mardi 7 février 2012

« Rimbaud en très belle jeune fille »

ON ne possède qu'une seule photographie de Vitalie Rimbaud, la sœur cadette d'Arthur. Âgée d'une quinzaine d'années, deux ans avant sa mort, elle pose dans le studio du photographe Vassogne, à Charleville.
A ce portrait faut-il superposer celui qu'en fit Ernest Delahaye, camarade de classe d'Arthur ? La sage jeune fille avait, écrit-il, « la fraîche carnation, la chevelure châtain foncé, les yeux bleus » de son illustre frère. Et d'affirmer qu'elle était « Rimbaud en très belle jeune fille » !
De son papa, le capitaine Frédéric Rimbaud, Vitalie ne gardera aucun souvenir. Née le 15 juin 1858 à Charleville, elle a deux ans quand il claque pour toujours la porte du domicile conjugal carolopolitain, laissant son épouse seule avec quatre enfants. Frédéric a sept ans, Arthur six et Isabelle, huit mois.
Vitalie grandit sous l'autorité tyrannique d'une mère dévote. A ses deux filles, elle inculque les vertus bourgeoises qui feront d'elles de parfaites et pieuses épouses de maris aisés et bien-pensants, des mères exemplaires qui, cela va sans dire, n'auront pas à exercer un métier.
Le fondement de cette éducation c'est la morale chrétienne, le don de soi au Tout-Puissant. Pensionnaire chez les religieuses du couvent carolopolitain des Sépulcrines, situé place du Sépulcre (actuelle place Jacques-Félix), Vitalie Rimbaud, « Enfant de Marie », est hantée par le péché. L'on devine l'émoi qu'ont dû provoquer en son âme pure les écarts de langage et de conduite de ses deux frères, notamment ceux d'Arthur, le bouffeur de curés !
Au même titre que les travaux d'aiguilles, l'apprentissage des bonnes manières ou les leçons d'hygiène, la tenue d'un journal intime fait partie de l'éducation d'une jeune fille du beau monde. Vitalie tient le sien assidûment.
Sur le vif de l'évènement, elle prend des notes. Seulement après, elle rédige posément ses souvenirs avant de les soumettre à la lecture de sa mère et des Sépulcrines. Publié par le « Musée-Bibliothèque Arthur Rimbaud », le Journal de Vitalie peut être consulté et mieux encore acheté à la médiathèque Voyelles de Charleville-Mézières. Son intérêt majeur est de nous éclairer sur l'environnement familial pour ne pas dire « tribal » du poète.
Vitalie a quinze ans quand elle connaît la première grande aventure de sa vie. « Le 5 avril 1873, écrit-elle, nous partions de Charleville, maman, mon frère Frédéric et ma sœur Isabelle. Première fois que je voyageais en chemin de fer ». Quel événement !
Prendre le train de Paris jusqu'à Amagne, puis un autre, plus petit jusqu'à la gare d'Attigny d'où après avoir parcouru en voiture hippomobile « 4 kilomètres 1 hectomètre », elle découvre pour la première fois l'univers de sa maman, le hameau de Roche, la ferme familiale, la plus grosse du pays, celle des Cuif dont Mme Rimbaud-Cuif a hérité et dont les revenus des fermages font vivre sa famille.
Six mois Vitalie va y demeurer, le temps pour sa mère d'aménager la partie de la ferme qui n'a pas été restaurée depuis l'incendie qui dix ans auparavant l'a ravagée. « Roches (sic), note-t-elle, a treize maisons, environ cent dix habitants. Il n'y a pas d'église ni d'école communale. »
L'émerveillent « le frêle et limpide ruisseau qui va se perdre doucement dans le canal au bas du village de Voncq », la vue « au loin des moulins de Vaux-Champagne », les pommiers en fleurs « chargés d'une neige odoriférante ». Elle témoigne d'une miraculeuse apparition le Vendredi saint. « Un coup discret retentit à la porte. J'allai ouvrir et… jugez de ma surprise, je me trouvai face à face avec Arthur. Nous en fûmes bien joyeux ».
Bien qu'Arthur se soit gardé de lui dire que Verlaine vient de le blesser à Bruxelles d'un coup de revolver, devinant que le bandage du bras gauche cache quelque chose de suspect, elle n'en touche mot. Peu probable qu'avec maman, son frère et ses deux sœurs Arthur soit allé le dimanche de Pâques à la messe donnée dans la chapelle de Méry que Vitalie décrit ainsi : « Petite, décorée simplement, bâtie sur une petite éminence, elle est entourée d'un cimetière où reposent mes grands-parents ».
La vue des tombes lui inspire une longue méditation sur la mort qui « n'arrête pas le temps au cadran de la vie » puisqu'elle est grâce à Dieu « une douce espérance ».
Vitalie rapporte, sans le lui reprocher, qu'Arthur durant les trois semaines qu'il passe à Roche s'adonnera peu aux travaux agricoles puisque « la plume trouvait auprès de lui une occupation assez sérieuse ».
Est-elle alors allée le voir dans le grenier de la ferme où il entreprenait l'écriture d'Une Saison en enfer ?
Vitalie, elle, est ravie de participer avec son frère Frédéric aux travaux des champs, à la « cueillaison » (sic) des fruits ! « Je me rappelle parfaitement, confie-t-elle, le jour où pour la première fois de ma vie, je fanai. Abritée sous un chapeau de paille à larges bords, sentant la sueur ruisseler sur mon visage et par tous mes membres, je travaillais le plus courageusement qu'il m'était permis, tout en suivant mes compagnons de travail ».
En octobre, au moment de retrouver le pensionnat des Sépulcrines de Charleville, elle confie : « Oui, j'ai été heureuse, bien heureuse dans notre village ». Mais s'abandonner sans retenue à une joie inconsidérée étant un péché, elle ajoute, pleine de repentance : « Je me reprochais ma trop grande joie. Je n'ai pas joui assez raisonnablement de mon bonheur »
L'autre bonheur qu'elle va vivre un an plus tard, elle le doit à Arthur. Celle en qui Ernest Delahaye voyait « Rimbaud en très belle jeune fille » en témoignera dans une prochaine chronique.
Qu'en pensent les chênes de nos forêts ?
 
