Michel Roux.


Selon nos informations, les faits constatés par les enquêteurs, et notamment trois médecins spécialistes éminents, sont accablants. La mortalité globale enregistrée dans le service au cours des dix premiers mois de 2010 est identique à celle de 2009, et représente près du double de la mortalité globale des services analogues français. La mortalité liée à des opérations de remplacement des valves cardiaques a cru en 2010 par rapport à 2009 (21% contre 19%) et elle est près de 4 fois supérieure à la mortalité nationale dans cette même chirurgie. Les pratiques médicales sont défectueuses, la pertinence des actes et des indications opératoires laisse parfois à désirer, les "indications sont peu discutées" et "il n'y a pas de réelle évaluation en termes de bénéfice-risque de l'intervention avant celle-ci", ni de "culture du développement des alternatives thérapeutiques", soulignent les enquêteurs.


Les compétences en question


L'accroissement de l'activité du service, au demeurant inférieure au seuil limite réglementaire, est recherché à tout prix. Les gestes opératoires sont "multiples et extensifs" dans un nombre étrangement élevé de cas. C'est-à-dire que très souvent - trop, s'étonnent les experts -, lors d'un remplacement de la valve aortique, l'autre valve du coeur, la mitrale, est aussi changée. "Certains de ces actes sont non validés, non indiqués, voire franchement délétères", tranchent les experts, et "beaucoup de ces gestes ne correspondent à aucune des recommandations des sociétés savantes françaises, européennes ou américaines". De telles mauvaises pratiques entraînent forcément de sombres résultats. "Un nombre important de décès survient chez des patients peu âgés et à faible risque liés à des gestes longs et extrêmement complexes." Les temps anormalement longs de mise au repos du coeur et d'installation d'une circulation extra-corporelle nécessités par des durées d'opération elles-mêmes trop élevées induisent un nombre de chocs septiques post-opératoires important. La question de la formation et de la compétence des intervenants non chirurgicaux, en particulier en réanimation, est clairement posée par les inspecteurs.


Enfin, et c'est l'autre aspect, financier et déontologique, "l'activité privée du service connaît de graves irrégularités". L'information reçue par le patient avant l'opération est opaque, il est mal ou il n'est pas du tout averti des dépassements d'honoraires qui lui sont souvent demandés. Les devis préalables qui doivent réglementairement leur être soumis avant l'intervention sont curieusement souvent absents des dossiers médicaux stockés dans le service, et parfois ils sont signés rétroactivement, c'est -à-dire après l'intervention, ou incomplets, ou inexacts. L'organisation de l'activité privée du Dr Roux est "non réglementaire, voire illégale". En 2009, les honoraires perçus par ce praticien, en plus de son traitement de médecin hospitalier, se sont élevés à 320.000 euros !


Nouvelle équipe chirurgicale


Sans plus attendre, le directeur de l'ARS, le Dr Jean-Yves Grall, a décidé la suspension d'exercice au CHR de Metz, à titre conservatoire, du Dr Pierre-Michel Roux avec engagement d'une procédure disciplinaire. Il envisage une réouverture du service de chirurgie cardiaque du CHR messin dans plusieurs semaines, à la condition sine qua non de la reconstitution d'une nouvelle équipe chirurgicale. Pour sa défense, le Dr Pierre-Michel Roux invoque une fragilité particulière des patients qu'il opère. "Nous prenons en charge des malades à très haut risque chirurgical. Des malades âgés ou très âgés, porteurs de pathologies cardiaques gravissimes et de multiples autres pathologies associées. Refuser d'opérer ces malades aurait amélioré les statistiques de mortalité. Nous avons fait le choix d'opérer des patients et non celui des statistiques."


L'équipe de chirurgie cardiaque du CHR de Metz serait-elle l'ultime recours pour des malades qui ne seraient pas opérés ailleurs? Le Dr Roux avance cet argument depuis plusieurs années lors de procès que certaines familles mécontentes ou endeuillées intentent contre lui. Comment encore y croire ? Les experts balaient cette stratégie : ils ont calculé une nette surmortalité chez les malades à haut risque opérés au CHR de Metz par rapport aux malades à haut risque opérés dans tous les autres services de chirurgie cardiaques français. À l'heure actuelle, les malades lorrains relevant d'une opération du coeur sont officiellement orientés vers les services spécialisés du CHU de Nancy ou de l'hôpital privé Claude-Bernard à Metz, au fonctionnement sans histoire.


http://www.lepoint.fr/societe/les-accablantes-irregularites-du-service-de-chirurgie-cardiaque-du-chr-de-metz-29-10-2010-1256074_23.php

mercredi 27 octobre 2010

Un jeune Belge coupable de 3 meurtres

Un Belge de 23 ans a été reconnu coupable hier de l'assassinat de ses parents et de sa soeur par la cour d'assises de Bruxelles, malgré ses dénégations et l'absence de mobile pour expliquer ce triple meurtre qui a captivé la Belgique. Après trois semaines d'audiences, les douze membres du jury populaire ont estimé que Léopold Storme, à l'époque âgé de 19 ans et étudiant dans une école de commerce, avait bien tué, le 17 juin 2007, son père, sa mère et sa soeur d'une centaine de coups de couteau .


