Dynamique, vif, insolent, convivial : les mots d'ordre d'Orbis Pictus, un festival où des artistes viennent animer le cœur battant de la marionnette contemporaine.
« ORBIS PICTUS » : C'est le nom de la première encyclopédie illustrée du Tchèque Coménius qui souhaitait, au XVIIe siècle, représenter le monde par le biais d'images.
« Orbis Pictus », c'est, quatre siècles plus tard, le nom que David Girondin Moab et Angélique Friant, de la compagnie Pseudonymo, ont donné à leur festival, où les marionnettes proposent à leur tour leurs visions du monde, graves ou décalées, douces ou féroces.
« C'est la 3e édition, avec encore plus de spectacles que les précédentes, dont six sont créés spécialement pour le festival. Et le public aura accès à certains lieux qui ne sont pas accessibles d'habitude, comme la cave de la salle basse, ou la chambre de la Reine », précise David Girondin Moab. Une vingtaine de compagnies nationales et internationales investiront la cour d'honneur et les salles de ce lieu exceptionnel pour trois jours de découvertes marionnettiques.
La marionnette prend ici des formes totalement variées, voire insolites : papier plié et déplié en musique, théâtre d'ombres ou d'objets… aux formes parfois délirantes, comme ces « biscuits anthropomorphiques », des petits pains à visage humain…
Des partenariats locaux
Elle peut aussi disparaître totalement, au profit d'une ambiance sensorielle, dans le noir total !
Impossible de citer toutes les compagnies. Quelques mentions spéciales cependant :
- Le spectacle d'ouverture le vendredi, « Jerk », une reconstitution étrange et drôle de crimes perpétrés par un serial killer.
- « L'orée des visages » une conception collective d'équipes artistiques, co-produite par le Manège, avec le soutien de l'Opéra de Reims.
A noter aussi que, dans le cadre de « La Nuit Numérique » une déambulation de vélos lumineux rendra visite à Orbis Pictus, avant de repartir à 22 h 50 en direction de « Saint-Exupéry » pour une folle soirée… !
Orbis Pictus fait également appel aux artistes locaux : les mobiles délicats, ombres de papier noir découpé de Maud Gironnay, ajouteront encore à l'ambiance nocturne et ouatée de « La Berceuse » un « chant lyrique molletonné » (sic). Laissez vous surprendre, étonner, amuser ou émouvoir par ces « formes légères » qui vous attendent aux détours des salles, de la crypte, de la chapelle…
http://www.lunion.presse.fr/article/culture-et-loisirs/orbis-pictus-une-vision-du-monde-a-travers-la-marionnette
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