mardi 31 janvier 2012

Paimpol. Festival du chant de marin : les îles à l'honneur

Après l'annonce du thème des "super héros" pour la 21e édition des Vieilles Charrues, au tour du festival du chant de marin. Le président Pierre Morvan vient tout juste de l'annoncer. La 11ème édition aura pour thème : "les Iles". Les dates des 9, 10 et 11 août 2013 sont toujours d'actualité et si les têtes d'affiche ne sont pas encore connues, elles arriveront du Japon comme de Bréhat, des Antilles comme de Ouessant.

La festivalière type est bavarde
Par ailleurs, le festival avait réalisé une petite enquête en 2011 pour en savoir un peu plus sur son festivalier type. C'est une festivalière de 50 ans ! Elle est Bretonne, dispose d'une automobile pour venir à la fête, est fidèle au festival et est bavarde ! C'est-à-dire qu'elle conseille à ses amis de venir.

  
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/musique/paimpol-festival-du-chant-de-marin-les-iles-a-l-honneur-30-01-2012-1584026.php
        

lundi 30 janvier 2012

Vieilles Charrues. Les super-héros seront les stars de la 21e édition

A vos déguisements : le thème de la 21e édition des Vieilles Charrues a été annoncé hier soir, sur la page Facebook du festival carhaisien. Et ce sera... les super-héros !

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Ils sont fous ces festivaliers
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"Cet été, enfilez vos plus beaux collants, par dessus, votre plus beau slip en lycra, et surtout n'oubliez pas votre cape et votre masque", suggèrent les organisateurs des Vieilles Charrues... Quel serait le thème pour la 21e édition des Vieilles Charrues ? Le suspense était entretenu ces dernières heures sur Facebook. Et les internautes n'hésitaient pas à donner leur pronostic. Si certains optaient pour "la dictature" ou "l'apocalypse", 2012 oblige, un thème semblait tenir la corde : celui des super-héros. Comics et BD ralliaient plusieurs fans de la page du festival carhaisien. Gagné : ce seront bien les super-héros les stars du festival breton.


http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/agenda/vieilles-charrues-les-super-heros-seront-les-stars-de-la-21e-edition-29-01-2012-1581885.php

dimanche 29 janvier 2012

"Tout le plaisir est pour nous" à la salle Nougaro

Francis Azéma aime varier les plaisirs. Pour « son » Théâtre du Pavé, à Toulouse, il travaille actuellement sur « Un dernier cri », une pièce d'Ingmar Bergman où s'affrontent deux personnages du monde du cinéma (représentations du 1er au 17 mars).
Mais son actualité immédiate concerne la Salle Nougaro où la troupe Cœur & Jardin présente « Tout le plaisir est pour nous », un vaudeville de l'Anglais Ray Cooney, jusqu'à demain.
Comment avez-vous participé à ce projet ?
Claude Hélias, de Cœur & Jardin, m'a sollicité pour assurer une mise en scène professionnelle de ce spectacle donné par des amateurs. Ce n'est pas mon terrain de jeu et mon genre de théâtre mais j'ai eu la curiosité d'aller leur donner un coup de main.
Ray Cooney est une star du théâtre en Angleterre et aux États-Unis…
Ce qui m'a marqué, c'est sa parenté très forte avec notre Feydeau mais avec des côtés british. Il y a des portes qui claquent, des quiproquos à foison, le tout complété par de l'humour froid, parfois, des moments frolant l'absurde, certaines répliques faisant pensant à du Woody Allen. C'est surtout un théâtre d'acteurs qui fonctionne à l'énergie, à la sueur ; le metteur en scène est un chef d'orchestre chargé de donner du mouvement.
Comment se comportent vos « élèves » ?
Ils connaissaient mon exigence, ils n'ont pas pris ce projet à la légère. Leur travail n'est pas facile : ils doivent agir comme des équilibristes. Et il est bon de voir à quel point cela marche, l'accueil chaleureux du public, le succès.
« Tout le plaisir est pour nous », vendredi 27 et samedi 28 janvier à 20 h 30 à la salle Nougaro (20, chemin de Garric), Toulouse. Tarifs : de 13 € à 20€. Tél.05 61 93 79 40 (www.sallenougaro.com).
http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/27/1270644-azema-s-essaye-au-vaudeville.html

