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mardi 11 décembre 2012
lundi 10 décembre 2012
La grande expo Chaumel à l'Espace EDF Bazacle
Elle a tout fait : du reportage, de la mode, du portrait. L'œuvre multiforme de la photographe toulousaine Germaine Chaumel est exposée à EDF Bazacle pour trois mois et c'est très réussi.
On était resté sur une bonne impression : celle procurée par la belle exposition «Germaine Chaumel, photographe humaniste», organisée à Odyssud-Blagnac fin 2007. On est encore plus emballé par un nouvel hommage rendu à ce diable de reporter devenu un as du studio, à l'Espace EDF Bazacle, à Toulouse. La scénographie fait bien respirer l'œuvre de Germaine Chaumel (1895-1982) et tout se complète à merveille : les tirages d'époque et ceux plus récents, les grands panneaux et les vitrines réunissant des archives. C'est à la fois riche et aéré, bien équilibré entre témoignage historique et travail purement photographique.
250 tirages ont été sélectionnés par les Archives municipales, qui devraient acquérir prochainement ce fonds de 20 000 négatifs. La promenade se fait à la fois de façon chronologique (des débuts de reporter en 1935 jusqu'aux portraits réalisés en studio dans les années 40 et 50) et par thème (sport, reportages d'actualité, mode, recherche formelle, paysages…)
Et tout attire l'œil, en flattant le pittoresque mais pas seulement. Bien sûr, on s'amuse à voir la mode des chapeaux, les visages d'enfants joliment croqués, les nus académiques mettant en valeur des corps généreux, l'acteur Michel Murano en gladiateur d'opérette ou le mage Janco fronçant les sourcils. Mais Germaine Chaumel, quand elle raconte l'exode des Républicains espagnols ou la Libération de Toulouse, sait aussi créer l'émotion sans utiliser d'artifices.
Pilar Chaumel est la première à visiter cette exposition consacrée à sa grand-mère. Si fière de tout ce qu'elle a pu faire. «Germaine, je la voyais comme quelqu'un de très gai, cultivé, vivant. Mais en même temps, elle était très modeste. Elle ne nous parlait jamais de photo. A partir du moment où elle avait arrêté, elle était passée à autre chose avec la même passion. Quand Jean Dieuzaide venait la voir pour évoquer une exposition au Château d'Eau (qui aura finalement lieu en 1994, NDLR), elle riait et répétait : ça ne m'intéresse pas. »
L'hommage d'aujourd'hui est aussi destiné à Paqui Chaumel, fille de Germaine et mère de Pilar. Dans la superbe maison de Blagnac, la vieille dame, aujourd'hui décédée, veillait au trésor familial, tentant de le faire revivre avec l'énergie d'une convertie. «Elle a consacré la dernière partie de sa vie à cette œuvre, explique Pilar Chaumel. Avec cette exposition, nous défendons aussi sa mémoire, toute la passion qu'elle a mise à toujours montrer le travail de ma grand-mère».
Exposition «Germaine Chaumel, profession photographe», jusqu'au 24 février à l'Espace EDF Bazacle (11, quai Saint-Pierre), Toulouse. Ouvert du mardi au dimanche de 11 heures à 18 heures. Gratuit. Tél.0562301600.
Également beau catalogue «Germaine Chaumel, femme photographe», co édité par Privat et les Archives municipales (186 pages, 26€).
http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/21/1494352-la-grande-expo-chaumel.html
On était resté sur une bonne impression : celle procurée par la belle exposition «Germaine Chaumel, photographe humaniste», organisée à Odyssud-Blagnac fin 2007. On est encore plus emballé par un nouvel hommage rendu à ce diable de reporter devenu un as du studio, à l'Espace EDF Bazacle, à Toulouse. La scénographie fait bien respirer l'œuvre de Germaine Chaumel (1895-1982) et tout se complète à merveille : les tirages d'époque et ceux plus récents, les grands panneaux et les vitrines réunissant des archives. C'est à la fois riche et aéré, bien équilibré entre témoignage historique et travail purement photographique.
250 tirages ont été sélectionnés par les Archives municipales, qui devraient acquérir prochainement ce fonds de 20 000 négatifs. La promenade se fait à la fois de façon chronologique (des débuts de reporter en 1935 jusqu'aux portraits réalisés en studio dans les années 40 et 50) et par thème (sport, reportages d'actualité, mode, recherche formelle, paysages…)
Et tout attire l'œil, en flattant le pittoresque mais pas seulement. Bien sûr, on s'amuse à voir la mode des chapeaux, les visages d'enfants joliment croqués, les nus académiques mettant en valeur des corps généreux, l'acteur Michel Murano en gladiateur d'opérette ou le mage Janco fronçant les sourcils. Mais Germaine Chaumel, quand elle raconte l'exode des Républicains espagnols ou la Libération de Toulouse, sait aussi créer l'émotion sans utiliser d'artifices.