http://www.lunion.presse.fr/article/faits-divers/rimbaud-en-tres-belle-jeune-fille
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lundi 6 février 2012

Les paysages d’Alsace perdus de Jean-Jacques Henner

De l’Alsace observée à l’Alsace sublimée. Voici le parcours que propose le Musée national Henner dans les paysages du peintre alsacien, plus célèbre de son vivant (1829-1905) pour ses portraits. Intitulée « De l’impression au rêve. Paysages de Jean-Jacques Henner », c’est la première exposition du musée depuis sa rénovation en 2009 – en fait, un nouvel accrochage thématique, avec un renouvellement de 65 % des tableaux présentés en collection permanente.
« Henner n’est pas un paysagiste, mais nous avons voulu montrer que son rapport au paysage est un leitmotiv dans son œuvre », explique Marie-Hélène Lavallée, directrice du musée. Dans sa jeunesse, il peint la campagne alsacienne avec réalisme et précision, puisant ses sujets dans son environnement immédiat : une Vue depuis la chambre à Bernwiller, la belle Route de Galfingen avec le vieux cerisier et la croix.
Mais il abandonne vite cette démarche pour travailler sur les couleurs, et restituer des effets atmosphériques – voir la Vallée de Munster, crépuscule après l’orage. Le Sundgauvien poursuit ce travail en Italie, où, pensionnaire de la Villa Médicis de 1858 à 1863, il capte les lumières méridionales dans ses toiles ( Baie de Naples).
Mais à partir des années 1870 et jusqu’à la fin de sa vie, Henner ne verse plus que rarement dans ce style. « La perte de l’Alsace, rattachée à l’Allemagne, marque une rupture dans le travail créateur de Henner, traumatisé par cet événement, comme beaucoup d’Alsaciens », indique Marie-Hélène Lavallée.
Placé dans le musée à côté du fameux L’Alsace, elle attend, le tableau Vue de Cernay, Alsace, dit de Troppmann Kinck, illustre parfaitement son traitement de ce genre pictural : « L’évocation est réduite à quelques motifs, un buisson, un étang, une prairie et quelques couleurs, brun, bleu, vert. Il confère à ce paysage pur, symbole de l’Alsace perdue et dont il rêve, un caractère immuable et intemporel. » Jean-Jacques Henner imagine ce décor sans quitter son atelier, et le peuple de nymphes et de naïades, des nus féminins en vogue qui assurent la fortune de l’artiste, devenu officiel.
« Aucune de ces scènes n’est contemporaine, mais Henner est en plein dans son époque », plaide la directrice du musée. Par son engagement dans la société : Henner courait les salons, où il défendait la revanche contre l’Allemagne, et le capitaine Dreyfus. Et par sa démarche artistique, que Mme Lavallée juge très contemporaine. « Dans certains tableaux, il y a une absence de distance avec le sujet : on rentre dans le paysage, en portant la focale sur une branche d’arbre ou une racine. Henner était l’ami des Impressionnistes, même s’il a refusé d’exposer avec eux en 1874. Car pour lui, l’exercice n’était pas une fin en soi; il recherchait un idéal de peinture. » Il a ainsi poursuivi, à la fin de sa vie, des recherches autour d’un seul sujet, une femme nue se détachant dans un ciel bleu. « Je rêve quelque chose et je n’arrive pas à réaliser mon rêve ; il faut trouver la forme et la couleur appropriée », résumait Henner.
Y ALLER Musée national Jean-Jacques Henner, 43 avenue de Villiers, 75017 Paris. Jusqu’au 2 juillet, tous les jours de 11 h à 18 h, sauf le mardi. Tél. 01.47.63.42.73 ou www.musee-henner.fr.