samedi 28 janvier 2012

Salon du bien-être et de l’intuition

Durant les deux jours du prochain week-end, la Maison du peuple de Chagny sera le cadre d’un nouveau Salon du bien-être et de l’intuition.
Créé par MLB Organisation, ce salon se veut « un nouveau regard sur la vie, un voyage pour soi », affirme Marie-Laure Bouchet, l’organisatrice.
Ouvert à tous, original dans sa conception interactive et son esprit de partage, optimiste, créatif et sérieux, ce salon accueillera une quarantaine de participants de toute la région. Thérapeutes, énergéticiens, diplômes en shiatsu, magnétiseurs, experts en feng shui, astrologues, tarologues, bijoutiers, éleveurs de chèvres, géobiologistes, acupuncteurs et autres seront répartis dans la grande salle de la Maison du peuple.
Des ateliers bien-être, des espaces santé, des démonstrations, une restauration rapide bio et bien d’autres animations concernant le bien-être et l’intuition seront proposées aux visiteurs. Pas moins de quatorze conférences (une par heure) sur scène seront données sur des sujets très divers (la médecine chinoise, les minéraux, l’interprétation des rêves, l’alimentation, etc.).
Un diaporama sur le Népal, une tombola (tirage dimanche, à 17 heures) et un concert de vibrations sonores avec bols chantants, gongs et bâtons de pluie, sont également inscrits au programme de ce week-end axé sur la santé, l’environnement et la découverte.
Info Horaires d’ouverture : samedi, de 9 h 30 à 19 heures, et dimanche, de 10 à 18 heures. Entrée : 4 euros par jour
(à partir de 12 ans) ; 5 euros pour le Pass deux jours.
Parking gratuit à proximité. Renseignements
au 06.10.76.26.54.

vendredi 27 janvier 2012

Créativa : trésors et gourmandise du 2 au 5 février à Metz

Fort de ses 30 000 visiteurs l’année dernière, le salon dédié aux loisirs créatifs, Créativa, compte bien revenir en force et en plus grand.
Et pour séduire les inconditionnelles du « fait main » – 80 % des visiteurs sont des femmes – cette 10 e édition regroupera 160 exposants français, mais aussi de toute l’Europe. Cinq thématiques seront abordées durant ces quatre jours : les activités manuelles, l’art du fil, les beaux-arts, la décoration florale et les jeux éducatifs pour enfants.
Cette année, huit expositions attendront les visiteurs. De l’univers japonais au patrimoine régional, le salon Créativa permettra de découvrir les secrets des arts manuels traditionnels.

Très chocolaté

Mais la véritable surprise de cette édition 2012 sera pour les amoureux du chocolat. Un nouvel espace, entièrement consacré au chocolat, verra le jour. Au total, près de 3 000 m² pour accueillir 60 exposants français et luxembourgeois durant quatre jours.
En plus de faire vibrer les papilles des plus gourmands avec des dégustations, le programme de ce 1 er Salon du chocolat et des gourmandises du Grand Est réserve un programme unique aux visiteurs.
Le chocolat se dévoilera en tendance mode. Trois fois par jour, les visiteurs pourront assister à des défilés de chapeaux en chocolat et de leurs dessous chics, ainsi qu’à des shows de coiffures chocolatées.
Plusieurs concours, professionnels et amateurs, seront organisés sur le thème de la tentation. Les pâtissiers-chocolatiers devront s’affronter avec des bonbons en chocolat et des foies gras au chocolat. Les visiteurs pourront mettre la main à la pâte en réalisant le meilleur gâteau au chocolat maison.
Les enfants seront également à l’honneur. Ils pourront notamment s’initier au métier de pâtissier-chocolatier avec les ateliers de trempage.
http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2012/01/25/creativa-tresors-et-gourmandise