Pilar Chaumel est la première à visiter cette exposition consacrée à sa grand-mère. Si fière de tout ce qu'elle a pu faire. «Germaine, je la voyais comme quelqu'un de très gai, cultivé, vivant. Mais en même temps, elle était très modeste. Elle ne nous parlait jamais de photo. A partir du moment où elle avait arrêté, elle était passée à autre chose avec la même passion. Quand Jean Dieuzaide venait la voir pour évoquer une exposition au Château d'Eau (qui aura finalement lieu en 1994, NDLR), elle riait et répétait : ça ne m'intéresse pas. »
L'hommage d'aujourd'hui est aussi destiné à Paqui Chaumel, fille de Germaine et mère de Pilar. Dans la superbe maison de Blagnac, la vieille dame, aujourd'hui décédée, veillait au trésor familial, tentant de le faire revivre avec l'énergie d'une convertie. «Elle a consacré la dernière partie de sa vie à cette œuvre, explique Pilar Chaumel. Avec cette exposition, nous défendons aussi sa mémoire, toute la passion qu'elle a mise à toujours montrer le travail de ma grand-mère».
Exposition «Germaine Chaumel, profession photographe», jusqu'au 24 février à l'Espace EDF Bazacle (11, quai Saint-Pierre), Toulouse. Ouvert du mardi au dimanche de 11 heures à 18 heures. Gratuit. Tél.0562301600.
Également beau catalogue «Germaine Chaumel, femme photographe», co édité par Privat et les Archives municipales (186 pages, 26€).
http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/21/1494352-la-grande-expo-chaumel.html
dimanche 9 décembre 2012
Les plus grandes actrices de cinéma s'affichent à la cinémathèque
Une toute nouvelle exposition s'est installée dans le Hall de la Cinémathèque de Toulouse. Depuis mardi 6 novembre et jusqu'au 6 janvier, les amoureux du 7e art ainsi que tous les curieux peuvent découvrir «Belles de jour», une succession d'affiches qui retrace l'histoire du cinéma de façon originale.
À travers sa propre collection d'affiches, le comité de programmation de la Cinémathèque a souhaité mettre en valeur la femme et plus précisément l'actrice.
D'affiches en affiches, le spectateur aperçoit ces stars de l'écran, ces icônes féminines, les véritables pin-up d'hier et d'aujourd'hui. Ces créatures sont tour à tour présentées sous les traits d'une prostituée avec ou sans cœur, d'une «vamp» en robe longue et bien sûr échancrée au possible. «Belles de jour» invite le public à faire une expérience amusante et enrichissante. L'occasion de retrouver Brigitte Bardot, tout juste vêtue de sa longue chevelure afin d'illustrer l'affiche du chef d'œuvre «Le Mépris» réalisé par Jean-Luc Godard.
La représentation d'héroïnes telles que Rita Hayworth ou encore Vivianne Romance, permet à cette exposition de nous parler du 7e art, ainsi que des fantasmes des affichistes et publicitaires de l'époque.
Une accumulation de stéréotypes, qui traverse ce que les historiens appellent la «Nouvelle Vague». La littérature doit également énormément à ces créatures de rêve qui ont été des muses pour de nombreux auteurs.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/09/1484912-les-plus-grandes-actrices-de-cinema-s-affichent-a-la-cinematheque.html
À travers sa propre collection d'affiches, le comité de programmation de la Cinémathèque a souhaité mettre en valeur la femme et plus précisément l'actrice.
Un concept original
Imaginez un peu… tous les films ont disparu, les scénarios ont été détruits et il ne reste plus rien de la presse cinématographique. Une affreuse vision qui obligerait les générations suivantes à écrire son histoire et ses usages à partir des seules collections d'affiches. C'est le drôle de concept de cette nouvelle exposition. Raconter les heures de gloire d'un cinéma qui n'aurait jamais eu froid aux yeux.D'affiches en affiches, le spectateur aperçoit ces stars de l'écran, ces icônes féminines, les véritables pin-up d'hier et d'aujourd'hui. Ces créatures sont tour à tour présentées sous les traits d'une prostituée avec ou sans cœur, d'une «vamp» en robe longue et bien sûr échancrée au possible. «Belles de jour» invite le public à faire une expérience amusante et enrichissante. L'occasion de retrouver Brigitte Bardot, tout juste vêtue de sa longue chevelure afin d'illustrer l'affiche du chef d'œuvre «Le Mépris» réalisé par Jean-Luc Godard.
La représentation d'héroïnes telles que Rita Hayworth ou encore Vivianne Romance, permet à cette exposition de nous parler du 7e art, ainsi que des fantasmes des affichistes et publicitaires de l'époque.
Une accumulation de stéréotypes, qui traverse ce que les historiens appellent la «Nouvelle Vague». La littérature doit également énormément à ces créatures de rêve qui ont été des muses pour de nombreux auteurs.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/09/1484912-les-plus-grandes-actrices-de-cinema-s-affichent-a-la-cinematheque.html
samedi 8 décembre 2012
vendredi 7 décembre 2012
Saint-Jean-de-Luz, des bulles en hiver
Saint-Jean-de-Luz se réveille, lavé par les pluies de la veille. Ce matin-là, le baromètre affiche des températures frisquettes sur le Pays basque : 6°C pour l'air, 14°C pour l'eau. Abrités derrière les baies du Grand Hôtel, à l'heure du café et des croissants, les curistes suivent le ballet des joggeurs et des marcheurs sur la grande plage Soudain, un nageur émerge des eaux. Sans combinaison. Juste en maillot de bain. Visiblement revigoré par la fraîcheur de l'océan. Il est aussitôt pointé du doigt pour son courage !
À chacun sa méthode ! Au cœur de l'hiver et à un mois des fêtes, les bienfaits de l'eau de mer peuvent se savourer autrement. Il suffit pour cela de se glisser dans les alcôves feutrées des centres de thalasso et des spas qui garantissent les mêmes effets qu'un bain de décembre. Avec la douceur en plus !