dimanche 5 février 2012

Carcassonne. Tout le festival 2012

Le conseil municipal a voté à l'unanimité, hier, la programmation du festival 2012, comme chaque année depuis des lustres placé sous le signe de l'éclectisme.
Nous dévoilions l'essentiel de la programmation du festival 2012 dans notre édition de lundi. Hier, le conseil municipal a levé le voile sur la totalité des spectacles payants d'un festival qui commencera le 22 juin pour s'achever le 5 août. Moins longue que l'année dernière et truffée de tournées d'anciennes gloires sur le retour par souci d'économies, l'édition 2012 a également été annoncée plus tôt que par le passé. « C'est en ce moment que les gens réservent leurs vacances d'été. Nous avons voulu avancer l'annonce pour les attirer », justifie le maire, Jean-Claude Pérez.
Alain Tarlier, l'adjoint chargé de la culture, essaie de convaincre que « le festival est en train de devenir d'année en année l'un des plus grands festivals de France. Nous sommes en train de changer l'image de la culture dans cette ville ». Avec Donovan, Alan Parson ou Laurent Gerra, on a du mal à voir en quoi tant ce festival ressemble, en plus étendu, à celui que Carcassonne a toujours connu ces 15 dernières années. D'ailleurs, en expliquant que « la diversité culturelle fait l'identité de ce festival », Alain Tarlier paraphrase quasiment Raymond Chesa, l'ancien maire qui aimait à répondre en manière d'oxymore quand on l'attaquait sur ce festival fourre-tout : « La spécialité, c'est l'éclectisme. » Dans l'opposition, qui a voté à l'unanimité pour cette programmation, Jean-Luc Roux a regretté de ne toujours pas avoir eu à disposition les chiffres 2011, notamment sur le nombre de places vendues l'an dernier
http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/03/1276554-tout-le-festival-2012.html

samedi 4 février 2012

Evénement : la réserve naturelle ouverte au public les 4 et 5 février

Dans le cadre des Journées mondiales des zones humides, et avec pour toile de fond le centenaire de la Ligue pour la protection des oiseaux, la réserve naturelle de Lilleau des Niges ouvrira exceptionnellement ses portes aux visiteurs, les samedi 4 et dimanche 5 février.