jeudi 26 janvier 2012

Les coups de coeur du festival d'Angoulême

Le Festival de la BD d'Angoulême débute jeudi. La sélection officielle des bandes dessinées en compétition - 58 albums - se distingue par son côté international. Pas moins de six dessinateurs américains, cinq japonais, deux britanniques, un espagnol...
Si l'on compte les auteurs belges - nos frères de trait - la liste soumise aux jurés donnerait presque un 50 % français/50 % étranger réjouissant.
Voici quelques-uns de nos coups de coeur...
Les vacances de Jésus & Bouddha (Hikaru Nakamura, Kurokawa, 6,70 €).
Après avoir veillé sur l'humanité pendant 2 000 ans, Jésus et Bouddha se louent un petit appart' pour des vacances à Tokyo. Une comédie délirante - dessins à l'avenant -, où l'on voit ces deux icônes religieuses boire des Sapporo (bière japonaise) et pianoter sur leur profil Facebook. De l'oecuménisme léger.
Le samouraï de bambou (Taiyou Matsumoto & Issei Eifuku, Kana, 15 €).
Soîchirô est un rônin, un samouraï sans maître, fainéant, qui adore jouer avec les enfants. Matsumoto affine encore son style graphique, s'amuse à singer les estampes d'Hiroshige, à étirer les yeux de son héros façon Picasso. À l'opposé des codes du manga populaire, il peut déstabiliser. Sa série est lente, onirique, superbe.
Cité 14, Chers corrompus (Gabus & Reutmann, 13,10 €).
Deuxième saison pour cette série atypique qui mélange roman noir, SF et fantastique, humains, animaux et extra-terrestres... Rien ne va plus dans la tour Bambell. À la palette graphique, le Cherbourgeois Romuald Reutimann a créé un incroyable univers sans cesse bousculé par des personnages particulièrement déjantés...
Beauté 1, Désirs exaucés (Kerascoët & Hubert, Dupuis, 13,95 €).
Sous la forme d'un conte de fée, comment la beauté peut transformer la vie, avec ses conséquences en cascades. Une histoire bien menée, traversée d'humour noir, avec un dessin presque naïf arrosé de couleurs.
Atar Gull (Nury & Brüno, Dargaud, 16,95 €)
Esclave en Jamaïque, Atar Gull, fils d'un roi africain, cache sous un comportement modèle une implacable vengeance. Excellent scénariste, Fabien Nury signe l'adaptation de roman éponyme d'Eugène Sue, remarquablement servi par le dessin personnel et compact de Brüno.
Et aussi, Polina de Bastien Vivès (Casterman), Portugal de Cyril Pedrosa (Dupuis) et 3 secondes de Marc-Antoine Mathieu (Delcourt), que nous avons déjà évoqués dans ces colonnes.

mercredi 25 janvier 2012

Une expo très poétique

Dans le cadre du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, Emmanuel Jacquel expose à la bibliothèque de Magnac, jusqu'au 31 janvier, ses dessins de presse d'humour et de bandes dessinées.
Graphiste et dessinateur de profession, l'artiste propose également aux visiteurs des œuvres abstraites. Son travail reflète une vision décalée de la réalité, une quête de sens, une course au rêve et à l'utopie.

Écrivain, passionné d'Histoire et poète, Emmanuel Jacquet a écrit trois recueils de poésie publiés par la Société des écrivains de Paris. À travers l'ensemble de ses activités, l'artiste conjugue ses différents centres d'intérêts dans un projet artistique regroupant l'illustration, la peinture abstraite et l'écriture.
Emmanuel Jacquel a également exposé en 2009 et 2010 au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême ainsi qu'en 2007 au Salon international du dessin de presse, de caricature et d'humour à Saint-Just-le-Martel (87), près de Limoges

http://www.sudouest.fr/2012/01/09/une-expo-tres-poetique-599366-790.php

mardi 24 janvier 2012

CONCERT Mosaïque 3 mars 2012 – RENNES

CONAVIS DE CONCERT de la Chorale Mosaïque (chorale amie bretonne) au profit de l’ARSEP
Bonne humeur assurée, et j’y serai pour applaudir mes amis chanteurs et chefs de choeur!
:-) Affiche @ diffuser, @ partager sans modération autour de vous : blogs, sites, Facebook :-)


hebergeur image

Allez visiter le blog de MEL
C'est un conseil.... et faites lui un petit coucou de ma part
cliquez....