Depuis le Grand Hôtel, rien de plus simple ! L'ascenseur conduit directement à l'entrée du Spa Loreamar, un havre de sérénité dédié aux bonheurs marins.
Noël approchant, les vitrines des commerçants scintillent. La maison Adam, experte en macarons, expose de superbes Père Noël en praline. Changement de décor chez Pierre Oteiza qui a suspendu jambons, saucisson, piments d'Espelette au plafond dans un joyeux méli-mélo. Plus loin, chez Pariès, ce sont les gâteaux basques et les mouchous qui tiennent le haut des étals.
Décidément, entre bulles et douceurs, Saint-Jean-de-Luz est aux petits soins pour ses hôtes.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/12/02/1503883-saint-jean-de-luz-des-bulles-en-hiver.html
À chacun sa méthode ! Au cœur de l'hiver et à un mois des fêtes, les bienfaits de l'eau de mer peuvent se savourer autrement. Il suffit pour cela de se glisser dans les alcôves feutrées des centres de thalasso et des spas qui garantissent les mêmes effets qu'un bain de décembre. Avec la douceur en plus !
Depuis le Grand Hôtel, rien de plus simple ! L'ascenseur conduit directement à l'entrée du Spa Loreamar, un havre de sérénité dédié aux bonheurs marins.
Panorama de rêve
Posé comme un joyau sur la baie de Saint-Jean-de Luz, le Grand Hôtel se remarque par l'élégance de sa façade saumonée de style Belle Époque. Tourné vers l'océan, le panorama qu'il offre depuis ses balcons est un pur enchantement. Avec à droite, la minuscule chapelle blanche installée sur le green de la colline Sainte-Barbe. Face à elle, le fort de Socoa, coiffé d'un arc-en-ciel bientôt englouti par l'arrivée d'un wagon de nuages. Au milieu, les digues battues par les vagues de l'océan. Et sur les eaux calmes de la baie, deux bateaux de pêche se balancent. L'image est parfaite.Station à la mode
En basque, Saint-Jean-de-Luz se dit «Donibane Lohizune», ce qui signifie «Saint-Jean-des-Marais». «Car toute la partie du port était autrefois marécageuse», annonce Myriam Touati, guide à l'office de Tourisme. En 1864, Napoléon III fit construire les trois digues, c'est comme ça que naît la station balnéaire. Les hôtels de balnéothérapie se regroupent autour de la baie.» Au début du XXe siècle, Saint-Jean-de-Luz devient même la station balnéaire à la mode. On y croisait alors les grands de ce monde : le prince de Bavière, le prince de Galles, le maharaja de Kapurtala et les grands duc Boris et Paul de Russie. En 1912, la ville acquiert son statut de station thermale et climatique.Une des plus belles églises basques
Cette ville de 14 000 habitants (et trois fois plus en été) tient dans un mouchoir de poche. «On va à pied de la gare, au port, en passant par les halles et la baie», poursuit la guide. Bordées de belles maisons à colombages peints en rouge, vert et bleu luzien, les rues ont un charme fou. Sur l'incontournable rue Gambetta, on trouve tous types de boutiques, dont l'enseigne Jean-Vier qui vend les fameux tissus basques rayés. En marchant vers le port, une halte s'impose dans l'église Saint Baptiste. C'est un bijou d'architecture basque avec sa nef unique, ses galeries, son plafond en forme de coque de bateau renversée, son magnifique retable aux vingt statues en bois doré. C'est ici que se sont mariés Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche, le 9 juin 1660.Noël approchant, les vitrines des commerçants scintillent. La maison Adam, experte en macarons, expose de superbes Père Noël en praline. Changement de décor chez Pierre Oteiza qui a suspendu jambons, saucisson, piments d'Espelette au plafond dans un joyeux méli-mélo. Plus loin, chez Pariès, ce sont les gâteaux basques et les mouchous qui tiennent le haut des étals.
Décidément, entre bulles et douceurs, Saint-Jean-de-Luz est aux petits soins pour ses hôtes.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/12/02/1503883-saint-jean-de-luz-des-bulles-en-hiver.html
jeudi 6 décembre 2012
mardi 4 décembre 2012
Björk en concert évènement à Paris début 2013 !
La chanteuse islandaise revient enfin sur notre territoire pour nous présenter son nouvel album Biophilia. C'est elle-même qui l'a annoncé sur les réseaux sociaux. "Le concert live de Björk illuminera Paris ! 6 dates exceptionnelles sont prévues pour février et mars 2013". Plus exactement, la chanteuse se produira en live au Cirque en Chantier "à quelques mètres de ses fans" situé sur l'île Seguin à Boulogne les 21, 24, 27 février et le 2 mars, avant de donner deux concerts au Zénith de Paris les 5 et 8 mars. Cette nouvelle risque d'enchanter l'importante communauté de fans français qui soutient la chanteuse. Au Zénith, Björk qui a défié ses fans chinois se produira au milieu de ses fans, "au centre de la salle". En plus du concert, la chanteuse islandaise présentera une application smartphone baptisée Biophilia qui permettra de créer une "exploration multimédia de l'univers et de ses forces physiques". Cette application a donc une vocation éducative et propose d'étudier les liens entre la nature et la musique. Application qui convient parfaitement à l'univers de Björk qui vient sûrement du cosmos avec ses mélodies originales qui sont sans commune mesure avec ce que l'on a pu entendre dans le passé.