Il est des propositions qui ne se refusent pas. Celle de partir à la rencontre du peuple ailé, en plein cœur de la réserve naturelle de Lilleau des Niges, en est une. Habituellement interdit d’accès, ce site protégé, géré depuis plus de 30 ans par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), sera exceptionnellement accessible, les samedi 4 et dimanche 5 février, à des groupes encadrés par le personnel de La Maison du Fier.
Ces deux jours n’ont pas été choisis au hasard. En effet, chaque début février, les Journées mondiales des zones humides commémorent la signature de la convention de Ramsar (Ramsar étant le nom de la ville, en Iran, où la convention a été signée). Placée sous l’égide de l’UNESCO, cette convention est un traité intergouvernemental relatif aux zones humides d’importance internationale, principalement pour l’accueil des oiseaux. Ce précieux label Ramsar, le Fier d’Ars, la fosse de Loix et les marais salants alentours, l’ont obtenu en 2003.
À cette période de l’année, des milliers de migrateurs venus du nord de l’Europe trouvent refuge dans la tranquille et paisible réserve naturelle de Lilleau des Niges. Parmi ces hôtes à plumes : les célèbres bernaches cravant de Sibérie, les bécasseaux variables du Groenland, les barges à queue noire d’Islande, ou encore les rares spatules blanches des Pays-Bas. C’est tout ce petit monde ailé que les animateurs de la LPO vous invitent à découvrir, ou redécouvrir. “En Camargue, le nombre d’oiseaux est bien plus important que sur l’île de Ré. Mais, là-bas, les oiseaux s’observent de très loin et il faut parfois rouler des kilomètres et des kilomètres. Ici, les conditions d’observation sont intéressantes. Les oiseaux ne sont pas farouches. Ils ne considèrent plus l’homme comme un danger. Cela n’existe nulle part ailleurs en France”, explique Hervé Roques, animateur nature à la LPO.
Ces sorties en plein cœur de la réserve, proposées gratuitement aux amoureux de la nature, auront également pour toile de fond la célébration du centenaire de la LPO. À cette occasion, La Maison du Fier, aux Portes-en-Ré, sera également ouverte au public durant ces deux jours, de 14h à 18h.


http://www.pharedere.com/Evenement--la-reserve-naturelle-ouverte-au-public-les-4-et-5-fevrier,1.media?a=5479

jeudi 2 février 2012

les licornes ont trouvé refuge à la Conciergerie

Le porteur de l'esprit de la baleine échouée. C'est l'une des œuvres préférées de Claude d'Anthenaise, commissaire de l'exposition "Bêtes off" à la Conciergerie. Déjà, le titre donne envie de s'assoir et de rêver. Nous sommes face à un magnifique cétacé de papier, léger comme une plume, posé sur le dos d'un homme de plâtre. Julie Faure-Brac signe là une œuvre très surprenante, délicieusement délicate et puissante. Elle symbolise cette fusion entre l'homme et la bête, cette dualité aussi qui est le thème de l'exposition. Les animaux se sont donc emparés des voutes gothiques et des colonnes, sortes d'arbres de pierre qui rythment le labyrinthe. Inutile de semer des petits cailloux ou de dérouler un fil d'Ariane, on ne se perd pas, on se retrouve. A chaque détour, il est question de ce lien entre l'humanité et l'animalité, entre ce qu'ils nous apportent, ce qu'on leur prend, les pensées que nous leur prêtons, les regards qu'ils jettent sur nous.
Baleine,cheval, coq ou asticot ?
Ces œuvres sont totalement dans l'air du temps, cet air qui nous libère ou nous étouffe, avec nos pensées noires souvent, bleues azur parfois. Dans ce noble lieu, ce sont des asticots trempés dans l'encre qui ont tracé les méandres d'une table d'orientation. "De désorientation même", comme aime à le dire Claude D'Anthenaise : "Un chemin qui ressemble plus à un test de Rorschach qu'à une carte (...) A coté, vous pouvez voir la vidéo de ces minuscules interprètes rampants". Ces "malgré eux" sont à l'œuvre... Asticots, mouches, mort, vanité des vanités... La dimension mystique flotte comme un effluve qui trahit espoirs et désespoirs qui nous sont propres, à nous, les humains.