lundi 23 janvier 2012

Francofolies 2012 : Bénabar pour ouvrir, Shaka Ponk pour conclure

On ne change pas une recette qui fait… recettes. L'an passé, le festival de La Rochelle avait battu tous ses records de fréquentation en mixant joyeusement du Guetta pour le final avec des concerts plus traditionnels et des surprises comme cette soirée 100 % en anglais du 14 Juillet !
C'est à nouveau le menu proposé du 11 au 15 juillet prochain. Avec évidemment des ingrédients différents.

Le choc de la dernière soirée sera à nouveau electro, et rock, avec Shaka Ponk. Si vous vous dites « Qui ça ? », c'est sûrement que vous n'avez pas eu de jeunes récemment à la maison.

Le dernier album de ce groupe français est parmi les meilleurs de l'année. Nommés aux Victoires de la musique le 3 mars prochain, salués déjà en 2010 lors de cette même cérémonie, ces musiciens donnent des shows visuels avec écrans géants. GOZ, leur singe virtuel emblématique, a été longtemps le seul visage connu de cette formation. Mais c'est une autre figure qui a créé l'événement en rejoignant le groupe pour une chanson l'an passé : Bertrand Cantat a interprété « Palabra mi amor » avec Frah, voix de Shaka Ponk.
Reste à espérer revoir à cette occasion le chanteur des mythiques Noir Désir sur la grande scène le 15 juillet.
Le retour de Thiéfaine
En attendant de lever cette incertitude, beaucoup d'autres le sont déjà via cette préprogrammation, dévoilée en avant-première pour « Sud Ouest Dimanche ». L'ouverture, par exemple, est confiée à une valeur sûre de la chanson française. Le 11 juillet, Bénabar inaugurera l'édition des Francos 2012. Trois autres têtes d'affiche (non encore calées) monteront sur le plateau, où Brigitte sera aussi présente.
Autre habitué de la scène au pied des tours, Hubert-Félix Thiéfaine, pressenti l'an passé, sera finalement là pour la deuxième de soirée. Le « vieux » HFT, premier artiste sous les projecteurs rochelais lors de la première édition des Francos (!) sera bien accompagné : Arthur H et trois autres artistes dont le nom n'a pas encore été révélé…
http://www.sudouest.fr/2012/01/22/benabar-pour-ouvrir-les-francofolies-2012-et-shaka-ponk-pour-conclure-612016-722.php