Björk, qui a rendu hommage à Alexander Mcqueen est une artiste très complète qui sait faire beaucoup de choses, comme elle l'a prouvé par la qualité extraordinaire de son interprétation dans le film Dancer in the Dark de Lars Von Trier ou encore par l'originalité de ses albums avant-gardistes. Vous avez forcément entendu Björk et sa chanson inoubliable, It's oh so quiet. En la voyant s'égosiller dans le clip, on se dit qu'on aimerait tous (sauf si on l'a déjà) avoir une amie comme elle, si joyeuse et pleine de vie. Les places pour le concert de Björk Biophilia seront en vente dès le 10 décembre. N'hésitez pas ! Comptez-vous assister au concert de Björk ?
http://www.melty.fr/bjork/
Björk, qui a rendu hommage à Alexander Mcqueen est une artiste très complète qui sait faire beaucoup de choses, comme elle l'a prouvé par la qualité extraordinaire de son interprétation dans le film Dancer in the Dark de Lars Von Trier ou encore par l'originalité de ses albums avant-gardistes. Vous avez forcément entendu Björk et sa chanson inoubliable, It's oh so quiet. En la voyant s'égosiller dans le clip, on se dit qu'on aimerait tous (sauf si on l'a déjà) avoir une amie comme elle, si joyeuse et pleine de vie. Les places pour le concert de Björk Biophilia seront en vente dès le 10 décembre. N'hésitez pas ! Comptez-vous assister au concert de Björk ?
http://www.melty.fr/bjork/
lundi 3 décembre 2012
Une boule de neige géante pour Noël, place Saint-Georges
Comme chaque année, les Toulousains vont être gâtés pour les fêtes de fin d'année. Illuminations, marché de Noël et spectacles en tout genre raviront petits et grands.
Coup d'envoi vendredi des festivités des fêtes de fin d'année à Toulouse. Au programme, 140 spectacles et animations fixes ou déambulatoires autour des thèmes de la magie et de l'illusion. Vendredi à 19h15, après le lancement des illuminations, les passants pourront découvrir «Suspend's», un numéro étonnant d'une troupe de cirque qui, suspendue dans le vide, dansera sur les parois du donjon du square de Gaulle. Dans la cour Henri IV au Capitole, de 14 heures à 19 heures, petits et grands s'émerveilleront en suivant le parcours proposé par trois compagnies : un spectacle magique signé Étienne Saglio, des automates faits de bouts de ficelle et d'objets de récupération et une installation plastique à l'esthétique des années 1900.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/28/1500524-une-boule-de-neige-geante-pour-noel-place-saint-georges.html
Coup d'envoi vendredi des festivités des fêtes de fin d'année à Toulouse. Au programme, 140 spectacles et animations fixes ou déambulatoires autour des thèmes de la magie et de l'illusion. Vendredi à 19h15, après le lancement des illuminations, les passants pourront découvrir «Suspend's», un numéro étonnant d'une troupe de cirque qui, suspendue dans le vide, dansera sur les parois du donjon du square de Gaulle. Dans la cour Henri IV au Capitole, de 14 heures à 19 heures, petits et grands s'émerveilleront en suivant le parcours proposé par trois compagnies : un spectacle magique signé Étienne Saglio, des automates faits de bouts de ficelle et d'objets de récupération et une installation plastique à l'esthétique des années 1900.
Deux temps forts à ne pas rater
Les festivités démarrent véritablement le samedi 15 décembre, avec les deux temps forts de ce Noël 2012. L'artiste numérique toulousain Aymeric Reumaux projettera des images sur le donjon du square de Gaulle jusqu'au 23 décembre, de 17 h 30 à 19 h 30. Après chaque boucle d'image, le spectateur pourra même diffuser son propre message en scannant un code avec un smartphone. Plus loin, place Saint-Georges, une boule géante de 10 m de diamètre pour 6 mètres de haut deviendra une scène de théâtre. Sous son dôme se produiront magiciens, jongleurs et acrobates, de 14 h 30 à 18 h 30.Animations dans les rues
De nombreuses animations de rue vont égayer sporadiquement le mois de décembre. Les curieux assisteront notamment au spectacle «Carillon» présenté par la compagnie catalane La Tal place du Capitole les 15/16 et 22/23 toutes les heures de 15 heures à 18 heures. Les enfants seront séduits par le talent de la compagnie La savonnerie qui confectionnera des bulles de savon gigantesques square de Gaulle avant d'écouter Macadam Piano, un vrai pianiste roulant rue Alsace Lorraine les 22 et 23. Des festivités immanquables pour les Toulousains qui apprécieront également l'absence de bruit : la plupart des travaux du centre ville seront stoppés du 30 novembre eu 7 janvier.http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/28/1500524-une-boule-de-neige-geante-pour-noel-place-saint-georges.html
samedi 1 décembre 2012
Michel Sardou : "Certaines de mes maladresses m'ont coûté cher"
Des Lacs du Connemara à Musulmanes, Michel Sardou entreprend vendredi au Havre une longue tournée qu'il consacrera entièrement à ses "grands moments". Le chanteur donnera une quarantaine de concerts jusqu'au 23 mars 2013 à Grenoble, après être passé aussi par la Belgique et la Suisse. Le chanteur, qui a publié fin octobre un best of également intitulé Les grands moments, sera notamment à Paris-Bercy du 12 au 14 décembre.