Les artistes sollicités par Claude d'Anthenaise, ont travaillé très librement sur l'animal, cet autre qui nous accompagne, nous nourrit, nous réchauffe, force notre admiration par sa beauté, ou nous effraie... Comme les mouches. "Elles préfigurent notre fin et c'est une magnifique œuvre de Claire Morgan qui trône au centre de l'exposition", raconte le Commissaire de l'exposition en désignant Here is the end of All Things. "Des centaines de légères graines de pissenlits sont suspendues,comme en apesanteur, trouées par le passage d'une chouette immaculée, arrêtée en plein vol, dès qu'elle aperçoit des mouches". On peut disserter à l'envi sur les intentions qui sous-tendent les créations. On peut aussi imaginer ce qui trotte dans la tête de la girafe tricotée ou dans la cervelle du Tatou décapité. Clin d'œil un brin kitch ou calvaire qui remplit notre assiette.

Un bestiaire hallucinant...

Voilà maintenant, la Crisis cabin, sorte d'abri antiatomique poétique ; elle protège les livres grâce à des plumes de coq, plus loin,la baleine de Christian Gonzenbach qu'il faut contourner pour en saisir toute la finesse ... Mais allez-y plutôt. Comptez une heure de liberté pour une déambulation caustique et enchanteresse au milieu de ce best of de créations contemporaines.
Bêtes Off
Exposition d'art contemporain à la Conciergerie
Centre des Monuments Nationaux
jusqu'au 11 Mars 2012
2, Boulevard du Palais
75001 Paris

mercredi 1 février 2012

Le 2 avril, le musée Toulouse-Lautrec rouvrira dans un palais somptueux

Après 10 ans de travaux et la rénovation des salles basses, les deux étages du Palais de la Berbie ont bénéficié d'une restauration archéologique éblouissante.
Les boiseries, au plafond, ont retrouvé l'éclat naturel de leurs décors peints, des sols créés il y a plus de sept siècles réapparaissent, les peintures murales invisibles retrouvent la lumière. Une splendeur, avec « des cadeaux que le destin nous fait », confiait hier Danièle Devynck, conservateur en chef, visitant le musée Lautrec avec une cohorte d'élus. Une ligne muséographique résolument contemporaine dans un patrimoine médiéval exceptionnel. Une merveille qui attend les visiteurs pour la réouverture du musée le 2 avril prochain. Dernière découverte en date, des peintures murales mises à jour dans le petit salon de Bernis. Le public pourra les découvrir en l'état, comme il pourra apprécier les décors animaliers qui émergent sous les peintures du plafond de la longue salle d'Amboise, ou encore les pavements aux décors peints, datant du XIIIe siècle, dans l'aile des Suffragants, particulièrement bien mis en valeur sous une élégante passerelle.
Martin Malvy, président du conseil régional, en a eu le souffle coupé. Mais pas la repartie : « Vous avez de la chance, l'un et l'autre, ça vous rapproche » glisse-t-il non sans humour à Philippe Bonnecarrère, maire DVD d'Albi et Thierry Carcenac, président PS du conseil général du Tarn, présents dans le cortège.

Un prêt du Musée d'Orsay

Pour la première fois dans l'histoire de la Berbie, le visiteur pourra effectuer un tour complet du palais quand jusque là seule la moitié était accessible. «à la fin de la 3e phase du chantier, le musée aura doublé sa surface», s'est réjoui Fabrice Mazaud du cabinet Dubois&associés, en charge de l'aménagement intérieur.
Dès aujourd'hui, Anne Craveia, restauratrice toulousaine attitrée, commencera le travail de «bichonnage» et de dépoussiérage des œuvres qui seront réaccrochées mi-mars. Plus un prêt exceptionnel de pièces contemporaines par le musée d'Orsay à Paris, quelques toiles du peintre albigeois peu ou jamais montrées, dans de nouveaux encadrements, et les Lautrec acquis ces dernières années, qui réhausseront la réouverture du palais épiscopal. Pour un rendez-vous d'envergure internationale.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/31/1274057-le-2-avril-le-musee-rouvrira-dans-un-palais-somptueux.html

mardi 31 janvier 2012

Paimpol. Festival du chant de marin : les îles à l'honneur

Après l'annonce du thème des "super héros" pour la 21e édition des Vieilles Charrues, au tour du festival du chant de marin. Le président Pierre Morvan vient tout juste de l'annoncer. La 11ème édition aura pour thème : "les Iles". Les dates des 9, 10 et 11 août 2013 sont toujours d'actualité et si les têtes d'affiche ne sont pas encore connues, elles arriveront du Japon comme de Bréhat, des Antilles comme de Ouessant.