samedi 21 janvier 2012

Le « musée » de l’abbé Pierre ouvre samedi

Il fut le symbole du combat contre la misère. Les milliers de visiteurs qui se recueillent sur sa tombe, cinq ans après son décès, témoignent qu’il reste très présent dans le cœur des Français. Esteville, le village de Seine-Maritime où l’abbé Pierre vécut dès 1964 et repose aujourd’hui, consacre un lieu de mémoire à sa vie et à son œuvre : les Compagnons d’Emmaüs.
Depuis sa mort il y a cinq ans, rien n’a changé dans la petite chambre de l’abbé Pierre, au manoir d’Esteville (Seine-Maritime), village de 500 habitants, à une demi-heure de voiture de Rouen. Les murs sont restés jaune et bleu. Les étagères en bois brut, montées par l’abbé lui-même, supportent ses livres, ses objets fétiches et ses cassettes audio, sur lesquelles il enregistrait ses émissions de radio préférées.
Un lit, sa petite table de travail, sa canne et c’est tout. Dans la pièce voisine, encore plus petite, des outils au mur rappellent qu’il était manuel et aimait bricoler. « Dans cette chambre, il a reçu Bernard Kouchner et Lambert Wilson, qui l’a incarné au cinéma », rappelle Philippe Dupont, 35 ans, qui n’a jamais rencontré l’abbé. Depuis un an et demi, il prépare la transformation de sa maison normande : « Des milliers de visiteurs viennent se recueillir sur sa tombe à Esteville et veulent voir sa maison et sa chambre, explique le jeune directeur. Nous avons voulu aller plus loin en créant un lieu en sa mémoire et consacré aux Compagnons d’Emmaüs qu’il a fondés. »
Depuis un an, des artisans, des compagnons de cinquante communautés et des bénévoles mènent un vaste chantier de 1,2 million d’euros, financé par des dons. L’entreprise collective est fidèle à l’esprit d’Emmaüs : débrouille, ingéniosité et récupération. Comme cette serre, non pas en verre, mais en polycarbonate. Des compagnons d’Emmaüs d’Angers lui ont construit un plancher avec des palettes de récupération. Dans les sanitaires, des bassines galvanisées ont été recyclées en lavabos. Ce « Centre Abbé Pierre - Emmaüs » est inauguré demain, jour du cinquième anniversaire de sa mort, à 95 ans, et l’année du centième anniversaire de sa naissance.
Henri Grouès, son nom à l’état-civil, avait fait d’Esteville son havre et le secrétariat international d’Emmaüs, de 1992 à 1998. « Ici, j’ai fait mon nid », écrit-il, dans un de ses livres. « Il revenait s’y reposer et y était encore deux mois avant sa mort », rappelle Philippe Dupont.
Cette bâtisse en briques dans le style normand, au milieu d’un parc arboré de deux hectares, lui est donnée en 1964 par Georges Lanfry, entrepreneur mécène. De 1972 à 1999, elle devient la maison de retraite des anciens compagnons qui fabriquent des jouets en bois, réparent des moteurs, tissent des couvertures en laine, toujours pour les plus démunis. Depuis 1999, elle héberge une trentaine de cabossés de la vie, quelques semaines ou plus longtemps. Ces exclus, sans-papiers perdus dans un aéroport parisien, sans-abris recueillis après une maraude, ont trouvé ici un toit et de nouveaux amis.
« Un lieu pour alerter »
Pour aménager les espaces d’exposition, les architectes et scénographes Enora Postec et Nicolas Normier ont poussé les murs, agrandi les pièces et fait rentrer plus de lumière. « Ce lieu de mémoire sera aussi un espace culturel et pédagogique sur Emmaüs pour alerter sur la pauvreté et l’exclusion. Nous y organiserons des séminaires, l’accueil de scolaires, des expositions », souhaite Philippe Dupont.
Avec ses grands murs blancs et son dédale de couloirs, la scénographie est sobre, presque dépouillée. « Cette simplicité est dans l’esprit de l’abbé Pierre et d’Emmaüs », atteste Laurent Desmard, son secrétaire aux affaires internationales de 2000 à 2007. Il se souvient du « lien très fort » de l’abbé avec Esteville, « qui lui rappelait sa maison d’enfance (près de Lyon). Il le partageait avec Lucie Coutaz, la cofondatrice d’Emmaüs, enterrée près de lui dans le petit cimetière, tout comme ses compagnons des débuts qui avaient pris leur retraite ici. Ce lieu, très réussi, perpétuera auprès des jeunes la mémoire du fondateur d’Emmaüs et ses valeurs de solidarité et d’engagement ».
Au premier étage de la maison, des petits placards qui s’éclairent présentent l’Abbé intime : son béret, une canne et ses lunettes emblématiques. On croit presque entendre les « C’est pas possible » indignés qu’il lançait dans ses célèbres coups de gueule contre la misère.
Centre Abbé-Pierre - Emmaüs, à Esteville. 450 m2 d’expositions, sur dix salles. Ouvert du mercredi au dimanche, de 10 h à 18 h. 5 € et 3,50 €. tél. 02 35 23 87 76. www.centre-abbe-pierre-emmaus.org