Selon le droit belge, la peine sera décidée à l'issue d'une nouvelle plaidoirie de la défense et un réquisitoire du parquet qui devraient avoir lieu mercredi. Léopold Storme risque la réclusion à perpétuité. Les débats avaient notamment porté sur la santé mentale de l'accusé. Le parquet, qui durant l'enquête s'était prononcé pour son internement, a durant le procès changé son fusil d'épaule, estimant que Léopold Storme était en pleine possession de ses moyens mentaux au moment des faits et encore aujourd'hui.


L'avocat de la défense, Jean-Philippe Mayence, avait plaidé l'acquittement de son client et demandé que le jury reconnaisse que son client n'était pas dans un état normal au moment des faits.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/27/97001-20101027FILWWW00338-un-jeune-belge-coupable-de-3-meurtres.php

mardi 26 octobre 2010

Un Néo-Zélandais de 13 ans a reconnu aujourd'hui devant un tribunal avoir tué un de ses amis, âgé de 11 ans d'un coup de fusil, devenant l'un des plus jeunes meurtriers du pays, a rapporté la presse.


L'adolescent, dont l'identité n'a pas été communiquée, avait 12 ans quand il a tiré sur son ami avec un fusil semi-automatique dans une ferme de l'île du nord de Nouvelle-Zélande, en juillet dernier, selon les faits présentés devant un tribunal de Gisborne (nord-est).


Lors d'une dispute à propos d'une partie de chasse, l'adolescent aurait sommé sa victime de "ne pas faire l'insolent", avant de le pousser avec le fusil et de tirer alors que le jeune garçon s'en allait, a rapporté le journal Waikato Times.


L'auteur du coup de feu avait été initialement poursuivi pour meurtre puis les faits avaient été requalifiés, après l'évocation par la police d'un tir accidentel. Le juge Forrest Miller a cependant reconnu l'adolescent coupable en raison d'expertises ayant démontré, que malgré son jeune âge, il avait agi sciemment.


Le père de l'accusé a en outre reconnu avoir enfreint le cours de la justice, en tentant de dissimuler l'implication de son fils. Le verdict sera rendu le 7 décembre, selon la presse.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/26/97001-20101026FILWWW00378-un-neo-zelandais-de-13-ans-meurtrier.php

lundi 25 octobre 2010

Grande-Bretagne : une caméra cachée filme la grave erreur d'une infirmière

Tétraplégique, Jamie Merrett, 37 ans, se plaignait d'erreurs commises par des infirmières dans un hôpital du sud-ouest de l'Angleterre. Il a donc fait installer subrepticement une caméra au-dessus de son lit en janvier 2009. C'est ainsi qu'une infirmière a été filmée en train de débrancher l'appareil respiratoire du malade ce qui a considérablement dégradé son état de santé, révèle la BBC lundi.




Quelques jours après cette erreur, l'état du malade s'est lourdement aggravé: tandis qu'il pouvait jusqu'alors parler et se déplacer en fauteuil roulant, sa vie est devenue essentiellement végétative, raconte sa soeur Karren Reynolds, à la BBC. Elle envisage de porter plainte.


L'appareil respiratoire arrêté pendant 21 minutes


Les images de la caméra cachée ont alors été visionnées, montrant une infirmière éteignant par erreur l'appareil respiratoire de Jamie Merrett. On entend alors le tétraplégique donner de petits coups de langue, en signe d'alerte, avant de perdre conscience.


L'infirmière, visiblement désemparée et incapable de redémarrer l'appareil, a alors tenté de réanimer le malade. Mais il a fallu l'intervention d'auxiliaires médicaux pour remettre en marche la machine. Trop tard, après 21 minutes d'interruption, les lésions cérébrales du patient étaient déjà importantes.


Un rapport confidentiel sur l'incident, établi par les services sociaux concernés, situés dans le Wiltshire (sud-ouest), a conclu que l'agence employant l'infirmière n'avait pas de système approprié pour vérifier si son personnel avait reçu la formation nécessaire au maintien d'appareils respiratoires.


«Il n'a plus de vie. Il a une existence mais cela n'a rien à voir avec ce que c'était avant», a déclaré à la BBC la soeur de Jamie Merrett.


http://www.leparisien.fr/faits-divers/grande-bretagne-une-camera-cachee-filme-la-grave-erreur-d-une-infirmiere-25-10-2010-1123391.php

dimanche 24 octobre 2010

La gendarmerie épinglée par Hortefeux

Le directeur de cabinet de Brice Hortefeux a épinglé "de nombreux dysfonctionnements" du service d'ordre, débordé par des manifestants lors d'un récent déplacement en Corrèze du ministre de l'Intérieur, dans une lettre au directeur général de la gendarmerie nationale.


Dans ce courrier daté du 12 octobre, dont l'AFP a obtenu copie, Michel Bart souligne que le dispositif de maintien de l'ordre "n'a pas été en mesure de contenir les manifestants lors de l'arrivée" de M. Hortefeux à Meymac le 9 octobre. Il demande au directeur général de lui rendre compte "des conditions d'utilisation des forces de gendarmerie déployées", des "enseignements" qu'il en tire et de lui présenter "les mesures qui s'imposent afin que de tels événements ne se reproduisent plus".