La festivalière type est bavarde
Par ailleurs, le festival avait réalisé une petite enquête en 2011 pour en savoir un peu plus sur son festivalier type. C'est une festivalière de 50 ans ! Elle est Bretonne, dispose d'une automobile pour venir à la fête, est fidèle au festival et est bavarde ! C'est-à-dire qu'elle conseille à ses amis de venir.

  
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/musique/paimpol-festival-du-chant-de-marin-les-iles-a-l-honneur-30-01-2012-1584026.php
        

lundi 30 janvier 2012

Vieilles Charrues. Les super-héros seront les stars de la 21e édition

A vos déguisements : le thème de la 21e édition des Vieilles Charrues a été annoncé hier soir, sur la page Facebook du festival carhaisien. Et ce sera... les super-héros !

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Ils sont fous ces festivaliers
> Vieilles Charrues : tous nos articles et reportages
"Cet été, enfilez vos plus beaux collants, par dessus, votre plus beau slip en lycra, et surtout n'oubliez pas votre cape et votre masque", suggèrent les organisateurs des Vieilles Charrues... Quel serait le thème pour la 21e édition des Vieilles Charrues ? Le suspense était entretenu ces dernières heures sur Facebook. Et les internautes n'hésitaient pas à donner leur pronostic. Si certains optaient pour "la dictature" ou "l'apocalypse", 2012 oblige, un thème semblait tenir la corde : celui des super-héros. Comics et BD ralliaient plusieurs fans de la page du festival carhaisien. Gagné : ce seront bien les super-héros les stars du festival breton.


http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/agenda/vieilles-charrues-les-super-heros-seront-les-stars-de-la-21e-edition-29-01-2012-1581885.php

dimanche 29 janvier 2012

"Tout le plaisir est pour nous" à la salle Nougaro

Francis Azéma aime varier les plaisirs. Pour « son » Théâtre du Pavé, à Toulouse, il travaille actuellement sur « Un dernier cri », une pièce d'Ingmar Bergman où s'affrontent deux personnages du monde du cinéma (représentations du 1er au 17 mars).
Mais son actualité immédiate concerne la Salle Nougaro où la troupe Cœur & Jardin présente « Tout le plaisir est pour nous », un vaudeville de l'Anglais Ray Cooney, jusqu'à demain.
Comment avez-vous participé à ce projet ?
Claude Hélias, de Cœur & Jardin, m'a sollicité pour assurer une mise en scène professionnelle de ce spectacle donné par des amateurs. Ce n'est pas mon terrain de jeu et mon genre de théâtre mais j'ai eu la curiosité d'aller leur donner un coup de main.
Ray Cooney est une star du théâtre en Angleterre et aux États-Unis…
Ce qui m'a marqué, c'est sa parenté très forte avec notre Feydeau mais avec des côtés british. Il y a des portes qui claquent, des quiproquos à foison, le tout complété par de l'humour froid, parfois, des moments frolant l'absurde, certaines répliques faisant pensant à du Woody Allen. C'est surtout un théâtre d'acteurs qui fonctionne à l'énergie, à la sueur ; le metteur en scène est un chef d'orchestre chargé de donner du mouvement.
Comment se comportent vos « élèves » ?
Ils connaissaient mon exigence, ils n'ont pas pris ce projet à la légère. Leur travail n'est pas facile : ils doivent agir comme des équilibristes. Et il est bon de voir à quel point cela marche, l'accueil chaleureux du public, le succès.
« Tout le plaisir est pour nous », vendredi 27 et samedi 28 janvier à 20 h 30 à la salle Nougaro (20, chemin de Garric), Toulouse. Tarifs : de 13 € à 20€. Tél.05 61 93 79 40 (www.sallenougaro.com).
http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/27/1270644-azema-s-essaye-au-vaudeville.html