vendredi 20 janvier 2012

Cali et Têtes Raides vont souffler sur un tourbillon de découvertes

Sept ans, l’âge de raison ? Pas pour le festival Courants d’Airs qui va encore faire virevolter la chanson française du 1 er au 11 février. Pour cette nouvelle édition, la Maison des Arts Thonon-Évian (Mate) a invité des étoiles de la scène francophone, Cali et Têtes Raides, mais aussi des révélations comme L, Lise, Ben Ricour, Jali… Nouveauté cette année : les Courants d’Airs s’engouffrent dans de nouvelles salles, comme les espaces Tully, Grangette ou du Châtelard, et comme d’habitude dans les bars de la capitale chablaisienne.

Rock, folk, pop, Dj’s, un arc-en-ciel de genres

Première grosse soirée donc avec un retour sur scène attendu par tous les aficionados du rock alternatif engagé. Têtes Raides, un phénomène depuis 20 ans. Le groupe est de retour avec un 11 e album “L’an demain”, que Christian Olivier décrit comme « plus personnel dans l’écriture, moins frontal politiquement, plus poétique ». Deuxième événement, Cali, dont chaque concert est une véritable explosion d’énergie et de générosité. “La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur”, voilà la nouvelle déclaration d’amour de Cali, qu’il partagera à Évian, en duo piano-voix. Avant c’est une très belle découverte : Lise, une voix de fée et un piano qui transporte son auditoire dans un univers plein de poésie.
À 30 ans, L incarne la tradition de la chanson à texte, tout en allant faire un tour du côté du rock, du tango ou du trip-hop. Un clair-obscur tout en images à découvrir dans son album “Initiale”, et à Thonon le 8 février. C’est l’une des révélations de l’année 2011. Autre découverte, en ouverture du festival, avec Jali. Ce Rwandais de 22 ans, élevé en Belgique, chante le monde d’une génération partagée entre deux continents. Un regard plein de tendresse et de poésie, aux teintes folk et reggae. Le 3, outre le Tremplin Montjoux (lire en Repères), c’est un enfant du Chablais qui reviendra sur ses terres. Depuis son installation à Paris, Raspail, ex-Fred K, en a fait du chemin : des premières parties de Zaz, Sanseverino et bientôt une tournée en Allemagne.
Et pour finir en beauté, c’est un DJ qui prendra les manettes. DJ Joh, aussi connu pour son expertise en tant que programmateur de l’émission culte “Métissages” sur la radio suisse Couleur 3, fêtera ses 20 ans aux platines. 20 ans d’une passion sans borne, entre soul, funk, disco et house, qu’il partagera avec les festivaliers et ses DJ’s invités.
Tél. 04 50 71 39 47. Site web : www.lescourantsdairs.com

jeudi 19 janvier 2012

Maison de Jean Moulin: pétition pour un musée

Une pancarte « à vendre » sur un immeuble a suffi, en ce début d'année, à déclencher une polémique à laquelle personne ne s'attendait. Faut-il laisser une agence immobilière vendre à un particulier l'appartement, en fait un studio de 35 m², que Jean Moulin louait au 22 de la rue de France, en1942-1943, pour y planquer des résistants ? Ou bien faut-il que la Ville use de son droit de préemption pour en faire un lieu du souvenir ?

Cette question, une association encore inconnue dans le paysage associatif local y répond sans ambages par l'affirmative. Fondé en octobre 2010, le Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR a pour vocation première de « remettre en avant les idéaux de la Résistance », explique son président, Lucien Pons.

CNR, tout le monde a compris : le sigle accolé au nom de l'association est là pour rappeler sa filiation philosophique avec le Conseil national de la Résistance, créé par Jean Moulin dans la France occupée et qui a fourni à la République renaissante de 1945 la base des grandes lois sociales qui marquent encore l'esprit des Français : la sécurité sociale ou la retraite par répartition, par exemple.