Pour concocter ce spectacle de deux heures, la difficulté a été de "réarranger les titres sans les déformer". "S'il me prenait l'envie de chanter La maladie d'amour en jazz, j'irais à la catastrophe. Il faut qu'à la quatrième mesure les gens aient reconnu la chanson, mais qu'on les surprenne avec de nouveaux sons, un découpage différent. Il y a certains grands succès qui ne vieillissent pas, et on ne sait pas pourquoi. D'autres se sont un peu figés, ça vient souvent des paroles, d'expressions des années 1970-1980", explique le chanteur, qui a commencé à écrire à 19 ans comme "nègre de nègres".
"Est-ce que ça m'a touché ? Oui et non. Je trouvais ça un peu disproportionné parce que ce ne sont que des chansons. Dans chaque chanson, 10 % correspondent à ce que je suis, mais tout le reste, c'est une histoire, comme un acteur qui joue le rôle de méchant dans les films", confie-t-il. Il dit d'ailleurs être "de tout coeur" avec le rappeur Orelsan, attaqué pour s'être mis dans la peau d'un homme violent dans la chanson Sale pute. "C'était ridicule de lui faire un procès d'intention alors que c'est un type qui est complètement dans son métier, qui fait son boulot, plutôt pas mal d'ailleurs. Il y aura toujours des cons, c'est rassurant", estime-t-il.
Si le chanteur de 65 ans n'a pas de projet de nouvel album "pour l'instant", il compte déjà retourner au théâtre en 2014. "Je reste persuadé qu'on fait le plus beau métier du monde, que ce soit comédien de théâtre ou chanteur. Le jour où je m'ennuierai, je crois que je ne dirai rien à personne, je rentrerai chez moi et je m'occuperai de mes chevaux", avoue-t-il.
http://www.lepoint.fr/culture/michel-sardou-certaines-de-mes-maladresses-m-ont-coute-cher-27-11-2012-1534077_3.php
Fidélité
L'idée d'un tour de chant où il n'interpréterait que ses "gros succès" lui a été suggérée par son chef d'orchestre, Jacques Veneruso. "Les gens sont fidèles à ce qu'ils ont aimé, estime le chanteur. À la sortie de mes concerts, ils me demandent toujours, mais pourquoi vous n'avez pas chanté celle-là ? C'est la mienne", explique Michel Sardou à l'AFP. "Ils ont tendance à s'approprier les chansons qui ont marqué des moments de leurs vies. Moi le premier d'ailleurs", dit-il, confiant avoir un jour "engueulé Elton John" parce qu'il n'avait pas chanté "sa" chanson Tonight lors d'un concert.Polémiques
"J'écrivais 7-8 chansons par jour et parfois je ne me rendais pas compte qu'il y avait des maladresses. Certaines de ces maladresses m'ont coûté assez cher d'ailleurs, puisque j'ai eu des réactions très violentes", se souvient-il. Michel Sardou a pris l'habitude de modifier sur scène les paroles de certains de ses titres pour "dire la même chose de façon plus légère". Mais jamais pour "masquer les positions qu'on a bien voulu (lui) prêter", dit-il. Depuis les années 1970, ses textes ont régulièrement suscité la polémique et l'ont souvent conduit à être taxé de sexisme, d'homophobie ou de racisme."Est-ce que ça m'a touché ? Oui et non. Je trouvais ça un peu disproportionné parce que ce ne sont que des chansons. Dans chaque chanson, 10 % correspondent à ce que je suis, mais tout le reste, c'est une histoire, comme un acteur qui joue le rôle de méchant dans les films", confie-t-il. Il dit d'ailleurs être "de tout coeur" avec le rappeur Orelsan, attaqué pour s'être mis dans la peau d'un homme violent dans la chanson Sale pute. "C'était ridicule de lui faire un procès d'intention alors que c'est un type qui est complètement dans son métier, qui fait son boulot, plutôt pas mal d'ailleurs. Il y aura toujours des cons, c'est rassurant", estime-t-il.
"Le monde marche sur la tête"
Lui, dont les textes sur l'état de la société sont souvent teintés de pessimisme, trouve l'époque "un peu sombre" pour en faire des chansons. "J'ai l'impression que le monde marche sur la tête aujourd'hui : ces guerres partout qui peuvent déboucher sur une guerre totale à n'importe quel moment, cette haine qui ressort, cette opposition des uns contre les autres... Peut-être que je ferai une chanson là-dessus, mais tout de suite, je n'en ai pas envie", dit-il.Si le chanteur de 65 ans n'a pas de projet de nouvel album "pour l'instant", il compte déjà retourner au théâtre en 2014. "Je reste persuadé qu'on fait le plus beau métier du monde, que ce soit comédien de théâtre ou chanteur. Le jour où je m'ennuierai, je crois que je ne dirai rien à personne, je rentrerai chez moi et je m'occuperai de mes chevaux", avoue-t-il.
http://www.lepoint.fr/culture/michel-sardou-certaines-de-mes-maladresses-m-ont-coute-cher-27-11-2012-1534077_3.php
vendredi 30 novembre 2012
Le feu et les cendres
Un nouveau chapitre des Tréteaux de France a commencé. Ce centre dramatique national n'est pas le plus visible parmi nos structures subventionnées ! Il a plutôt pour mission d'être invisible, d'aller là où le théâtre est absent ou peu présent, d'occuper des salles des fêtes peu équipées ou de planter son chapiteau sur des terrains municipaux. Noble et ingrate tâche qui fut assurée à la création par Jean Danet et dont s'était chargé Marcel Maréchal ces dernières années. Le remplacement de Marcel Maréchal a été un peu rocambolesque.