samedi 28 janvier 2012

Salon du bien-être et de l’intuition

Durant les deux jours du prochain week-end, la Maison du peuple de Chagny sera le cadre d’un nouveau Salon du bien-être et de l’intuition.
Créé par MLB Organisation, ce salon se veut « un nouveau regard sur la vie, un voyage pour soi », affirme Marie-Laure Bouchet, l’organisatrice.
Ouvert à tous, original dans sa conception interactive et son esprit de partage, optimiste, créatif et sérieux, ce salon accueillera une quarantaine de participants de toute la région. Thérapeutes, énergéticiens, diplômes en shiatsu, magnétiseurs, experts en feng shui, astrologues, tarologues, bijoutiers, éleveurs de chèvres, géobiologistes, acupuncteurs et autres seront répartis dans la grande salle de la Maison du peuple.
Des ateliers bien-être, des espaces santé, des démonstrations, une restauration rapide bio et bien d’autres animations concernant le bien-être et l’intuition seront proposées aux visiteurs. Pas moins de quatorze conférences (une par heure) sur scène seront données sur des sujets très divers (la médecine chinoise, les minéraux, l’interprétation des rêves, l’alimentation, etc.).
Un diaporama sur le Népal, une tombola (tirage dimanche, à 17 heures) et un concert de vibrations sonores avec bols chantants, gongs et bâtons de pluie, sont également inscrits au programme de ce week-end axé sur la santé, l’environnement et la découverte.
Info Horaires d’ouverture : samedi, de 9 h 30 à 19 heures, et dimanche, de 10 à 18 heures. Entrée : 4 euros par jour
(à partir de 12 ans) ; 5 euros pour le Pass deux jours.
Parking gratuit à proximité. Renseignements
au 06.10.76.26.54.

vendredi 27 janvier 2012

Créativa : trésors et gourmandise du 2 au 5 février à Metz

Fort de ses 30 000 visiteurs l’année dernière, le salon dédié aux loisirs créatifs, Créativa, compte bien revenir en force et en plus grand.
Et pour séduire les inconditionnelles du « fait main » – 80 % des visiteurs sont des femmes – cette 10 e édition regroupera 160 exposants français, mais aussi de toute l’Europe. Cinq thématiques seront abordées durant ces quatre jours : les activités manuelles, l’art du fil, les beaux-arts, la décoration florale et les jeux éducatifs pour enfants.
Cette année, huit expositions attendront les visiteurs. De l’univers japonais au patrimoine régional, le salon Créativa permettra de découvrir les secrets des arts manuels traditionnels.

Très chocolaté

Mais la véritable surprise de cette édition 2012 sera pour les amoureux du chocolat. Un nouvel espace, entièrement consacré au chocolat, verra le jour. Au total, près de 3 000 m² pour accueillir 60 exposants français et luxembourgeois durant quatre jours.
En plus de faire vibrer les papilles des plus gourmands avec des dégustations, le programme de ce 1 er Salon du chocolat et des gourmandises du Grand Est réserve un programme unique aux visiteurs.
Le chocolat se dévoilera en tendance mode. Trois fois par jour, les visiteurs pourront assister à des défilés de chapeaux en chocolat et de leurs dessous chics, ainsi qu’à des shows de coiffures chocolatées.
Plusieurs concours, professionnels et amateurs, seront organisés sur le thème de la tentation. Les pâtissiers-chocolatiers devront s’affronter avec des bonbons en chocolat et des foies gras au chocolat. Les visiteurs pourront mettre la main à la pâte en réalisant le meilleur gâteau au chocolat maison.
Les enfants seront également à l’honneur. Ils pourront notamment s’initier au métier de pâtissier-chocolatier avec les ateliers de trempage.
http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2012/01/25/creativa-tresors-et-gourmandise