« A ce jour, ces idéaux sont perdus de vue, ajoute Lucien Pons, parce que la loi du marché a tendance à faire en sorte qu'ils soient relégués dans le passé. »

« Alerter les citoyens et les autorités »

Mais c'est bien l'article que nous avons consacré le 7 janvier à la vente de l'appartement de Jean-Moulin qui a déclenché l'action de son association. « Ce qui était la galerie "Romanin" * doit devenir le musée Jean-Moulin à Nice »,indique le texte de la pétition lancée par le Comité et qui doit être envoyée au ministre de la Culture. « Le but de cette pétition est d'alerter les citoyens et les autorités de la nation sur l'absolue nécessité de préserver ce haut lieu de la Résistance, qui pourrait être géré en collaboration avec le musée de la Résistance de Nice. »

La demande au ministre est claire : « Favoriser par tous les moyens la réalisation de cet objectif légitime, notamment en soutenant notre projet de fondation.(...) Les jeunes générations doivent connaître l'engagement total de Jean Moulin pour une société plus juste et plus humaine »,conclut le texte de la pétition.

Reste à savoir si elle sera signée en nombre. Déjà, Lucien Pons assure que des associations d'anciens combattants la soutiennent : « L'ANACR, l'ARAC et le Musée de la Résistance pour le 06. »
*Le nom de la galerie d'art, située au rez-de-chaussée du 22, rue de France, utilisée par Jean Moulin comme couverture.

mercredi 18 janvier 2012

3BC Cie révise ses classiques au Théâtre du Grand-Rond

Voilà bientôt 30 ans que 3 BC Cie, fondée à Toulouse par Jean-Marc Brisset et Philippe Bussière, poursuit sa route. Avec peu de moyens (mais beaucoup d'imagination), la compagnie présente pendant quinze jours au Théâtre du Grand-Rond six pièces rassemblées sous le titre de « Nos classiques favoris ». De Jean Racine à Eugène Ionesco, en passant par Pierre Corneille, Molière, Samuel Beckett et Arthur Adamov, quatre comédiens revisitent des pièces célèbres, emblématiques d'un genre et d'une époque. Chacune d'elles est présentée dans « une adaptation resserrée et miniaturisée », réalisée par le comédien et metteur en scène Laurent Ogee, fondateur de la compagnie Le Nouveau Comptoir. L'adaptation « dégage l'ossature dramatique de chaque histoire, tout en conservant son intégrité. Le texte est allégé de tous les motifs superflus à la compréhension de la trame essentielle, et certains personnages attachants mais non nécessaires sont parfois supprimés », précisent les artistes. Ainsi réduites à une durée de cinquante-cinq minutes, les six pièces forment deux triptyques : « Le Grand siècle en miniature » et « Absurdes ? » Dans le premier, le public retrouvera « Chimène et Rodrigue », adaptation pour deux comédiens du « Cid », « Les Quatre Aveux de Phèdre » d'après « Phèdre » et « La Disgrâce de Célimène » tirée du « Misanthrope ».
Le second groupe propose un retour sur trois dramaturges majeurs du XXe siècle au style singulier. « L'onirisme chez Adamov, l'insolite chez Ionesco, l'humour macabre chez Beckett : leurs œuvres développent chacune à leur manière une réflexion profonde sur la condition humaine », soulignent les auteurs du spectacle. La fameuse « Cantatrice chauve » figure parmi « Nos classiques favoris ».
Théâtre du Grand-Rond (23, rue des Potiers) du 17 au 28 janvier. Ce mardi, « Les quatre aveux de Phèdre » à 21 heures, « La disgrâce de Célimène » à 22 h 15. Tél. 05 61 62 14 85.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/17/1262537-3bc-cie-revise-ses-classiques.html

mardi 17 janvier 2012

Paris : le Grand Palais transformé en champ de bataille

«Poussez un peu sur la droite ce panneau de Cherbourg. Là, c’est bon, ça rentre… On passe au bocage de Brest… » La cinquantaine de manutentionnaires au travail sous la nef du Grand Palais met ce week-end un point final à l’installation des plans-reliefs historiques des places fortes françaises pour une exposition exceptionnelle.
Objectif : achever ce puzzle extraordinaire de seize sites fortifiés dans un temps record pour ouvrir au public mercredi. Cela n’a rien d’un jeu d’enfants. Ces œuvres de bois, de toile, de sable fin pulvérisé sur des lits de colle ou de mer peintes sur ces tables de chêne ont été commandées par Louis XIV. Leur réalisation s’est poursuivie jusqu’à la fin du XIXe siècle. Et rien ne manque à ces paysages de champs de bataille : fortifications, forêts, champs et routes. Les villes ont leur église. Les maisons leurs cheminées.