Francis Huster a accepté la direction mais a tant voulu transformer cette institution nomade qu'on a cherché un autre saltimbanque, moins chien fou. On a trouvé : c'est Robin Renucci, acteur vedette mais aussi passionné de la transmission du théâtre et du patrimoine culturel dans les milieux culturels, comme il l'a prouvé à travers les rencontres qu'il organise dans ses villages de Haute-Corse. Depuis le début de l'année, Renucci s'est attelé à la tâche. Une première initiative, en cours, a été éclatante : il s'est associé à Christian Schiaretti, patron du TNP de Villeurbanne, pour faire circuler un peu partout le Ruy Blas de Victor Hugo, fastueuse production où Renucci joue lui-même l'un des rôles principaux. La seconde initiative consiste à créer des spectacles plus modestes qui peuvent être donnés dans les lieux les plus divers. Ainsi le nouveau chef des Tréteaux vient-il de mettre en scène Mademoiselle Julie de Strindberg, que nous avons pu voir dans l'Eure-et-Loir, à l'Atelier à spectacles de Vernouillet.
Le choix de la pièce est judicieux. En contant une nuit de la Saint-Jean où une jeune fille noble provoque un domestique, a une relation sexuelle avec lui et fait face ensuite à ce qui résonne comme un effrayant dégât, Strindberg n'a pas parlé que de son temps. Le public d'aujourd'hui ressent moins fort le scandale qu'en 1888. Mais la violente mise en relief de la sexualité ne s'est pas atténuée. Et le sourd climat de lutte des classes ne s'est pas non plus éventé. Peu importe les aristos, les différences de condition n'ont pas tellement changé dans nos sociétés ! La verdeur des mots peut même parfois surprendre le public des Tréteaux, qui, souvent, ne connaît pas l'oeuvre qu'il vient voir. Ainsi quand, au petit matin, le domestique lance à sa partenaire de la nuit "une putain est une putain", les spectateurs frémissent, sont choqués. Strindberg bouscule toujours !
Robin Renucci a conçu un spectacle épuré. Tout se passe dans une large cuisine, où feux et arrivée d'eau fonctionnent à gauche et où s'étire, à droite, une longue table. La lumière est le plus souvent tamisée (peut-être trop pour des salles hautes et longues, comme à Vernouillet). Le style est d'un réalisme méticuleux où s'inscrit peu à peu une certaine anomalie. À un moment, un mystérieux personnage portant des cornes de cerf passe et jette de la poudre. Tout est vrai et cru, mais la perception peut vaciller dans le dérèglement de la nuit de la Saint-Jean où l'être humain vire au fantôme.
Dans le rôle de Julie, Maryline Fontaine est impressionnante quand elle traduit la brutalité, l'arrogance, la férocité du personnage. Elle trouve moins bien la blessure, le sentiment de défaite quand Julie découvre les conséquences de son geste de folie sensuelle. Elle n'en est pas moins forte et crédible. Dans le rôle de Jean le domestique, Thierry Godard met bien en valeur la vraie nature, quasiment comptable, du majordome : ce n'est pas un passionné, il mesure les avantages de son métier avant d'être un sensuel ou un sentimental. Le comédien arrive pourtant à donner à Jean quelque chose de tendre. On le joue, habituellement, d'une façon plus sèche, ignoble parfois, ce qui donne plus d'intensité à l'affrontement. Mais cette relative douceur est bien vue aussi. Dans le dernier rôle, celui de la cuisinière attachée aux conventions sociales, Nade Dieu est d'un jeu très exact.
Peut-être le climat de fin du monde qui s'instaure à la fin de la pièce aurait-il pu être davantage accentué. Mais la première mise en scène de Renucci pour ses Tréteaux de France - qu'il fait suivre d'un débat qu'il anime lui-même - est d'une convaincante sobriété. Elle trouve le feu, plus que les cendres laissées par un tel flamboiement. C'est un beau second chapitre, après Ruy Blas et avant L'école des femmes de Molière la saison prochaine (Renucci y jouera Arnolphe sous la direction de Schiaretti).
Mademoiselle Julie, mis en scène de Robin Renucci, en tournée : Granvilliers (8 février), Péronne (12 février), Maurepas (23 février), Bastia (1er mars), Saintes (7-8 mars). Toulouse (14-15 mars). Traduction de Terje Sinding aux éditions Circé (on relèvera la qualité des beaux programmes édités par les Tréteaux de France et remis aux spectateurs).
http://www.lepoint.fr/culture/coups-de-coeur/le-feu-et-les-cendres-24-11-2012-1532985_792.php
Francis Huster a accepté la direction mais a tant voulu transformer cette institution nomade qu'on a cherché un autre saltimbanque, moins chien fou. On a trouvé : c'est Robin Renucci, acteur vedette mais aussi passionné de la transmission du théâtre et du patrimoine culturel dans les milieux culturels, comme il l'a prouvé à travers les rencontres qu'il organise dans ses villages de Haute-Corse. Depuis le début de l'année, Renucci s'est attelé à la tâche. Une première initiative, en cours, a été éclatante : il s'est associé à Christian Schiaretti, patron du TNP de Villeurbanne, pour faire circuler un peu partout le Ruy Blas de Victor Hugo, fastueuse production où Renucci joue lui-même l'un des rôles principaux. La seconde initiative consiste à créer des spectacles plus modestes qui peuvent être donnés dans les lieux les plus divers. Ainsi le nouveau chef des Tréteaux vient-il de mettre en scène Mademoiselle Julie de Strindberg, que nous avons pu voir dans l'Eure-et-Loir, à l'Atelier à spectacles de Vernouillet.