jeudi 26 janvier 2012

Les coups de coeur du festival d'Angoulême

Le Festival de la BD d'Angoulême débute jeudi. La sélection officielle des bandes dessinées en compétition - 58 albums - se distingue par son côté international. Pas moins de six dessinateurs américains, cinq japonais, deux britanniques, un espagnol...
Si l'on compte les auteurs belges - nos frères de trait - la liste soumise aux jurés donnerait presque un 50 % français/50 % étranger réjouissant.
Voici quelques-uns de nos coups de coeur...
Les vacances de Jésus & Bouddha (Hikaru Nakamura, Kurokawa, 6,70 €).
Après avoir veillé sur l'humanité pendant 2 000 ans, Jésus et Bouddha se louent un petit appart' pour des vacances à Tokyo. Une comédie délirante - dessins à l'avenant -, où l'on voit ces deux icônes religieuses boire des Sapporo (bière japonaise) et pianoter sur leur profil Facebook. De l'oecuménisme léger.
Le samouraï de bambou (Taiyou Matsumoto & Issei Eifuku, Kana, 15 €).
Soîchirô est un rônin, un samouraï sans maître, fainéant, qui adore jouer avec les enfants. Matsumoto affine encore son style graphique, s'amuse à singer les estampes d'Hiroshige, à étirer les yeux de son héros façon Picasso. À l'opposé des codes du manga populaire, il peut déstabiliser. Sa série est lente, onirique, superbe.
Cité 14, Chers corrompus (Gabus & Reutmann, 13,10 €).
Deuxième saison pour cette série atypique qui mélange roman noir, SF et fantastique, humains, animaux et extra-terrestres... Rien ne va plus dans la tour Bambell. À la palette graphique, le Cherbourgeois Romuald Reutimann a créé un incroyable univers sans cesse bousculé par des personnages particulièrement déjantés...
Beauté 1, Désirs exaucés (Kerascoët & Hubert, Dupuis, 13,95 €).
Sous la forme d'un conte de fée, comment la beauté peut transformer la vie, avec ses conséquences en cascades. Une histoire bien menée, traversée d'humour noir, avec un dessin presque naïf arrosé de couleurs.
Atar Gull (Nury & Brüno, Dargaud, 16,95 €)
Esclave en Jamaïque, Atar Gull, fils d'un roi africain, cache sous un comportement modèle une implacable vengeance. Excellent scénariste, Fabien Nury signe l'adaptation de roman éponyme d'Eugène Sue, remarquablement servi par le dessin personnel et compact de Brüno.
Et aussi, Polina de Bastien Vivès (Casterman), Portugal de Cyril Pedrosa (Dupuis) et 3 secondes de Marc-Antoine Mathieu (Delcourt), que nous avons déjà évoqués dans ces colonnes.

mercredi 25 janvier 2012

Une expo très poétique

Dans le cadre du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, Emmanuel Jacquel expose à la bibliothèque de Magnac, jusqu'au 31 janvier, ses dessins de presse d'humour et de bandes dessinées.
Graphiste et dessinateur de profession, l'artiste propose également aux visiteurs des œuvres abstraites. Son travail reflète une vision décalée de la réalité, une quête de sens, une course au rêve et à l'utopie.

Écrivain, passionné d'Histoire et poète, Emmanuel Jacquet a écrit trois recueils de poésie publiés par la Société des écrivains de Paris. À travers l'ensemble de ses activités, l'artiste conjugue ses différents centres d'intérêts dans un projet artistique regroupant l'illustration, la peinture abstraite et l'écriture.
Emmanuel Jacquel a également exposé en 2009 et 2010 au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême ainsi qu'en 2007 au Salon international du dessin de presse, de caricature et d'humour à Saint-Just-le-Martel (87), près de Limoges

http://www.sudouest.fr/2012/01/09/une-expo-tres-poetique-599366-790.php

mardi 24 janvier 2012

CONCERT Mosaïque 3 mars 2012 – RENNES

CONAVIS DE CONCERT de la Chorale Mosaïque (chorale amie bretonne) au profit de l’ARSEP
Bonne humeur assurée, et j’y serai pour applaudir mes amis chanteurs et chefs de choeur!
:-) Affiche @ diffuser, @ partager sans modération autour de vous : blogs, sites, Facebook :-)


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