Environ 200 manifestants avaient brièvement débordé le service d'ordre à l'occasion de cette visite, où cinq personnes avaient été interpellées avant d'être relâchées, avait dit à l'époque la préfecture.


Le rassemblement avait été normalement annoncé et les manifestants répondaient à l'appel de partis de gauche, d'associations et de syndicats pour dénoncer la "politique sécuritaire" du gouvernement.


Au ministère de l'Intérieur, on a confirmé l'existence de cette lettre. Les renseignements faisaient état du risque de la présence d'une cinquantaine de manifestants de "l'ultra-gauche", alors qu'ils étaient en réalité 250, selon le ministère qui invoque un "manque de renseignement et/ou de coordination".


La gendarmerie, rattachée au ministère de l'Intérieur depuis le 1er janvier 2009, compte 90.000 officiers, sous-officiers et gendarmes-adjoints de statut militaire
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/23/97001-20101023FILWWW00552-la-gendarmerie-epinglee-par-hortefeux.php

samedi 23 octobre 2010

Décédé à 16 ans après sa sortie d'hôpital

Eddy, 16 ans, est décédé au domicile familial, à Corcy, quelques heures après être sorti de l'hôpital de Soissons. Une disparition qui laisse plein de questions en suspens pour sa famille.


L'IMMENSE chagrin qui noue l'estomac de sa maman, Nadine Oudinot, est perceptible à chaque instant.
Le 16 septembre dernier à Corcy, près de Villers-Cotterêts, au petit matin, Eddy, 16 ans, s'en est allé, une disparition que Nadine ne pouvait pas imaginer, six jours plus tôt, lorsqu'elle a conduit son fils aux urgences du centre hospitalier de Soissons.


Syndrome de Lowe


Atteint du syndrome de Lowe, une maladie génétique très rares aux conséquences rénales, osseuses et oculaires, Eddy était accueilli à la Maison d'Éloïse, un institut médico-éducatif de Château-Thierry.
« Le 10, Eddy se plaignait de la jambe. Je l'ai amené aux urgences où on lui a posé une attelle pour une fracture au fémur. Il avait l'air de bien la supporter » confie la mère de famille.
Le 15, pourtant, l'adolescent a été pris d'une fièvre importante. « Il ne mangeait pas et sa jambe était très gonflée », explique Nadine Oudinot qui a immédiatement décidé de retourner à l'hôpital de Soissons. Là, il a été tout d'abord pris en charge aux urgences puis conduit aux urgences pédiatriques.
« On lui a changé son attelle et on m'a dit de ne pas m'inquiéter, que c'était viral et que cela allait passer », témoigne Nadine, qui est donc repartie à Corcy avec Eddy.


Une embolie ?


Le lendemain matin, elle a trouvé son fils inanimé dans son lit. Les sapeurs-pompiers de Villers-Cotterêts et l'équipe médicale du Smur soissonnais n'ont rien pu faire pour le garçon qui est décédé, plongeant dans la douleur et l'incompréhension ses parents, sa sœur et ses deux frères, dont l'un s'est marié le 11 septembre.
« Apparemment, il aurait fait une embolie pulmonaire, mais je n'en sais pas plus. J'ai écrit au centre hospitalier pour savoir quelle était la cause du décès mais je n'ai toujours pas eu de réponse », indique Nadine Oudinot, qui a réécrit ensuite sur les conseils du service juridique sa compagnie d'assurance pour avoir le dossier médical.
« Le 6 octobre, j'ai reçu un courrier où l'on me demandait des copies de mon livret de famille. Depuis, je n'ai aucune nouvelle », constate-t-elle.
« Ça n'était pas une fracture qui pouvait le faire mourir. Il y a deux mois, il avait été opéré des hanches et ça allait impeccable », note Nadine Oudinot, qui s'étonne que son fils « n'ait pas eu de piqûres pour prévenir la phlébite. Je voudrais savoir pourquoi mon fils est décédé aussi rapidement. Je me pose des questions. »


http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/decede-a-16-ans-apres-sa-sortie-dhopital

Grèce: une Française portée disparue

La police grecque a lancé aujourd'hui des recherches sur le massif de l'Olympe, dans le nord de la Grèce, pour retrouver une ressortissante française signalée disparue, a indiqué une source policière de la ville proche de Salonique.


Selon l'alerte donnée par sa famille, Céline Chaubaroux, âgée de 37 ans, n'a pas donné de trace de vie depuis le début du mois d'octobre, alors que habituée des voyages, elle communique habituellement régulièrement avec ses proches, a précisé la même source.


Les autorités consulaires françaises suivent l'affaire en étroite collaboration avec la police grecque, a indiqué une source consulaire à l'AFP. La police a lancé les recherches sur le massif de l'Olympe sur la base de témoignages d'habitants indiquant que la jeune femme s'était renseigné sur les sentiers de randonnée dans la zone.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/22/97001-20101022FILWWW00674-grece-une-francaise-portee-disparue.php