Strindberg bouscule toujours !
Le choix de la pièce est judicieux. En contant une nuit de la Saint-Jean où une jeune fille noble provoque un domestique, a une relation sexuelle avec lui et fait face ensuite à ce qui résonne comme un effrayant dégât, Strindberg n'a pas parlé que de son temps. Le public d'aujourd'hui ressent moins fort le scandale qu'en 1888. Mais la violente mise en relief de la sexualité ne s'est pas atténuée. Et le sourd climat de lutte des classes ne s'est pas non plus éventé. Peu importe les aristos, les différences de condition n'ont pas tellement changé dans nos sociétés ! La verdeur des mots peut même parfois surprendre le public des Tréteaux, qui, souvent, ne connaît pas l'oeuvre qu'il vient voir. Ainsi quand, au petit matin, le domestique lance à sa partenaire de la nuit "une putain est une putain", les spectateurs frémissent, sont choqués. Strindberg bouscule toujours !
Robin Renucci a conçu un spectacle épuré. Tout se passe dans une large cuisine, où feux et arrivée d'eau fonctionnent à gauche et où s'étire, à droite, une longue table. La lumière est le plus souvent tamisée (peut-être trop pour des salles hautes et longues, comme à Vernouillet). Le style est d'un réalisme méticuleux où s'inscrit peu à peu une certaine anomalie. À un moment, un mystérieux personnage portant des cornes de cerf passe et jette de la poudre. Tout est vrai et cru, mais la perception peut vaciller dans le dérèglement de la nuit de la Saint-Jean où l'être humain vire au fantôme.
Convaincante sobriété
Dans le rôle de Julie, Maryline Fontaine est impressionnante quand elle traduit la brutalité, l'arrogance, la férocité du personnage. Elle trouve moins bien la blessure, le sentiment de défaite quand Julie découvre les conséquences de son geste de folie sensuelle. Elle n'en est pas moins forte et crédible. Dans le rôle de Jean le domestique, Thierry Godard met bien en valeur la vraie nature, quasiment comptable, du majordome : ce n'est pas un passionné, il mesure les avantages de son métier avant d'être un sensuel ou un sentimental. Le comédien arrive pourtant à donner à Jean quelque chose de tendre. On le joue, habituellement, d'une façon plus sèche, ignoble parfois, ce qui donne plus d'intensité à l'affrontement. Mais cette relative douceur est bien vue aussi. Dans le dernier rôle, celui de la cuisinière attachée aux conventions sociales, Nade Dieu est d'un jeu très exact.
Peut-être le climat de fin du monde qui s'instaure à la fin de la pièce aurait-il pu être davantage accentué. Mais la première mise en scène de Renucci pour ses Tréteaux de France - qu'il fait suivre d'un débat qu'il anime lui-même - est d'une convaincante sobriété. Elle trouve le feu, plus que les cendres laissées par un tel flamboiement. C'est un beau second chapitre, après Ruy Blas et avant L'école des femmes de Molière la saison prochaine (Renucci y jouera Arnolphe sous la direction de Schiaretti).
Mademoiselle Julie, mis en scène de Robin Renucci, en tournée : Granvilliers (8 février), Péronne (12 février), Maurepas (23 février), Bastia (1er mars), Saintes (7-8 mars). Toulouse (14-15 mars). Traduction de Terje Sinding aux éditions Circé (on relèvera la qualité des beaux programmes édités par les Tréteaux de France et remis aux spectateurs).
http://www.lepoint.fr/culture/coups-de-coeur/le-feu-et-les-cendres-24-11-2012-1532985_792.php
jeudi 29 novembre 2012
mercredi 28 novembre 2012
mardi 27 novembre 2012
lundi 26 novembre 2012
dimanche 25 novembre 2012
La grande expo Chaumel à l'Espace EDF Bazacle
Elle a tout fait : du reportage, de la mode, du portrait. L'œuvre multiforme de la photographe toulousaine Germaine Chaumel est exposée à EDF Bazacle pour trois mois et c'est très réussi.
On était resté sur une bonne impression : celle procurée par la belle exposition «Germaine Chaumel, photographe humaniste», organisée à Odyssud-Blagnac fin 2007. On est encore plus emballé par un nouvel hommage rendu à ce diable de reporter devenu un as du studio, à l'Espace EDF Bazacle, à Toulouse. La scénographie fait bien respirer l'œuvre de Germaine Chaumel (1895-1982) et tout se complète à merveille : les tirages d'époque et ceux plus récents, les grands panneaux et les vitrines réunissant des archives. C'est à la fois riche et aéré, bien équilibré entre témoignage historique et travail purement photographique.