Cherbourg sur 160 m2 « C’est stupéfiant. On a réussi à occuper cet espace extraordinaire avec ces pièces historiques. C’est maintenant l’occasion de montrer ce qui n’a jamais été vu », se réjouit sous son chapeau Max Polonovski, directeur du musée des Plans-reliefs des Invalides en lissant sa moustache. Seules quelques-unes de ces « immenses maquettes miniatures », classées monuments historiques en 1927, sont présentées en permanence.
« Cette fois, nous montrons les créations les plus impressionnantes , Brest et son gigantesque bocage, la maquette de Cherbourg sur 160 m2, le fort de Briançon entouré de ses montagnes », souligne Max Polonovski avec enthousiasme. Cette exposition se prépare depuis cinq mois aux Invalides. Après un dépoussiérage des maquettes, il a fallu passer à l’éponge les plans d’eau. « La mer est un peu trop verte. Elle était sans doute un peu plus bleue à l’époque », estime Frédérique Vincent, une des restauratrices au travail sur Cherbourg. « Nous avons aussi vérifié la solidité des piétements des tables », ajoute Sarah Paronetto, régisseuse de l’exposition. Tout a ensuite été numéroté, mis dans 345 caisses créées sur mesures et déplacé jusqu’au Grand Palais grâce à 35 semi-remorques.
Tout prend enfin forme. De grands miroirs offriront une vue d’ensemble des maquettes de Strasbourg ou de Saint-Omer. Des passerelles surélevées donneront l’impression de survoler Brest et Cherbourg. Des longues-vues seront pointées sur tel ou tel fort ou monument et le numérique permettra de zoomer sur des détails incroyables. La semaine prochaine, le public pourra admirer ces champs de bataille mieux encore que Louvois, ministre de la Guerre de Louis XIV, qui avait passé commande des premières maquettes. la guerre est finie, restent des objets uniques au monde.


« La en relief ». Exposition au Grand Palais du 18 janvier au 17 février, avenue Winston-Churchill (VIIIe). M° Franklin-D.-Roosevelt, de 10 heures à 20 heures, nocturne le vendredi jusqu’à 22 heures, fermé le mardi. Tarif : 5 €, gratuit pour les moins de 26 ans. Rens. sur www.lafranceenrelief.

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75014/paris-le-grand-palais-transforme-en-champ-de-bataille-14-01-2012-1811024.php

lundi 16 janvier 2012

Barcelone à bas coût

Déjà présente à Toulouse, d'où elle permet des vols directs vers les Canaries, plusieurs autres villes d'Europe et des connexions pour les vols longue distance d'Iberia, la compagnie espagnole Vueling instaurera à partir de juin une rotation entre les aéroports de Tarbes et de Barcelone.L'atterrissage de la compagnie ibérique en Bigorre pourrait donner un nouvel envol à l'aéroport Tarbes-Lourdes-Pyrénées.
« Ce sera la première liaison régulière vers l'Espagne, se félicite Pierre Forgues, président du syndicat mixte de l'aéroport. C'est un essai, mais on espère en faire une liaison complètement régulière. Tout le monde voulait l'Espagne, appuie Bertrand Bilger. À commencer par Lourdes qui intéresse la clientèle espagnole et sud-américaine, pour lesquelles nous n'avions même pas de vols charters.»
Durant l'été, les vols auront lieu deux fois par semaine, les mardis et samedis. La compagnie Vueling complète une offre qui permet aujourd'hui de décoller de toute la région, et plus seulement de Blagnac.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/15/1261189-tarbes-barcelone-a-bas-cout.html