250 tirages ont été sélectionnés par les Archives municipales, qui devraient acquérir prochainement ce fonds de 20 000 négatifs. La promenade se fait à la fois de façon chronologique (des débuts de reporter en 1935 jusqu'aux portraits réalisés en studio dans les années 40 et 50) et par thème (sport, reportages d'actualité, mode, recherche formelle, paysages…)
Et tout attire l'œil, en flattant le pittoresque mais pas seulement. Bien sûr, on s'amuse à voir la mode des chapeaux, les visages d'enfants joliment croqués, les nus académiques mettant en valeur des corps généreux, l'acteur Michel Murano en gladiateur d'opérette ou le mage Janco fronçant les sourcils. Mais Germaine Chaumel, quand elle raconte l'exode des Républicains espagnols ou la Libération de Toulouse, sait aussi créer l'émotion sans utiliser d'artifices.
Pilar Chaumel est la première à visiter cette exposition consacrée à sa grand-mère. Si fière de tout ce qu'elle a pu faire. «Germaine, je la voyais comme quelqu'un de très gai, cultivé, vivant. Mais en même temps, elle était très modeste. Elle ne nous parlait jamais de photo. A partir du moment où elle avait arrêté, elle était passée à autre chose avec la même passion. Quand Jean Dieuzaide venait la voir pour évoquer une exposition au Château d'Eau (qui aura finalement lieu en 1994, NDLR), elle riait et répétait : ça ne m'intéresse pas. »
L'hommage d'aujourd'hui est aussi destiné à Paqui Chaumel, fille de Germaine et mère de Pilar. Dans la superbe maison de Blagnac, la vieille dame, aujourd'hui décédée, veillait au trésor familial, tentant de le faire revivre avec l'énergie d'une convertie. «Elle a consacré la dernière partie de sa vie à cette œuvre, explique Pilar Chaumel. Avec cette exposition, nous défendons aussi sa mémoire, toute la passion qu'elle a mise à toujours montrer le travail de ma grand-mère».
Exposition «Germaine Chaumel, profession photographe», jusqu'au 24 février à l'Espace EDF Bazacle (11, quai Saint-Pierre), Toulouse. Ouvert du mardi au dimanche de 11 heures à 18 heures. Gratuit. Tél.0562301600.
Également beau catalogue «Germaine Chaumel, femme photographe», co édité par Privat et les Archives municipales (186 pages, 26€).
http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/21/1494352-la-grande-expo-chaumel.html
On était resté sur une bonne impression : celle procurée par la belle exposition «Germaine Chaumel, photographe humaniste», organisée à Odyssud-Blagnac fin 2007. On est encore plus emballé par un nouvel hommage rendu à ce diable de reporter devenu un as du studio, à l'Espace EDF Bazacle, à Toulouse. La scénographie fait bien respirer l'œuvre de Germaine Chaumel (1895-1982) et tout se complète à merveille : les tirages d'époque et ceux plus récents, les grands panneaux et les vitrines réunissant des archives. C'est à la fois riche et aéré, bien équilibré entre témoignage historique et travail purement photographique.
250 tirages ont été sélectionnés par les Archives municipales, qui devraient acquérir prochainement ce fonds de 20 000 négatifs. La promenade se fait à la fois de façon chronologique (des débuts de reporter en 1935 jusqu'aux portraits réalisés en studio dans les années 40 et 50) et par thème (sport, reportages d'actualité, mode, recherche formelle, paysages…)
Et tout attire l'œil, en flattant le pittoresque mais pas seulement. Bien sûr, on s'amuse à voir la mode des chapeaux, les visages d'enfants joliment croqués, les nus académiques mettant en valeur des corps généreux, l'acteur Michel Murano en gladiateur d'opérette ou le mage Janco fronçant les sourcils. Mais Germaine Chaumel, quand elle raconte l'exode des Républicains espagnols ou la Libération de Toulouse, sait aussi créer l'émotion sans utiliser d'artifices.
Pilar Chaumel est la première à visiter cette exposition consacrée à sa grand-mère. Si fière de tout ce qu'elle a pu faire. «Germaine, je la voyais comme quelqu'un de très gai, cultivé, vivant. Mais en même temps, elle était très modeste. Elle ne nous parlait jamais de photo. A partir du moment où elle avait arrêté, elle était passée à autre chose avec la même passion. Quand Jean Dieuzaide venait la voir pour évoquer une exposition au Château d'Eau (qui aura finalement lieu en 1994, NDLR), elle riait et répétait : ça ne m'intéresse pas. »
L'hommage d'aujourd'hui est aussi destiné à Paqui Chaumel, fille de Germaine et mère de Pilar. Dans la superbe maison de Blagnac, la vieille dame, aujourd'hui décédée, veillait au trésor familial, tentant de le faire revivre avec l'énergie d'une convertie. «Elle a consacré la dernière partie de sa vie à cette œuvre, explique Pilar Chaumel. Avec cette exposition, nous défendons aussi sa mémoire, toute la passion qu'elle a mise à toujours montrer le travail de ma grand-mère».
Exposition «Germaine Chaumel, profession photographe», jusqu'au 24 février à l'Espace EDF Bazacle (11, quai Saint-Pierre), Toulouse. Ouvert du mardi au dimanche de 11 heures à 18 heures. Gratuit. Tél.0562301600.
Également beau catalogue «Germaine Chaumel, femme photographe», co édité par Privat et les Archives municipales (186 pages, 26€).
http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/21/1494352-la-grande-expo-chaumel.html
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